Syrie

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Le président syrien, Bachar al-Assad, a prêté serment samedi pour un quatrième septennat lors d’une cérémonie au palais présidentiel de Damas, après avoir remporté 95,1 % des voix lors du scrutin du 26 mai, largement critiqué par l’Occident et l’opposition syrienne. Bachar al-Assad est à la tête de la Syrie depuis 2000. (AFP)

Washington

Des tirs à l’extérieur du stade des Nationals font trois blessés

Trois personnes ont été blessées par des tirs d’armes à feu à l’extérieur d’un stade où se déroulait samedi un match de baseball à Washington, a indiqué la police, précisant qu’il n’y avait plus de danger. La fusillade a été entendue par les spectateurs de ce match qui a été interrompu. Trois personnes ont été blessées par les tirs, a indiqué le chef adjoint de la police de Washington, revenant sur un premier bilan faisant état de quatre personnes touchées. Deux journalistes de l’AFP ont entendu environ une dizaine de coups de feu. Des sirènes de police ont également été entendues alors qu’il était demandé aux spectateurs assistant à ce match entre les Nationals de Washington et les Padres de San Diego de quitter les lieux. Les sportifs ont eux aussi quitté le terrain précipitamment. Plusieurs minutes après, l’équipe de Washington a tweeté qu’une « fusillade a été rapportée à l’extérieur » et exhorté les supporters à quitter le stade.

— Agence France-Presse

Funérailles de Jovenel Moïse

La femme du président assassiné de retour en Haïti

La femme du président haïtien assassiné, Martine Moïse, est rentrée samedi à Port-au-Prince afin d’assister aux funérailles de son mari, a déclaré le gouvernement. Blessée dans l’attaque nocturne qui a coûté la vie au président Jovenel Moïse le 7 juillet, elle avait été évacuée vers un hôpital de Miami, en Floride. « La 1re dame @martinejmoise vient tout juste d’arriver en Haïti dans le cadre des préparatifs liés aux funérailles nationales » de son mari, prévues le 23 juillet, a tweeté samedi le secrétaire d’État à la communication, Frantz Exantus. Le bras en écharpe, gilet pare-balles sur ses vêtements noirs, Martine Moïse, 47 ans, a été accueillie par le premier ministre par intérim, Claude Joseph. Celui-ci a promis de rendre justice à son mari, dont la mort a aggravé le chaos dans ce pays des Antilles, gangrené par la violence et la misère. Dix jours après le drame, l’enquête a avancé, mais de nombreuses zones d’ombre subsistent.  

— Agence France-Presse

Pakistan

La fille de l’ambassadeur de l’Afghanistan aurait été enlevée

Le ministère afghan des Affaires étrangères a convoqué samedi l’ambassadeur du Pakistan à Kaboul, Mansoor Ahmed Khan, et émis « une vigoureuse protestation » après « l’enlèvement » durant plusieurs heures de la fille de l’ambassadeur d’Afghanistan à Islamabad. Selon le ministère afghan, Silsila Alikhil, fille de l’ambassadeur d’Afghanistan à Islamabad, Najibullah Alikhil, a été « enlevée durant plusieurs heures » par des inconnus et « libérée après avoir été torturée ». « La sécurité de l’ambassadeur [d’Afghanistan] et de sa famille a été renforcée et les forces de l’ordre essaient de retrouver et d’arrêter les coupables afin de les traduire en justice », a souligné le ministre pakistanais des Affaires étrangères. La police devra « faire la lumière sur le sujet et arrêter les coupables sous 48 heures », a ajouté le ministre pakistanais de l’Intérieur. L’évènement survient dans un contexte de tensions entre les deux pays, l’Afghanistan accusant entre autres le Pakistan d’héberger des talibans.

— Agence France-Presse

La Mecque

Un deuxième grand pèlerinage limité par la COVID-19

Les premiers fidèles musulmans sont arrivés samedi à la Grande mosquée de La Mecque, dans l’ouest de l’Arabie saoudite, pour le début du hajj, grand pèlerinage annuel marqué pour la deuxième année consécutive par un quota ultralimité de pèlerins en raison de la COVID-19. Seules 60 000 personnes ont été autorisées à y participer cette année, très loin derrière les quelque 2,5 millions venus du monde entier en 2019. Cette pratique marque le début du hajj, avant le lancement officiel des autres rites qui commenceront dimanche. Seuls des résidants vaccinés, âgés de 18 à 65 ans et ne souffrant d’aucune maladie chronique, peuvent participer à l’évènement cette année. Lors du hajj l’année dernière, aucun cas de COVID-19 n’avait été signalé. Première économie du monde arabe grâce à l’exportation de pétrole, le royaume sunnite saoudien a bâti en grande partie son aura internationale grâce aux pèlerinages, qui assoient aussi son autorité politique dans le monde musulman.

— Agence France-Presse

Éthiopie Conflit au Tigré

Des centaines d’arrestations pour des liens présumés avec les rebelles

Des centaines de personnes ont été arrêtées et des entreprises fermées dans la capitale éthiopienne Addis-Abeba, soupçonnées de liens avec le Front de libération des Peuples du Tigré (TPLF), a annoncé la police à la télévision publique samedi. Le TPLF, ancien puissant parti au pouvoir dans cette région dissidente du nord du pays, est classé depuis mai « organisation terroriste » par les autorités. D’autres personnes ont été arrêtées pour possession d’armes, consommation de drogue ou insultes au drapeau national et à la Constitution, a précisé la police. Amnistie internationale a accusé vendredi l’Éthiopie d’avoir arbitrairement arrêté des dizaines de Tigréens ces dernières semaines. La guerre au Tigré prend actuellement une nouvelle dimension, avec le déploiement de soldats de plusieurs régions du pays contre les rebelles, qui viennent de reprendre le contrôle d’une grande partie du Tigré. Le conflit a déjà fait des milliers de morts et, selon l’ONU, poussé 400 000 personnes dans la famine.

— Agence France-Presse

Kenya

Nouvelle arrestation après des meurtres d’enfants en série

Un homme a avoué avoir violé et tué cinq jeunes filles au Kenya, a rapporté samedi la police nationale. Arrêté pour le viol présumé de deux mineures, Evans Juma Wanjala a fourni un récit « effrayant » de l’enlèvement, de l’agression et de l’étranglement de cinq filles âgées de 10 à 15 ans sur une période de 18 mois, selon la police. La découverte, le 15 juin, de sa dernière victime connue, une jeune fille de 13 ans, avait déclenché des manifestations dans la région. Mercredi, un autre homme a été interpellé et a admis le meurtre d’au moins 10 enfants. Selon la police, les disparitions d’enfants au Kenya, qui sèment la psychose chez de nombreux parents, se sont multipliées : près de deux par jour ces dernières semaines. « L’arrestation de ces deux suspects est une avancée majeure dans nos enquêtes », a déclaré George Kinoti, le directeur des enquêtes criminelles, qui a exhorté les parents à surveiller de près leurs enfants.

— Agence France-Presse

Cuba

Le président dénonce le « mensonge » autour des manifestations

La Havane — Aux cris de « À bas les Yankees ! », des milliers de partisans du gouvernement cubain ont participé samedi à une réunion de « réaffirmation révolutionnaire », six jours après des manifestations historiques contre les autorités.

« Nous sommes nés pour vaincre et non pour être vaincus ! », criait aussi la foule réunie sur le Malecon, le boulevard côtier de La Havane, se disant prête à soutenir son président « pour quoi que ce soit ».

Ce rassemblement, qui rappelle les mobilisations « anti-impérialistes » organisées du temps de Fidel Castro, était le premier évènement public en réponse aux manifestations qui ont secoué Cuba le 11 juillet dans plus d’une cinquantaine de villes et de villages, se soldant par un mort, des dizaines de blessés et plus d’une centaine d’arrestations.

Convoquées dès l’aube, des milliers de personnes portant le drapeau de Cuba et celui du mouvement 26 juillet (créé par Fidel lors de la révolution) ont longuement applaudi le président Miguel Díaz-Canel et son prédécesseur, Raul Castro, vêtu de son uniforme de général.

Âgé de 90 ans, celui qui avait mené la révolution avec son frère en 1959 est officiellement à la retraite depuis avril et a dû en sortir provisoirement compte tenu de la gravité de la situation.

« Mensonge »

Le rassemblement est survenu au pire moment de la pandémie de coronavirus à Cuba : l’île de 11,2 millions d’habitants a enregistré 6062 cas, dont 52 décès, lors des dernières 24 heures, pour un total de 275 608 cas et 1843 décès.

Dans son discours, le président Díaz-Canel a dénoncé la « haine débordante sur les réseaux sociaux » : « Ce que le monde est en train de voir de Cuba est un mensonge », a-t-il affirmé.

La diffusion d’« images fausses » via l’internet « encourage et glorifie l’outrage et la destruction des biens », alors que l’accès à l’internet mobile a été coupé sur l’île de dimanche midi à mercredi matin, avant d’être rétabli, mais de façon instable.

À Cuba, « il ne s’agit pas d’un gouvernement qui réprime son peuple », a-t-il assuré. De nombreuses photos et vidéos ont montré des policiers frapper des manifestants.

— Agence France-Presse

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