Breeze Airways aura 80 Airbus A220

La jeune société américaine Breeze Airways a commandé 20 A220-300 supplémentaires, portant à 80 le nombre d’appareils de ce type que doit lui livrer Airbus, a annoncé lundi l’avionneur européen. La commande était déjà connue, mais l’on ignorait alors quelle société l’avait faite. Breeze Airways a entamé ses activités en mai. La compagnie aérienne à bas coût vise à établir des routes aériennes directes aux États-Unis actuellement peu desservies. Les A220 de Breeze Airways seront assemblés à l’usine Airbus de Mobile, en Alabama. Un appareil lui sera livré par mois pendant six ans et demi, selon un communiqué d’Airbus. La compagnie aérienne « prévoit commencer les vols avec la flotte Airbus au deuxième semestre 2022 », selon l’avionneur. — Agence France-Presse

Rectificatif

Fondation Mirella et Lino Saputo

Dans la chronique de Francis Vailles du vendredi 10 septembre intitulée « Généreuse ou intéressée, la Fondation Saputo ? », il était écrit que la Fondation Mirella et Lino Saputo, Emanuele (Lino) Saputo et les entreprises de l’homme d’affaires détenaient ensemble 11,8 % des actions de TFI au 31 décembre 2020. Or, ce taux de détention global est plutôt de 5,9 %, selon ce qu’indique le registre de la Securities and Exchange Commission des États-Unis, dont le document à ce sujet porte à confusion. Ce taux de détention ne fait donc pas de ce groupe un initié au 31 décembre 2020 au sens des lois canadiennes de valeurs mobilières, qui fixent notamment à 10 % le taux de détention pour être déclaré initié. Nos excuses.

Bellus redonne confiance aux investisseurs

Après avoir ébranlé la confiance des investisseurs, l’an dernier, avec ses résultats d’essais cliniques de phase 2 pour le traitement de la toux chronique, la société biopharmaceutique lavalloise Bellus Santé s’est montrée rassurante, lundi, en présentant de nouvelles données.

Une analyse intérimaire administrative indique qu’au moins une dose du produit atteint le seuil prédéfini rigoureux de probabilité d’efficacité clinique.

Le titre de Bellus a bondi pour s’apprécier de 21 %, à 6,03 $, lundi à la Bourse de Toronto. L’action a ainsi atteint son plus haut niveau des 52 dernières semaines.

« Les résultats dévoilés laissent entendre qu’au moins une dose du médicament devrait avoir une probabilité élevée de rencontrer le principal critère d’évaluation, c’est-à-dire la réduction cliniquement significative de la fréquence de toux sur une période de 24 h », commente André Uddin, chez Research Capital, dans une note envoyée à ses clients.

Cet analyste fait ainsi passer sa cible de 6 $ d’ici 12 mois à 11,10 $.

L’analyse intérimaire précise que des effets indésirables « limités » liés au goût ont été observés et qu’aucun effet indésirable grave n’a été signalé.

Les conclusions publiées lundi permettent à Bellus d’accélérer la planification de son programme de phase 3 dans l’attente des résultats finaux qui doivent être dévoilés d’ici la fin de l’année.

« Le recrutement des participants dans l’essai progresse comme prévu », affirme le PDG de Bellus, Roberto Bellini, dans un communiqué.

« Compte tenu de cette mise à jour encourageante, je continue de m’attendre à des résultats favorables », souligne Justin Zelin, de la firme BTIG.

« C’est un remontant important pour la confiance en prévision des résultats à venir, vraisemblablement à la fin du quatrième trimestre », soutient David Martin, de la firme Bloom Burton.

André Uddin croit que le médicament de Bellus est potentiellement un meilleur produit que celui du concurrent Merck pour des raisons d’interférence sur la perception du goût.

Perte de 75 %

En juillet 2020, l’action de Bellus avait perdu près de 75 % de sa valeur en une seule séance après la présentation de résultats cliniques jugés décevants pour le développement de son produit pour traiter la toux chronique.

L’action de l’entreprise dirigée par le fils de l’entrepreneur Francesco Bellini faisait essentiellement du surplace depuis, bien que les six analystes qui suivent Bellus recommandent tous de l’acheter.

Les investisseurs avaient puni Bellus, l’an passé, pour ne pas avoir atteint en phase 2 le seuil de signification statistique pour une réduction de la fréquence de la toux en état d’éveil ajustée en fonction du placebo à toutes les doses ayant été testées.

Une réduction significative de la fréquence de toux avait toutefois été observée dans un sous-groupe de patients plus gravement affectés, c’est-à-dire présentant une fréquence de toux plus élevée. Bellus avait alors jugé approprié de faire passer son produit en essai de phase 2b.

Le produit candidat de Bellus est développé pour traiter la toux chronique réfractaire, c’est-à-dire une toux qui persiste pendant plus de huit semaines malgré un traitement approprié.

Selon Bellus, environ 9 millions de patients aux États-Unis souffrent de toux chronique réfractaire, une affection qui nuit à la qualité de vie. La direction précise qu’il n’existe encore aucun médicament spécifique approuvé et que les options de traitement sont limitées.

La direction estime que le traitement de la toux chronique est un domaine aux besoins médicaux non comblés importants dont le potentiel de vente est considérable.

Dans ses hypothèses, Justin Zelin, de BTIG, suppose une approbation du médicament de Bellus en 2025.

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