Actualités économiques

Carrefour « attractif », GameStop et Airbus

Quelques nouvelles économiques du jour

Carrefour « attractif à nouveau », estime son PDG

L’offre de Couche-Tard pour un rapprochement avec Carrefour, à laquelle s’est opposé le gouvernement français, « est un signe positif qui montre que Carrefour est devenu attractif à nouveau », a réagi jeudi le PDG du groupe de distribution français. « Ma responsabilité était d’étudier cette offre sérieusement, les discussions en étaient à une phase très préliminaire quand elles ont été interrompues par le gouvernement français », a indiqué Alexandre Bompard, lors de la présentation des résultats annuels de son groupe. Plus généralement, il a estimé qu’une fusion n’était « pas une nécessité » pour son entreprise, qui dispose d’une « trajectoire claire ». Le gouvernement français avait opposé mi-janvier un refus « clair et définitif » au rapprochement entre Carrefour et Couche-Tard, après que ce dernier eut proposé officiellement 20 euros par action du groupe français, ainsi valorisé à plus de 16 milliards d’euros hors dette. Les deux groupes avaient alors convenu de « prolonger leurs discussions pour examiner des opportunités de partenariats opérationnels ».

— Agence France-Presse

Les acteurs de la saga GameStop nient toute tentative de manipulation

Plusieurs acteurs clés de la saga GameStop, qui a déstabilisé Wall Street fin janvier, se défendaient jeudi d’avoir cherché à manipuler le marché face à des députés américains soucieux de faire la lumière sur certaines pratiques de hedge funds et de plateformes de courtage. « Notre rôle est de garantir le caractère équitable des marchés et systèmes financiers, de solides protections pour les investisseurs et des responsabilités pour Wall Street », a déclaré dans ses remarques préliminaires Maxine Waters, la présidente démocrate de la Commission. Un mouvement de panique s’est emparé de la Bourse new-yorkaise le mois dernier quand une armée d’investisseurs amateurs, échangeant notamment sur un forum du site Reddit, a investi massivement dans plusieurs entreprises à la santé financière chancelante, notamment la chaîne de magasins de jeux vidéo GameStop. L’action du groupe a soudainement bondi avant d’abandonner une grande partie de ses gains dans les semaines suivantes. En se portant sur GameStop et quelques autres sociétés, les boursicoteurs ont voulu donner tort à de grands fonds spéculatifs et à des barons de Wall Street, qui avaient misé sur un effondrement boursier de ces entreprises.

— Agence France-Presse

Airbus dans le rouge en 2020

Airbus a plongé dans le rouge en 2020, mais est parvenu à limiter les dégâts provoqués par la déconfiture du secteur aérien sous l’effet de l’épidémie de COVID-19 qui le conduit à rester prudent pour 2021. Le constructeur aéronautique européen a publié jeudi une perte nette de 1,1 milliard d’euros en 2020, près de 1,7 milliard CAN, quand son concurrent, le géant américain Boeing, plombé par les déboires du 737 MAX et le report des premières livraisons du 777X à fin 2023, a essuyé une perte de 11,9 milliards de dollars américains, soit plus de 18 milliards canadien. La perte nette d’Airbus est légèrement inférieure à celle de 2019 (- 1,4 milliard), une année qui avait été marquée par une amende de 3,6 milliards d’euros pour une affaire de corruption. Le plongeon du trafic aérien mondial sous l’effet des restrictions de déplacement a saigné les compagnies aériennes clientes. Conséquence, l’avionneur a vu son chiffre d’affaires reculer de 29 %, à 49,9 milliards d’euros. Cela reflète le « marché difficile qui impacte l’activité avions commerciaux », juge le groupe, qui en 2020 a livré 566 appareils, un tiers de moins par rapport à l’année précédente. Signe que l’avionneur européen ne s’attend pas à un rebond immédiat du marché, Airbus prévoit en 2021 de livrer le « même nombre d’avions commerciaux qu’en 2020 ».

— Agence France-Presse

TC Énergie prévoit une charge pour Keystone XL

TC Énergie a indiqué jeudi qu’elle s’attendait à inscrire une charge « substantielle » à ses résultats financiers du premier trimestre en raison de la décision du nouveau président américain, Joe Biden, de révoquer le permis présidentiel de son projet de pipeline Keystone XL. La société n’est pas encore capable de préciser quel sera le montant de cette charge, qui devrait être essentiellement hors trésorerie, mais elle étudie ses options. En outre, TC Énergie a précisé qu’elle réévaluait la viabilité de certains projets qui étaient jusqu’ici associés à Keystone XL. L’entreprise a annoncé jeudi qu’elle hausserait son dividende trimestriel pour le porter à 87 cents par action, comparativement à 81 cents précédemment, et dévoilé un profit en hausse pour son quatrième trimestre, comparativement à la même période un an plus tôt. Le bénéfice attribuable aux actionnaires ordinaires a atteint 1,12 milliard, soit 1,20 $ par action, à partir de revenus totalisant 3,30 milliards pour le trimestre clos le 31 décembre. En comparaison, TC Énergie avait engrangé un profit de 1,11 milliard US, soit 1,18 $ par action, au même trimestre en 2019, à partir de revenus de 3,26 milliards.

— La Presse Canadienne

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