Mesures sanitaires

Tennis Québec estime avoir été laissé de côté

Tennis Québec a réagi fortement aux nouvelles mesures sanitaires annoncées par le gouvernement Legault. Alors que les cinémas, les piscines et les arénas pourront rouvrir leurs portes à partir du 26 février, l’organisme déplore que le tennis, un sport où la distanciation physique est pourtant la norme, ait ainsi été laissé de côté.

« Le terrain de tennis fait 600 mètres carrés et on y retrouve deux personnes, quatre au maximum, et les vestiaires ne sont pas ouverts. Pendant les Fêtes, les clubs de tennis intérieurs étaient ouverts et il n’y a eu aucune transmission communautaire », a déclaré au Soleil l’ancien joueur de tennis professionnel Réjean Genois, originaire de Québec et maintenant président du conseil d’administration de Tennis Québec.

La Fédération n’a pas mâché ses mots dans un communiqué publié à la suite de l’annonce des nouvelles directives gouvernementales. Stupéfaction, aberration, incrédulité, insatisfaction et grand désarroi sont les termes utilisés pour décrire la réaction à cette décision qualifiée d’injuste et d’arbitraire.

« Nous ne comprenons pas pourquoi notre sport est laissé de côté. C’est une grande déception tant pour les clubs de tennis intérieurs que pour les parents et les joueurs. On peut parler d’une certaine frustration, la même qui est vécue dans tous les sports dans le contexte actuel. »

– Réjean Genois, président du conseil d’administration de Tennis Québec

Tennis Québec se défend cependant bien de demander un traitement de faveur pour son sport et ses membres, alléguant plutôt qu’il souhaite des directives appliquées de façon juste et justifiable.

« Rappelons qu’en dépit d’une grande déception au sein de l’équipe de Tennis Québec et de la communauté du tennis, la Fédération a soutenu la décision gouvernementale d’interdire les activités sportives et de loisir intérieures durant la période du 9 janvier au 8 février. Malgré un contexte très favorable, Tennis Québec a continué à prêcher la patience parmi ses membres et ses partenaires lorsque la réouverture prévue le 8 février ne s’est pas matérialisée », indique la Fédération dans son communiqué.

Indéfendable

Même si Tennis Québec avait trouvé cette décision décevante, la Fédération estimait qu’elle pouvait se défendre dans le contexte où toutes les activités sportives et de loisirs intérieures demeuraient interdites. « Cette fois-ci, malheureusement, la logique permettant les activités en piscine et dans les arénas est insondable et, pour Tennis Québec, indéfendable. En effet, l’approche préconisée n’apparaît aucunement motivée par une saine gestion du risque que posent les activités permises et défendues. Si tel était le cas, la pratique du tennis aurait assurément été permise. »

Réjean Genois signale aussi que l’impact des fermetures est important sur l’industrie du tennis et le développement des joueurs. « On a sur notre C.A. un membre qui représente les clubs de tennis intérieurs et c’est catastrophique pour eux. Ils vivent une période extrêmement difficile. Pour les jeunes joueurs, il y aura certes un retard à combler comme dans les autres sports. On espère que tout ça n’aura pas un effet décourageant sur la pratique du sport », conclut-il.

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