COVID-19

Boeing 737 MAX, pétrole, reprise et chômage

Quelques nouvelles économiques liées à la crise

Boeing 737 MAX : pas de vol test avant juin

Les doutes se multiplient sur la date de remise en service du Boeing 737 MAX, cloué au sol depuis plus d’un an : le vol test nécessaire au feu vert des régulateurs n’est pas prévu au moins avant juin, ont indiqué jeudi à l’AFP des sources réglementaires. Ces informations jettent un voile sur le calendrier de Boeing, qui prévoit une remise en service du MAX pour « mi-2020 », c’est-à-dire en juin. Les autorités de l’aviation civile ne peuvent approuver la version modifiée de l’avion qu’après un essai en vol. Or aucun vol test du 737 MAX modifié n’est prévu avant juin au moins, a dit à l’AFP jeudi une des sources sous le couvert de l’anonymat. Une autre source va même plus loin, en affirmant qu’aucune date n’a été arrêtée, à cause de la crise sanitaire. Les inspecteurs européens et canadiens auront du mal à se rendre aux États-Unis pour participer à un essai en vol à cause des restrictions aux voyages et de la distanciation physique, explique-t-on de même source.  — Agence France-Presse

Le prix du baril de pétrole a presque triplé depuis un mois

Les prix du pétrole ont continué leur ascension jeudi, dans un climat optimiste porté par la baisse effective de l’offre et les espoirs d’une reprise de la demande en or noir. À New York, le baril américain de WTI pour juillet a gagné 1,3 %, ou 43 cents, à 33,92 $ US. Rappelons que le baril américain avait atteint un creux à 11,57 $ US le 21 avril dernier. « Malgré l’énorme incertitude qui entoure l’avenir de l’économie mondiale, les investisseurs parient sur un rebond relativement rapide de la demande de pétrole, notamment en provenance d’Asie », estime Carlo Alberto De Casa, d’ActivTrades. Pour les analystes de JBC Energy, « il est assez sûr que la hausse des cours est alimentée par la baisse de la production américaine, combinée aux réductions massives de l’OPEP ». — Agence France-Presse

Pour une approche nord-américaine intégrée de la reprise

Un important groupe de pression transfrontalier demande au Canada et aux États-Unis de s’unir dans le but d’instaurer une approche nord-américaine intégrée pour la nouvelle économie d’après-pandémie. Le Conseil canado-américain des affaires, établi à Washington, mettra sur pied une nouvelle campagne pour encourager un front économique uni, au moment où les deux pays luttent contre l’impact de la COVID-19. L’objectif de la campagne « North American Rebound » (Rebond nord-américain) est de promouvoir les efforts de collaboration pour obtenir de l’équipement de protection individuelle, assurer le réapprovisionnement et le maintien des réserves de matériel médical et protéger d’importantes chaînes d’approvisionnement transfrontalières. L’organisation soutient aussi que des occasions d’élargir le marché dans les deux pays aideraient à accélérer les efforts de reprise et à mieux équiper autant le Canada que les États-Unis pour être compétitifs dans une économie mondiale qui sera grandement différente.  — La Presse canadienne

Chômage : plus de 2,4 millions de nouvelles demandes aux États-Unis

Les États-Unis ont enregistré plus de 2,43 millions de nouvelles demandes de prestations de chômage la semaine dernière, un niveau toujours exceptionnellement élevé alors que la COVID-19 a mis l’économie à genoux, selon les chiffres publiés jeudi par le département du Travail. Le nombre de nouveaux chômeurs enregistrés au cours de la semaine du 10 au 16 mai est un peu supérieur à ce qu’attendaient les analystes, qui tablaient sur 2,4 millions. Il est toutefois inférieur à celui de la semaine précédente, dont le nombre a été révisé en légère baisse (2,687 millions). Au total, depuis l’arrêt brutal de l’économie à la mi-mars avec la mise en place de mesures massives de confinement pour contenir la pandémie dans le pays, plus de 38,6 millions de personnes ont réclamé du chômage.  — Agence France-Presse

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