Nissan

L’Ariya étale une palette de versions fort étoffée

Découvrez les nouvelles qui ont marqué l’actualité de la dernière semaine dans le monde de l’automobile

Premier multisegment électrique d’une marque pionnière dans l’électrification, l’Ariya était fort attendu depuis plus d’un an. Comme pour bien d’autres modèles, son atterrissage chez les concessionnaires a été grandement perturbé par la pandémie de COVID-19. Nissan l’a présenté la semaine dernière au Salon de Los Angeles sous sa forme définitive, en détaillant la structure de modèles qui se veut tout de même complète.

Sans surprise, ce nouveau modèle, dont les dimensions sont similaires à celles d’un Nissan Rogue, sera proposé tant en version à traction qu’avec un rouage intégral optionnel. La livrée de base, nommée Engage, aura droit à la batterie de plus petite capacité, chiffrée à 66 kWh. C’est légèrement plus qu’une Nissan Leaf Plus. Elle alimente un moteur de 214 ch pour assurer une autonomie de 346 km.

La livrée Venture+ cherche à maximiser les kilomètres parcourus avec la combinaison d’un seul moteur de 238 ch et d’une batterie de 91 kWh. Cela permet, selon Nissan, d’atteindre 482 km. C’est nettement plus que le Volkswagen ID.4 (400 km) et ça se compare avantageusement au Ford Mustang Mach-E à deux roues motrices (483 km).

Trois versions à rouage intégral se partagent le calepin d’options avec les deux mêmes batteries proposées assignées aux variantes à deux roues motrices. Leur autonomie oscillera entre 330 km et 426 km. La puissance combinée des deux moteurs passe de 335 ch à 389 ch selon la déclinaison sélectionnée.

La capacité de recharge de l’Ariya sera limitée à 130 kW, ce qui est la norme de son segment. Seuls les Hyundai Ioniq 5 et Kia EV6 peuvent se targuer de se détacher nettement du peloton avec 350 kW de capacité.

Nissan n’a pas encore publié la tarification de son Ariya, mais on précise qu’il sera admissible aux mesures incitatives gouvernementales, ce qui sous-entend la possibilité que le prix de départ sera sous les 45 000 $. La précommande s’amorcera dès janvier.

Porsche

La Cayman s’offre le cœur de la 911 GT3

En raison de l’embourgeoisement progressif et surtout de l’accroissement des dimensions de la 911, certains sont d’avis qu’il revient à la 718 Cayman, plus menue, de plaire aux puristes. Avec sa configuration à moteur central, le coupé d’entrée de gamme de la marque allemande a élargi son champ d’influence avec des livrées plus expressives ces derniers temps. La version GT4 RS, dévoilée à Los Angeles la semaine dernière, en est l’expression la plus évidente.

La sportive prend comme matière de base le six-cylindres à plat atmosphérique de 4 L de cylindrée harnaché au centre du châssis, contrairement à la 911 GT3 qui le place en porte-à-faux arrière. Cette nouvelle venue témoigne de la fin inévitable d’une époque mécanique avec une configuration en voie de disparition. Sa bouillante mécanique pouvant grimper à 9000 tr/min sera cependant limitée à une seule transmission, la PDK à double embrayage, qui abaisse le 0-100 km/h à 3,4 secondes, retranchant une demi-seconde à la GT4.

Légèrement plus basse qu’une 718 Cayman de série (30 mm), la GT4 RS obtient divers appendices aérodynamiques optimisés pour la mission. L’appui généré est ainsi augmenté de 30 % en comparaison à la GT4 de série. Porsche précise que les diverses améliorations apportées ainsi que le gain de puissance ont permis de retrancher 23 secondes au chrono de celle-ci sur le Nürburgring Nordschleife. Cela dit, elle demeure près de 10 secondes plus lente que la 911 GT3 en conclusion de ce même exercice.

La Porsche Cayman GT3 RS arrivera au Canada à l’été. Évidemment, à 166 000 $, elle s’adresse à un public averti, mais gageons qu’elle maintiendra, voire augmentera sa valeur en raison de l’immense symbolique qu’elle représente en plus de ses qualités intrinsèques.

Bilan annuel de fiabilité de Consumer Reports

Les marques japonaises continuent de briller

Le magazine américain Consumer Reports s’est de nouveau penché cette année sur la fiabilité des nombreux modèles qui composent le paysage automobile nord-américain. S’appuyant sur des données de fiabilité de 320 000 véhicules recueillies tant par les journalistes que par l’intermédiaire de sondages remplis par les abonnés au mensuel, cet exercice donne un portrait intéressant de l’état des choses.

Les marques japonaises peuplent de nouveau le haut du classement pour leur performance générale en matière de fiabilité. Lexus, Mazda, Toyota et Infiniti occupent respectivement les quatre premiers rangs, alors que Buick se pointe en cinquième place. Parmi les plus grandes améliorations, notons la présence de Mini en 10place, un gain de 13 positions comparativement à l’année dernière. À l’opposé, Lincoln se classe bonne dernière (28rang) derrière Tesla et Jeep.

Véhicules à éviter : les modèles américains surreprésentés

La liste des véhicules à éviter expose la difficulté des constructeurs américains à assurer la fiabilité de certains modèles. Des véhicules notoires, dont les Chevrolet Corvette, Ford Mustang et Tesla Model Y, sont à éviter d’après Consumer Reports, pour diverses raisons. C’est cependant le VUS intermédiaire Mercedes-Benz GLE qui se voit attribuer la pire note en matière de fiabilité.

Le Lexus GX, basé sur un robuste châssis en échelle, reçoit pour sa part la meilleure note sur le plan de la fiabilité. Le Kia Niro électrique et la Toyota Prius Prime complètent le podium. Notons la présence du Cadillac XT5 comme seul représentant nord-américain au sein du top 10 des modèles les plus fiables.

Il est important de rappeler que rien ne peut remplacer un entretien rigoureux selon les échéanciers du constructeur pour limiter le risque d’ennuis mécaniques, mais la méthodologie de ce classement permet d’avoir un bon portrait général.

Campagnes

Audi et Toyota rappellent de nombreux véhicules

Les constructeurs Audi et Toyota ont récemment annoncé avoir lancé deux campagnes de rappel pour régler des défectuosités distinctes sur certains modèles.

Audi : un coussin gonflable pourrait ne pas se déployer

Des propriétaires d’Audi A4 (2017), A5 (2018), RS5 (2018 et 2019), S4 et S5 (2018) devront prendre un rendez-vous chez leur concessionnaire pour corriger une défectuosité du capteur de détection du passager avant. Celui-ci pourrait ne pas détecter la présence d’une personne assise et ainsi ne pas activer le coussin gonflable. Dans le cas d’une telle défectuosité, le voyant lumineux « Passenger Airbag Off » s’illuminerait, en plus de la présence d’un message d’erreur dans le bloc d’instrumentation numérique. Les ateliers feront les réparations nécessaires sans frais sur les 35 107 véhicules concernés.

Toyota : problème concernant le système de freinage

Chez Toyota, ce sont 7302 Camry d’année-modèle 2018 qui sont touchées par une campagne de rappel destinée à régler un problème avec le système de freinage. D’après le constructeur, des composants du système d’assistance au freinage peuvent s’user prématurément, entraînant justement une perte d’assistance. La pédale pourrait devenir subitement très difficile à enfoncer, ce qui augmente le risque d’accident. Les Camry concernées feront l’objet d’une inspection et les pièces défectueuses seront  remplacées.

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