Inde

115 000

Nombre record de cas de COVID-19 enregistrés en 24 heures en Inde. De nouvelles restrictions ont été adoptées mercredi pour faire face à cette nouvelle vague de coronavirus. L’Inde compte plus de 166 000 morts depuis le début de la pandémie. (AFP)

Enseignement à distance

Paris ouvre une enquête après des attaques informatiques

Deux jours après le début des cours à distance pour plus de 12 millions d’élèves, le parquet de Paris a annoncé l’ouverture d’une enquête sur une série d’attaques informatiques, alors que l’enseignement à distance a encore souffert de ratés mercredi. Les cours à la maison ont été généralisés cette semaine, tout devait « être prêt », avait promis le ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer. Mais comme l’an dernier, l’enseignement à distance connaît des ratés liés à des serveurs défaillants et des attaques informatiques. Face à ces attaques apparues mardi, le Centre national d’enseignement à distance a évoqué des « actes délibérés de malveillance ». La section cybercriminalité du parquet de Paris a annoncé s’être saisie du dossier. Mercredi après-midi, Jean-Michel Blanquer a tenté de dédouaner son administration pour ces dysfonctionnements et a assuré avoir « bon espoir » que les sites se rétablissent entre « aujourd’hui » et « après-demain ».

— Agence France-Presse

Pakistan

Le premier ministre critiqué pour avoir lié viol et manière de s’habiller

Le premier ministre du Pakistan, Imran Khan, a déclenché la polémique dans son pays et s’est vu taxer d’ignorance pour avoir établi un lien entre le viol et la manière dont les femmes s’habillent. Dans une interview télévisée ce week-end, l’ancien champion de cricket a estimé que les cas de viol avaient « rapidement augmenté » dans le monde moderne, y voyant une conséquence normale « dans toute société où la vulgarité est en hausse ». Il a ensuite expliqué que si les femmes se voilent dans l’islam, c’est pour se soustraire à la tentation. « Le concept même de purdah [stricte séparation des sexes et obligation de pudeur faite aux femmes dans certaines communautés] est d’éviter la tentation, tout le monde n’a pas la volonté pour s’en écarter », a-t-il déclaré. Une pétition en ligne condamne ces propos « factuellement incorrects, blessants et dangereux », tandis que la Commission pakistanaise des droits de la personne, un organe indépendant, s’est dite « consternée », y voyant une « ignorance déconcertante » des motivations du viol et estimant que cela avait pour effet « de faire porter la responsabilité sur les rescapés de viol ». — Agence France-Presse

Royaume-Uni

Après le Brexit, le feu couve en Irlande du Nord

Voitures brûlées, cocktails Molotov lancés contre la police… Les heurts qui ont secoué l’Irlande du Nord ces derniers jours montrent que le feu couve dans la province britannique, où les conséquences du Brexit créent un sentiment de trahison chez les unionistes attachés à la couronne. La semaine dernière, des violences ont d’abord éclaté dans la ville de Londonderry, avant de gagner un quartier loyaliste de Belfast et ses environs pendant le week-end de Pâques. De petits groupe de jeunes masqués ont incendié des voitures et lancé des cocktails Molotov et des projectiles en direction de la police, faisant 41 blessés dans les rangs des forces de l’ordre. Ces incidents font resurgir le spectre des trois décennies sanglantes des « Troubles » entre républicains et unionistes, qui ont fait 3500 morts. L’accord de paix signé en 1998 a estompé la frontière entre la province britannique et la République d’Irlande, mais le Brexit est venu fragiliser le délicat équilibre, en nécessitant l’introduction des contrôles douaniers entre Royaume-Uni et Union européenne. Malgré une période de grâce destinée à permettre aux entreprises de s’adapter, les nouvelles dispositions, qui de fait maintiennent l’Irlande du Nord dans l’union douanière et le marché unique européens, entraînent des perturbations dans les approvisionnements.

— Agence France-Presse

Mozambique

Les djihadistes délogés de Palma, deux semaines après l’attaque

Maputo — Deux semaines après une attaque djihadiste d’ampleur qui a ravagé Palma, dans le nord-est du Mozambique, le président Filipe Nyusi a affirmé que les rebelles avaient été délogés de la ville portuaire stratégique, sans pour autant crier victoire.

« Les terroristes ont été chassés de Palma », a-t-il déclaré mercredi dans un discours à la Nation. Mais, en lutte depuis plus de trois ans contre des combattants islamistes connus localement sous le nom d’Al-Shabab (« les jeunes » en arabe), dans la province pauvre mais riche en gaz naturel du Cabo Delgado, le chef de l’État s’est gardé de tout triomphalisme.

Le 24 mars, des groupes armés ont lancé un raid sanglant et minutieusement préparé sur la ville de Palma, comptant 75 000 habitants, à seulement quelques kilomètres du mégaprojet gazier du groupe français Total, sur la péninsule d’Afungi. Officiellement, des dizaines de civils, policiers et militaires ont été tués. En réalité, sans doute beaucoup plus, le bilan final n’est pas encore connu.

Plusieurs témoins de l’attaque, revendiquée par le groupe État islamique (EI), et des sources sécuritaires ont décrit des morts gisant dans les rues et des corps décapités, méthode caractéristique des djihadistes dans la province frontalière de la Tanzanie, où ils pratiquent depuis 2017 une violence spectaculaire pour marquer les esprits.

Scènes de dévastation

Des images diffusées à la télévision mozambicaine ont montré des maisons en ruines, des banques, un hôpital dévasté et des véhicules en cendres. Au milieu de militaires nombreux et lourdement armés, quelques habitants récupéraient de la nourriture.

Les autorités ont déclaré avoir partiellement repris le contrôle de la ville lundi et tué un nombre « important » de combattants islamistes, au terme de plusieurs jours d’offensive pour reprendre Palma, tombé aux mains des assaillants fin mars.

Le commandant des opérations, Chongo Vidigal, avait dit sentir « l’odeur des cadavres des terroristes ». Mais depuis les premières attaques, les forces gouvernementales se sont montrées incapables de combattre efficacement les rebelles.  

Considérée comme un tournant, cette dernière attaque a contraint Total à battre en retraite quelques jours plus tard. Tout le personnel évacué, un projet de plusieurs milliards d’euros désormais à l’arrêt complet.

— Agence France-Presse

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