Crise climatique

216 millions

Nombre de personnes que les changements climatiques pourraient pousser à quitter leur région d’ici 2050, à moins que des mesures urgentes ne soient prises pour réduire les émissions mondiales de gaz à effet de serre et combler les retards de développement, selon un rapport de la Banque mondiale. (AP)

Égypte

Première visite en une décennie du premier ministre d’Israël

Le premier ministre Naftali Bennett a effectué lundi une brève visite en Égypte, la première d’un chef de gouvernement israélien en 10 ans, au cours de laquelle il a discuté avec le président Abdel Fattah al-Sissi du dossier sécuritaire et du conflit israélo-palestinien. Premier pays à avoir signé la paix avec Israël en 1979, l’Égypte a toujours joué les médiateurs pour mettre fin aux cycles de violence entre Israël et la Palestine. M. Sissi, dont le pays est bordé à l’est par la bande de Gaza et Israël, a plaidé pour la reconstruction des infrastructures et des bâtiments détruits à Gaza, sous blocus israélien depuis plus de 15 ans. Les discussions ont aussi porté sur des dossiers régionaux, dont le programme nucléaire iranien, source de tensions entre Israël et l’Iran, selon une source diplomatique. Israël et l’Égypte sont deux des principaux alliés de Washington au Moyen-Orient et grands bénéficiaires de son aide militaire.

— Agence France-Presse

Indépendance

L’Écosse demande la « coopération » de Boris Johnson

La première ministre d’Écosse, Nicola Sturgeon, a demandé lundi au gouvernement britannique de faire preuve de « coopération » en autorisant la tenue d’un nouveau référendum sur l’indépendance de sa nation, ce à quoi s’oppose fermement Boris Johnson. « J’espère que les gouvernements écossais et britannique pourront parvenir à un accord – comme nous l’avons fait en 2014 – pour permettre aux souhaits démocratiques du peuple écossais d’être entendus et respectés », a-t-elle déclaré, faisant référence à une précédente consultation qui avait été marquée par la victoire à 55 % du camp favorable au maintien dans le Royaume-Uni. Mais le premier ministre du Royaume-Uni, Boris Johnson, qui a le dernier mot pour autoriser ce référendum, juge qu’une telle consultation ne peut se produire « qu’une fois par génération » et qu’elle serait source de division. Pour Mme Sturgeon, le Brexit a changé la donne et elle souhaite que l’Écosse puisse rejoindre l’UE en tant qu’État indépendant.  

— Agence France-Presse

COVID-19 

La Nouvelle-Zélande prolonge le confinement d’Auckland

Auckland, la plus grande ville de Nouvelle-Zélande, va rester confinée pour au moins une semaine supplémentaire afin de juguler la propagation du variant Delta qui est « en hausse », a annoncé lundi la première ministre Jacinda Ardern. Les deux millions d’habitants de la ville doivent rester chez eux à cause de l’apparition de plusieurs « cas mystérieux » qui n’ont pas encore pu être liés à des foyers, a expliqué Mme Ardern. La Nouvelle-Zélande a imposé un confinement national le 17 août dès l’apparition du premier cas de variant Delta, hautement contagieux. La Nouvelle-Zélande suit une stratégie « zéro COVID-19 » visant à éradiquer toute trace du coronavirus de son territoire, ce qui a conduit à un bilan de 27 morts sur 5 millions d’habitants depuis le début de la pandémie. Aucun cas n’a été détecté dans la population pendant six mois avant les cas qui se sont déclarés en août.

— Agence France-Presse

Élections législatives

L’opposition écartée, les Russes appelés aux urnes

À Moscou, impossible de voter aux législatives pour un détracteur de Vladimir Poutine. Par contre, on peut y gagner un appartement ou une voiture.

Après huit mois de répression des mouvements anti-Kremlin, les électeurs, à de rares exceptions près, auront le choix entre l’impopulaire parti du pouvoir Russie unie et une foule de candidatures anecdotiques ou de formations dociles.

Pas de quoi nourrir l’enthousiasme pour ce scrutin qui se déroule de vendredi à dimanche.

« Nous n’avons aucun choix réel. Nous le savons tous, nous le voyons tous. Voir de manière positive ces élections est impossible […] ce n’est qu’une farce », estime Grigori Matvéïev, éclairagiste d’un théâtre moscovite.

Pour doper la participation, la mégalopole s’est recouverte d’affiches encourageant les électeurs à voter électroniquement de leurs canapés. En prime, une loterie pour gagner un logement ou un véhicule.

Sur le fond, par contre, la campagne pour les 450 sièges de députés est presque inexistante si ce n’est les pancartes partisanes de-ci de-là, et quelques débats télévisés tardifs.

Faute de réelle concurrence, le parti Russie unie devrait garder sa majorité des deux tiers à la Douma, nécessaire pour changer la Constitution. En 2020, elle a ainsi autorisé Vladimir Poutine à rester au pouvoir jusqu’en 2036.

« Rien d’une élection »

Pourtant, Russie unie est impopulaire, avec 28 % d’opinions favorables, selon Vtsiom, un institut proche du pouvoir.  

En cause, de multiples scandales de corruption et un train de vie qui tranche avec la chute des revenus réels des Russes qui s’est aggravée avec la pandémie.

« Il y a une caste de citoyens – les hauts fonctionnaires et les députés – qui vivent une vie complètement différente », explique Nikolaï Ribakov, chef du petit parti libéral Iabloko, toléré par le Kremlin.

Le président Poutine, toujours populaire, lui, s’est donc engagé dans la campagne.  

Au congrès de Russie unie fin août, il a annoncé une aide financière pour 44 millions de retraités, policiers et militaires, des catégories au cœur de son électorat.

En parallèle, les critiques les plus populaires du Kremlin ont été exclus du scrutin, incarcérés ou assignés à résidence. D’autres ont choisi l’exil.

Le coup d’envoi de cette vague de répression fut l’arrestation en janvier d’Alexeï Navalny, qui rentrait en Russie après un empoisonnement dont il accuse le Kremlin.  

En juin, son mouvement a été banni pour « extrémisme ». Pour l’un de ses proches, ces législatives « n’ont plus rien d’une élection ».

« Tout le monde a été exclu de la course, […] tout a été fait pour que Russie unie dispose d’une majorité écrasante », dit Léonid Volkov à l’AFP, en exil.

— Agence France-Presse

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