Ford F-150 Lightning

La puissance et la capacité de charge revues à la hausse à sa sortie

Découvrez les nouvelles qui ont marqué l’actualité de la dernière semaine dans le monde de l’automobile

Le Ford F-150 Lightning est sans conteste l’un des véhicules les plus attendus de l’année. Cette version électrifiée d’une camionnette extrêmement populaire fait basculer tout un imposant segment vers l’énergie électrique. Pour marquer le coup d’envoi de la production des premiers exemplaires donné le 26 avril, Ford a annoncé une bonification de la puissance des livrées proposées.

Ainsi, la version à autonomie standard aura une puissance de 452 ch, une hausse de 26 ch par rapport aux chiffres dévoilés l’année dernière. Pour la livrée à autonomie prolongée, la cavalerie passe de 563 ch à 580 ch. Cette puissance disponible est produite par deux moteurs, un positionné à chaque essieu.

En ce qui a trait à l’autonomie, elle oscille toujours entre 370 et 515 km, selon les options sélectionnées et la taille de la batterie. Ford se fait curieusement avare sur leur taille, mais des magazines américains ont appris qu’elles ont une capacité de 98 kWh de série et de 131 kWh en option. Cela traduit l’inévitable : il faut énormément d’énergie pour déplacer un véhicule de cette stature dont le poids est appelé à augmenter en raison, justement, des batteries. Il sera également intrigant de constater l’effet du remorquage sur ces chiffres.

La capacité de charge augmente également en parallèle. Elle se situe à 1013 kg, un gain de 107 kg par rapport aux estimations. À titre comparatif, cela positionne le Lightning au milieu de la gamme F-150, en fonction de la longueur d’empattement, du moteur et du type d’habitacle choisi. La capacité de remorquage maximale de la camionnette électrique est de 4536 kg.

Les rivaux préparent la riposte

Certes, Ford ne restera pas très longtemps seul dans le nouveau segment des camionnettes pleine grandeur électriques. Chevrolet a dévoilé en début d’année sa riposte avec un Silverado entièrement électrique dont la version d’introduction aura 660 ch et une autonomie estimée de 640 km. Sa mise en marché, si la crise des chaînes d’approvisionnement ne vient pas la bousculer, est prévue au printemps 2023.

Chez Ram, le portrait du prochain 1500 électrique est nettement moins clair. Seules des images peu révélatrices ont été publiées et Stellantis, société mère de la division, avance un lancement seulement en 2024. En février dernier, le constructeur a lancé une plateforme internet pour collecter les observations de sa clientèle dans le but d’assurer son développement. Sa première sortie publique est prévue à l’automne prochain.

Malgré son entrée en matière un peu cahoteuse sur le plan de la production, on ne peut exclure Rivian des rivaux potentiels. Le R1T a d’ailleurs été officiellement la première camionnette électrique à entrer en production en septembre dernier. La barrière à l’entrée demeure toutefois plus élevée, à 86 250 $, face aux 68 000 $ demandés par Ford pour le F-150 Lightning d’entrée de gamme.

Fisker Ronin

Une décapotable électrique qui chassera la performance et l’autonomie

Le constructeur américain de véhicules électriques Fisker a publié la semaine passée une première image de celle qui deviendra son porte-étendard, la Ronin. La berline de grand tourisme cherchera à atteindre des niveaux inégalés d’autonomie tout en maintenant des chiffres de performance qui s’annoncent très probants.

Le modèle doit tout d’abord son nom au film Ronin, de John Frankenheimer. Le long métrage, qui mettait en vedette Robert De Niro et Jean Reno, est devenu l’un des classiques d’amateurs de poursuites automobiles en raison de son traitement haletant ponctué par de multiples prises de vues qui accentuent l’impression de vitesse.

Au-delà de ce nom, la plus grande surprise de cette Ronin réside toutefois dans la forme que prendra ce modèle lorsqu’il sera dévoilé en août 2023 : elle aura un toit découvrable en plus de ses quatre portières, selon le magazine spécialisé Autocar.

Sur le plan strictement technique, Fisker s’est gardé d’avancer quoi que ce soit, mais Autocar a aussi appris que la Ronin ciblera une autonomie de 660 km en cycle européen et un 0-100 km/h obtenu de trois moteurs sous les 2 s. Un peu fou, vous dites ? La batterie sera intégrée à même la structure du véhicule, ce qui cherchera sans doute à combler le déficit de rigidité résultant de sa configuration décapotable.

En raison du peu d’espace qu’occupe le groupe propulseur électrique, Fisker estime que la berline pourra transporter quatre adultes ainsi que leurs bagages.

Un projet à suivre au courant des prochains mois, en attendant la commercialisation du premier modèle de Fisker, l’Ocean, prévue cette année.

Acura

L’Integra arrivera en juin et sera à peine plus chère que la Civic Si

Pour bien des amateurs de voitures japonaises, l’Acura Integra est une icône. Il suffit d’observer l’immense valeur que prennent les exemplaires Type R du modèle qui a vécu des années dorées au courant de la décennie 1990. Son retour a donc fait grand bruit, annonçant, selon les dires d’Acura, « l’accueil d’une nouvelle génération d’amateurs de conduite pour les années à venir ». Si l’on peut analyser le discours avec un regard critique, cette nouvelle génération aura néanmoins le mérite d’être plutôt accessible.

Acura Canada a annoncé récemment qu’elle détaillera cette Integra dès juin à une note d’entrée de 36 725 $ lorsqu’on ajoute tous les frais. C’est à peine 1000 $ de plus qu’une Honda Civic Si avec qui elle partage nombre de composants, dont son moteur. Ce dernier, un quatre-cylindres de 1,5 L turbocompressé, produit 200 ch et avance un couple de 192 lb-pi. La boîte CVT est boulonnée de série.

Pour les amateurs de la boîte manuelle, il faudra toutefois grimper tout en haut de la hiérarchie des versions pour en bénéficier. Cette version Elite A-Spec est offerte à 44 925 $, ce qui la positionne en compagnie de bien des rivales coriaces chez les compactes de luxe. Une structure pour le moins curieuse des options.

L’Integra espère plutôt se démarquer de la Civic par son design plus expressif mariant la ligne arrière d’un coupé à l’aspect pratique d’un hayon. Pour ce qui est de sa prestation dynamique, il faudra un essai routier exhaustif pour en juger la teneur.

Un an de pénurie de semi-conducteurs

Les ventes de véhicules neufs toujours dans le rouge

Il y a un peu plus d’un an, l’industrie automobile entrait dans l’une des pires crises manufacturières de son histoire en raison d’une pièce infiniment petite : le semi-conducteur. Malgré les annonces successives de divers gouvernements pour remettre sur les rails la production, l’assemblage de véhicules neufs se fait toujours au ralenti, forçant les clients à faire la file souvent sans date précise de livraison.

Les chiffres de ventes canadiennes du mois d’avril dernier obtenus par la firme DesRosiers Automotive confirment que la situation ne s’est pas améliorée outre mesure. Il s’est écoulé 13,3 % moins de véhicules en avril 2022 qu’à pareille date l’année dernière, soit 140 785 unités.

Un coup de sonde chez de nombreux concessionnaires canadiens fait par DesRosiers a confirmé en avril que la situation était loin d’être rose. Plus de la moitié d’entre eux (57,7 %) estiment qu’un client doit attendre en moyenne de quatre à six mois pour pouvoir se glisser derrière le volant de son nouveau véhicule. Plus de 20 % d’entre eux (20,6 %) affirment que cette attente pouvait dépasser les six mois.

Autre élément intéressant qui ressort du sondage : 57,6 % des répondants ont soutenu que la situation s’était dégradée depuis le début de l’année. Soulignons que la guerre en Ukraine donne de sérieux maux de tête à bien des constructeurs en raison de la fermeture d’usines qui fabriquaient des composants tant en Russie qu’en Ukraine.

Finalement, la moitié des concessionnaires questionnés prévoient une amélioration seulement l’an prochain. Il faudra donc être patient et probablement garder plus longtemps que prévu son véhicule d’occasion.

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