Les beaux dimanches

Pour le meilleur et pour le pire !

Le Championnat de la PGA est considéré comme le mal-aimé des quatre tournois du circuit. Disputé selon la formule par trou jusqu’en 1957, il fut néanmoins le théâtre de moments mémorables. Souvent pour le meilleur, mais aussi pour le pire.

Un texte de Michel Lacroix, collaborateur spécial, magazine Au 19e.

La chance Daly

C’est en 1991, au Club de golf Crooked Stick à Carmel dans l’État de l’Indiana, que John Daly a eu l’opportunité rêvée. Neuvième joueur substitut, il remporte le championnat en remplaçant Nick Price qui a dû s'absenter afin d'assister à la naissance de son premier enfant. Daly est instantanément devenu la coqueluche des amateurs grâce à ses monstrueux coups de départ. Tristement, un spectateur a perdu la vie après avoir été frappé par la foudre lors d’une interruption du jeu en première ronde.

Garcia dans l’ombre de Tiger

1999, Medinah Country Club en Illinois. Tiger Woods, alors âgé de 23 ans remporte ce championnat pour la première fois avec un coup de priorité. C’est toutefois le finaliste de 19 ans, Sergio Garcia, qui a retenu l’attention en réalisant un coup miraculeux en ronde finale au 16e trou laissant ainsi présager une rivalité qui perdure encore aujourd’hui. Le gaucher canadien Mike Weir, à égalité avec Tiger Woods après trois rondes, avait connu un dernier parcours catastrophique avec un pointage de 80.

La fiche parfaite n’est plus !

En 2009, Tiger Woods avait déjà quatre titres de la PGA à son actif et présentait une fiche de 14-0 dans les tournois majeurs lorsqu’il menait au terme de trois rondes. L’édition présentée au Club de golf Hazeltine National a semblé ébranler la confiance du numéro un mondial. C’est le Sud-Coréen, Y. E. Yang, qui a mis fin à cette séquence parfaite en disputant une ronde finale impeccable, prenant ainsi la mesure de Woods par trois coups. C’était la deuxième fois que Woods se « contentait » du rôle de finaliste de ce championnat sur le tracé de Hazeltine.

Double défense !

Une page d’histoire fut écrite en 2019 sur le parcours Noir du Bethpage State Park à New York. Brooks Koepka est devenu le premier golfeur à défendre avec succès, à la fois son titre de champion de la PGA et de l’Omnium des États-Unis. À cette occasion, il a résisté aux assauts de Dustin Johnson. Auteur d’une carte de 63 en première ronde, Koepka a toutefois connu un dernier parcours difficile inscrivant au passage cinq bogueys sur les huit derniers trous pour tout de même savourer la victoire. Six participants seulement ont complété le tournoi sous la normale sur ce tracé terrifiant.

Sables mouvants !

En 2010, sur le parcours Whistling Straits, le titre fut acquis en prolongation par Martin Kaymer aux dépens de Bubba Watson. C’est cependant la mésaventure de Dustin Johnson au 72e trou réglementaire qui a retenu l’attention. Il fut pénalisé de deux coups pour avoir déposé son bâton dans une fosse de sable, alors qu’il menait le tournoi par un coup. Ce parcours compte tellement de fosses de sable qui apparaissent et disparaissent au gré du vent qu’on a renoncé à les comptabiliser, d’où cette bourde de Johnson qui a ainsi raté l’occasion d’être de la prolongation de trois trous supplémentaires.

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.