Face à face avec… Cam Hillis

L’ancien capitaine du Storm de Guelph et champion de la Ligue de l’Ontario, Cam Hillis, a amorcé sa carrière professionnelle avec le Rocket de Laval.

En mai dernier, les Canadiens se sont entendus sur les modalités d’un contrat d’entrée de trois ans avec le joueur originaire d’Oshawa, en Ontario. Hillis venait de connaître sa saison la plus productive en carrière dans la OHL, enregistrant 83 points (24 buts, 59 mentions d’aide) en seulement 62 matchs, en plus de présenter un différentiel de +28.

Hillis était l’invité de Marc Dumont dans le cadre de « History in the Making », le balado des Canadiens, pour discuter de ses forces en tant que joueur, de ses attentes en vue de la prochaine saison dans la LAH et du joueur de la LNH qui a attiré son attention.

Lisez ci-dessous quelques extraits de la discussion avec Hillis qui est aussi disponible en intégralité sur votre plateforme de balados de choix :

MARC DUMONT : Tu as signé un contrat d’entrée avec les Canadiens et tu étais en lice avec quelques autres espoirs pour ce même contrat. On sait tous que les contrats sont limités. Comment se sent-on lorsqu’on reçoit ce vote de confiance de la part de l’organisation ?

CAM HILLIS : Ce fut un grand jour pour moi. J’ai travaillé fort dans le but d’obtenir ce contrat. Il y avait d’autres bons joueurs lors de ce repêchage, j’ai donc été chanceux d’être en mesure de signer ce contrat.

MD : 83 points en 62 matchs lors de ta dernière année avec le Storm, et on peut dire que ce fut une bonne année pour toi au-delà des points. Mais pour ceux qui ne connaissent pas ton style de jeu, quel genre de joueur es-tu ? Comment est-ce que tu te décrirais en tant que joueur de hockey ?

CH : Je dirais que je suis un fier compétiteur. Je suis intelligent. Je ne suis pas le plus gros joueur sur la glace, mais je pense que je compense avec mon travail. J’essaie d’être un joueur bien préparé pour mes coéquipiers et je peux aussi marquer des buts.

MD : Tu as utilisé le terme « intelligent » et c’est quelque chose qu’on entend souvent en ce qui concerne les espoirs. C’est une chose sur laquelle les Canadiens se concentrent. Peux-tu m’expliquer ce que cela signifie ?

CH : Je pense que c’est un ensemble de plusieurs choses. La vision, et le QI hockey, le simple fait de pouvoir repérer tes coéquipiers et lire le jeu. Le jeu est tellement rapide et il faut avoir une longueur d’avance sur les autres. Je pense que ça va m’aider à long terme si je suis en mesure de lire le jeu plus rapidement. C’est quelque chose dont j’ai toujours été fier, le fait d’être un étudiant du jeu et essayer d’apprendre le plus possible et le mettre en pratique sur la glace.

MD : Tu as vécu beaucoup de choses durant ta carrière au niveau junior. Comment as-tu fait pour garder un bon état d’esprit tout au long de cette période ?

CH : J’ai connu des hauts et des bas, mais tous les joueurs en connaissent. Je pense que ma passion pour le jeu et mon amour pour le jeu m’ont permis de continuer chaque jour. Quand tu aimes le jeu et que tu veux t’améliorer chaque jour, cela rend les choses plus faciles.

MD : À la fin d’une longue carrière, tu vas te souvenir de tes actes de charité. C’est ce qui compte. Tu as créé la Hillis Foundation. Peux-tu nous expliquer l’objectif et l’importance de ce projet pour toi ?

CH : C’était vraiment excitant pour moi de lancer cela cette année. C’est une chose à laquelle je pense depuis deux ans. Je pense que ça a vraiment commencé lorsque je n’ai pas pu participer à notre parcours pour la Coupe Memorial. Je parlais à Stephanie Coratti. C’est notre responsable des relations publiques à Guelph. Elle m’a aidé à trouver l’idée de faire en sorte que le plus grand nombre possible d’enfants fassent du sport sans avoir cette possibilité. On s’est associé à Canadian Tire Jumpstart et notre objectif actuel est d’aider le plus grand nombre possible d’enfants à faire du sport et à faire quelque chose qu’ils aiment.

MD : Le Rocket de Laval va jouer au Centre Bell cette saison. Tu vas être un élément important de cette équipe. As-tu hâte d’enfiler le chandail et jouer au Centre Bell ?

CH : C’est une organisation qui a beaucoup d’histoire. Je suis très chanceux d’en faire partie et j’ai vraiment hâte de commencer la saison. Ça fait longtemps que j’attends avec impatience de jouer un match et d’être sur la glace avec les autres.

MD : Tu as été dirigé par Joël Bouchard à quelques occasions. Quelle est ta perception de ton entraîneur ?

CH : J’ai simplement hâte d’apprendre le plus possible. C’est un excellent entraîneur. Ce sera ma première année à jouer pour lui. J’ai juste hâte d’apprendre avec lui. Ils ont un excellent personnel d’entraîneurs.

MD : Tu as choisi de jouer dans la Ligue canadienne de hockey après avoir été au College St. Andrew’s. Pourquoi as-tu choisi la voie de la CHL plutôt que de poursuivre ta carrière dans la NCAA ?

CH : Au départ, je voulais jouer dans la NCAA, mais les choses ont changé à St. Andrew’s. J’ai pris de la maturité et Guelph m’a recruté dans la OHL. J’ai vu une belle opportunité et je savais que le Storm me voulait vraiment. Je suis assez content de ma décision.

MD : Tu as fini par jouer avec Nick Suzuki à Guelph. Es-tu surpris de le voir connaître du succès aussi rapidement dans la LNH ?

CH : Pas vraiment. Il était assez dominant dans la OHL. Il jouait comme un professionnel et il travaille très fort sur son jeu. Je suis vraiment heureux de le voir connaître autant de succès jusqu’à présent.

MD : Comment était-ce de côtoyer un joueur de ce calibre ? Il y a une raison pour laquelle il a été choisi au premier tour. C’est un talent d’élite.

CH : Il a un talent spécial. J’ai eu l’occasion de l’observer et d’apprendre quelques trucs. Même lorsque je ne jouais pas, je l’observais tout au long des matchs. J’ai pu prendre des éléments de son jeu et les adapter à mon style de jeu. Il est un bon joueur et je suis heureux d’avoir joué avec lui.

MD : En ce qui concerne ton développement, que souhaites-tu améliorer le plus au cours de ta première année chez les professionnels ?

CH : C’est de prendre l’expérience. Ce sera ma première année en tant que joueur professionnel. Je n’ai pas vraiment envie de jouer sur les talons. Je veux bien faire et apprendre le plus possible du personnel d’entraîneurs afin d’améliorer mon jeu.

MD : À qui pourrais-tu te comparer dans la LNH ?

CH : Je ne sais pas si tu peux vraiment te comparer. Chaque joueur est différent. J’ai beaucoup observé Brayden Point lors des dernières années. Il a fait beaucoup de choses dans la Ligue. Il joue à un rythme très élevé et il pense vraiment bien le jeu.

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