Deux surprises parmi les invités !

Si Jarome Iginla et Marian Hossa étaient attendus au Temple, c’est tout le contraire pour Kevin Lowe et Doug Wilson, deux joueurs qui ont pris leur retraite alors que Bill Clinton était encore président des États-Unis. Coup d’œil rapide sur les nouveaux immortels, qui seront intronisés le 16 novembre à Toronto, si le contexte sanitaire le permet.

Jarome Iginla

(1re année d’éligibilité)

Iginla était virtuellement assuré d’être élu. Lui-même s’en doutait, puisqu’il prévoyait être avec sa famille au moment où Lanny McDonald devait l’appeler pour lui annoncer la nouvelle. Le problème : il s’est mélangé en calculant le décalage horaire, si bien qu’il était seul en voiture quand McDonald l’a appelé ! Iginla devient le quatrième Noir admis au Temple de la renommée, après Willie O’Ree, Grant Fuhr et Angela James. « Au hockey mineur, je ne me voyais pas comme un joueur noir, mais je savais que j’en étais un, a-t-il dit en conférence téléphonique. On me demandait si j’avais des chances d’atteindre la LNH, et je voyais bien qu’il n’y avait pas beaucoup de Noirs. J’admirais Wayne Gretzky et Mark Messier, mais j’admirais aussi Grant Fuhr, Tony McKegney et Claude Vilgrain. »

• 625 buts, 675 aides pour 1300 points en 1554 matchs dans la LNH

• deux médailles d’or olympiques avec le Canada (2002 et 2010), deux Coupes Memorial avec Kamloops (1994 et 1995), une Coupe du monde (2004), un Championnat du monde (1997)

Kevin Lowe

(19e année d’éligibilité)

Lui, on ne l’attendait plus. Mais au-delà de ses statistiques offensives modestes, le joueur natif de Lachute était un pilier de la défense des Oilers des années 1980, que son ancien rival des Flames de Calgary, Lanny McDonald, a qualifié de « chef de la meute ». « Je ne me suis jamais vu comme un joueur du Temple de la renommée, a admis Lowe. Pour moi, ces joueurs, ce sont Jean Béliveau, Bobby Orr, Wayne Gretzky ou Mark Messier. Je sais qu’il y a des joueurs de mon type au Temple, mais je comprenais que ça prenait beaucoup de points pour être élu. J’ai grandi au Québec en voyant le Canadien gagner des Coupes Stanley. Mon rêve, c’était d’en gagner, pas d’être admis au Temple ! » Son rêve, il l’a réalisé six fois plutôt qu’une…

• 84 buts, 348 aides pour 432 points en 1254 matchs dans la LNH

• six Coupes Stanley (1984, 1985, 1987, 1988, 1990, 1994), une Coupe Canada (1984)

Doug Wilson

(25e année d’éligibilité)

Tout vient à point à qui sait attendre. Wilson a attendu un quart de siècle avant d’être reconnu ! Un des bons défenseurs offensifs de sa génération, l’ancien des Blackhawks de Chicago et des Sharks de San Jose a connu 3 saisons de 70 points ou plus. Il a aussi inscrit 39 buts en 1981-1982 ; chez les défenseurs, seuls Paul Coffey et Bobby Orr ont excédé ce total en une saison dans l’histoire de la LNH. Il a remporté le trophée Norris cette année-là. Notons que Wilson est admis à titre de joueur et que son œuvre comme directeur général des Sharks n’a pas pesé dans la balance. Pourtant, il aurait très bien pu être élu comme bâtisseur, puisqu’il dirige l’équipe de main de maître depuis 2003. Sous sa gouverne, l’équipe a raté les séries éliminatoires une seule fois, et San Jose est devenu un des bons marchés de la LNH.

• 237 buts, 590 aides pour 827 points en 1024 matchs dans la LNH

• une Coupe Canada (1984)

Ken Holland

(bâtisseur)

Holland a connu une carrière de joueur respectable (huit saisons dans la Ligue américaine, quatre matchs dans la LNH), mais son après-carrière s’annonçait plutôt anonyme. Il venait d’accepter un emploi de vendeur d’aspirateurs quand Jim Devellano l’a engagé comme dépisteur pour les Red Wings de Detroit, a-t-il raconté en conférence téléphonique mercredi. De là, il a gravi les échelons, pour devenir assistant au directeur général, puis DG lui-même, à Detroit. Depuis un an, il occupe les mêmes fonctions chez les Oilers d’Edmonton. Les Wings ont participé aux séries à ses 19 premières saisons à la barre de l’équipe ; les Oilers étaient en voie d’y participer cette année au moment de l’interruption des activités.

• trois Coupes Stanley comme directeur général (1998, 2002 et 2008) et une comme directeur général adjoint (1997)

• deux médailles d’or olympiques dans le groupe de direction de Hockey Canada (2010, 2014), une Coupe du monde (2016)

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