Art numérique

Le StudioFest ICI Musique annulé

Le StudioFest, qui devait avoir lieu mercredi soir en avant-première des Francos de Montréal sur la scène du Parterre symphonique, a été annulé en raison d’un évènement « hors de notre contrôle », a annoncé ICI Radio-Canada par voie de communiqué. Un technicien de scène s’est donné la mort sur le site de l’évènement, mercredi après-midi, a appris La Presse. Les derniers préparatifs de la soirée étaient toujours en cours. Pour sa troisième édition, le StudioFest devait accueillir sur scène l’animateur Philippe Fehmiu et les artistes Zoo Baby, Gab Bouchard, Émile Bilodeau, Sonido Pesao, Édith Butler, Lisa LeBlanc et DJ Montana. Les 1500 spectateurs qui avaient réservé un billet ont été mis au courant de la situation, nous dit-on. Il a également été confirmé que le spectacle ne sera pas repris sur scène, mais qu’il sera diffusé à la radio publique le 16 septembre prochain à 20 h. Du côté des Francos, on confirme que le festival doit toujours débuter jeudi soir. — La Presse

Aime ton cinéma

Des suggestions surprenantes à l'horizon

Une comédie dramatique familiale campée aux Îles-de-la-Madeleine, une fiction en animation avec des îles inventées rappelant celles du Saint-Laurent, un affrontement prof-élève dans un cégep, la quête d’un homme troublé dans une mystérieuse forêt, une rencontre avec des membres de l’État islamique emprisonnés en Syrie et même un film hommage au cinéma hollywoodien de science-fiction.

Le cinéma québécois des prochains mois promet de bien belles rencontres. Certaines seront très troublantes. Quelques-unes plus légères. Mais dans l’ensemble, le corpus proposé est composé d’œuvres cherchant à sortir du cadre du réalisme social, très présent ces dernières années.

C’est ce qu’on retient d’une présentation faite aux médias mercredi matin par l’organisme Aime ton cinéma sur les films à voir cet automne ou dans les premiers mois de 2022.

Les films sortant du monde réel pour nous emmener dans des univers parallèles sont particulièrement présents. La Presse a noté La contemplation du mystère, d’Albéric Aurtenèche (22 octobre), Brain Freeze, de Julien Knafo (29 octobre), L’arracheuse de temps, de Francis Leclerc (19 novembre), et le très étonnant Timescape, d’Aristomenis Tsirbas (février 2022).

Dans ce dernier cas, on parle d’un film de science-fiction étoilé de références hollywoodiennes. « Un film popcorn, lance le producteur David-Alexandre Coiteux. Le réalisateur et moi avons grandi sur Back to the Future, The Goonies, E. T., Jurassic Park. On ramène un peu cette vibe-là. »

Toujours dans un monde parallèle, celui de Fred Pellerin, L’arracheuse de temps permet d’explorer un univers rarement abordé, selon le réalisateur Francis Leclerc. « Je ne le dis pas de façon péjorative, mais Fred est l’un des rares à sortir des sentiers battus. Je trouve ça bien de saisir des occasions où notre cinéma sort de Montréal et va ailleurs. »

Parlons-en, des régions. L’arracheuse de temps a été tourné à Saint-Armand, Nouveau Québec, un drame signé Sarah Fortin, à Schefferville (sortie février 2022), Le bruit des moteurs de Philippe Grégoire (février 2022) se passe dans un village, Les oiseaux ivres d’Ivan Grbovic (à l’automne) dans une ferme où se retrouvent des travailleurs saisonniers mexicains, etc.

Nous avons compté neuf réalisatrices pour la trentaine de films présentés. Renée Beaulieu (Les salopes ou le sucre naturel de la peau) donne un premier grand rôle à Rosalie Bonenfant dans le long métrage Inès (février 2022), dans lequel une jeune femme essaie de se soustraire de sa relation fusionnelle avec son père. « C’est un peu une descente aux enfers, dit Mme Beaulieu. J’explore toujours un peu les thèmes, l’identité, la santé mentale, la nature humaine par rapport aux normes sociales. Je ne connaissais pas Rosalie. Elle était la dernière en audition et s’est imposée. Elle était naturelle et authentique. »

Kelly Depeault, récompensée de l’Iris de la meilleure actrice pour La déesse des mouches à feu au dernier gala Québec Cinéma, défend de son côté le rôle central dans Noémie dit oui, premier long métrage de Geneviève Albert, où il est question de prostitution (janvier 2022).

« Ce sujet m’interpelle depuis longtemps et je suis allée naturellement vers ça pour mon premier long métrage », dit Mme Albert.

« J’avais confiance en me lançant dans ce projet. J’avais bien humblement mais sûrement envie d’être celle qui allait porter un récit sur ce sujet au cinéma québécois. Ce sujet existe depuis la nuit des temps et fait partie du paysage. Mon but est de le mettre au premier plan. »

— Geneviève Albert

Dans un registre plus léger, Ken Scott (Starbuck) a la tâche, avec Au revoir le bonheur, de présenter le grand succès québécois de Noël (sortie le 17 décembre). « Oui, je ressens une certaine responsabilité face au moment de la sortie, mais je l’embrasse. C’est un feel-good movie centré sur la famille. Ce sera le bon moment pour le sortir », résume-t-il.

Enfin, parmi les documentaires attendus, on retient Perdre Mario (14 janvier 2022), de l’excellent cinéaste Carl Leblanc. Ce dernier aborde la mort de son meilleur ami par suicide. La bande-annonce de Seuls, documentaire sur les enfants qui arrivent sans accompagnement à la frontière canadienne, annonce une œuvre visiblement singulière (novembre). Joanie Lafrenière consacre pour sa part un film à l’extraordinaire photographe Gabor Szilasi.

Plusieurs autres titres, dont Aline, de Valérie Lemercier, Confessions, de Luc Picard, et Babysitter, de Monia Chokri, sont attendus dans les prochains mois.

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