Opinion

Le développement régional passe par le leadership climatique du Québec

Le Québec fait bonne figure au niveau mondial en matière de bilan énergétique. Nous pouvons certes faire mieux, mais nous sommes sur la bonne voie : le développement de la filière éolienne en est un exemple, tout comme la fermeture projetée de la centrale électrique au mazout toujours en marche aux Îles-de-la-Madeleine.

Cela rappelle une époque pas si lointaine où le développement de l’hydroélectricité fut à la fois porteur pour le développement économique des régions du Québec, mais aussi pour la création d’un savoir-faire qu’on exporte depuis aux quatre coins du monde.

Aujourd’hui, les besoins en matière d’énergie électrique sont plus importants que jamais et les régions du Québec sont en bonne position pour saisir les occasions qui s’offrent à elles.

Le seul exemple de la mobilité électrique montre bien que les retombées régionales sont importantes, tant pour des projets miniers que pour des projets manufacturiers qui répondent à la demande américaine et internationale.

Une tradition québécoise

Le projet proposé par GNL Québec s’inscrit dans cette grande tradition québécoise d’arrimer ses ambitions environnementales avec ses ambitions pour le développement régional, particulièrement dans les régions ressources que sont le Saguenay–Lac Saint-Jean et l’Abitibi-Témiscamingue.

Au moment où nous écrivons ces lignes, des centaines de centrales électriques au charbon sont en construction partout dans le monde. Causées surtout par le boom économique de l’Asie, les conséquences de ce développement accéléré seront ressenties partout sur la planète, mais elles pourraient être contrecarrées en partie par l’exportation de gaz naturel liquéfié à partir du Québec. Plusieurs pays européens, tout comme les pays asiatiques, sont à la recherche de sources d’énergie en remplacement du charbon.

Nos efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre demeureront inutiles au Québec si d’autres États n’arrivent pas à atteindre leurs objectifs. Posons-nous la question : est-ce que le Québec peut toujours se considérer comme un leader dans la lutte contre les changements climatiques s’il ne participe pas aux efforts mondiaux en ce sens ?

L’industrie maritime a déjà donné le ton à l’ensemble du monde : les navires propulsés au mazout, autrefois si polluants, se convertissent désormais au gaz naturel liquéfié. C’est une réponse aux demandes répétées des groupes environnementaux qui souhaitent voir diminuer les émissions de gaz à effet de serre provenant du transport maritime.

Allons plus loin

Il est temps d’aller plus loin. Le rapport du BAPE sur le projet GNL Québec met en lumière plusieurs forces du projet, particulièrement son avant-gardisme (c’est un projet carboneutre), son engagement pour la protection des mammifères marins, sans oublier ses retombées économiques dans les régions ressources.

Nous sommes fiers, comme gens d’affaires, de nous associer à ce projet d’avenir. C’est une occasion de nous engager à la fois dans le développement régional, dans l’acquisition d’une nouvelle expertise et dans la préservation de notre planète. C’est aussi l’occasion pour nos familles de s’épanouir dans la région qu’elles ont choisie.

En tant que signataires de cette lettre, nous sommes tous engagés dans la réussite de ce grand projet. Nous croyons que le Québec doit continuer d’assumer son leadership international en environnement; s’il choisit d’aller de l’avant, le Québec aura le soutien de nos régions ressources pour y parvenir.

* Jacques Grimard, président de Grimard ; Michel Laprise, CPA, CA, président des Entreprises G. Larouche ; Nicolas Riverin, ing., MBA, président du Groupe Riverin inc. ; Louis St-Arnaud, ing. MBA, président du Groupe ARNO, et Laurent Trépanier, président d'Armature Trépanier

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