La CAQ voulait réduire le tramway de Québec de moitié

Québec — À l’issue de discussions secrètes, le gouvernement de la CAQ a renié une entente de principe avec le maire de Québec, puis lui a ensuite proposé de réduire de moitié son réseau de tramway pour desservir les banlieues, a accusé lundi Régis Labeaume.

« Cette proposition nous amenait vers un retard de deux ans sur le projet, parce qu’on charcutait à peu près la moitié du tracé du tramway », a lancé le maire de Québec lors d’une conférence de presse.

Régis Labeaume a finalement choisi de répondre aux critiques du gouvernement. François Legault l’a accusé la semaine dernière de n’être « ouvert à aucun changement » dans le dossier du tramway. Québec a même décidé de reprendre le projet et promet de soumettre un nouveau tracé prochainement.

Mais le maire de Québec jure que c’est faux. Régis Labeaume a choisi de lever le voile sur des réunions confidentielles qui ont lieu depuis des mois entre la Ville, le gouvernement et le ministère des Transports.

« J’ai rencontré cinq fois le ministre des Transports d’octobre à maintenant pour trouver une solution acceptable et logique », a expliqué le maire. La Ville a même soumis deux propositions de tracé modifié à Québec, qui ont été refusées, toujours selon son premier magistrat.

Puis le gouvernement, aux dires du maire, a lui-même proposé une voie de sortie : il s’agissait de réduire la ligne du tramway vers Charlesbourg, qui s’arrêterait plutôt à la 41e rue. Les économies de 220 millions ainsi réalisées auraient été injectées dans des voies réservées ou des circuits d’autobus pour les banlieues.

Québec tourne le dos à une entente de principe

La proposition est venue avant les Fêtes. Régis Labeaume a accepté. Il y aurait eu entente de principe. « On est partis le cœur léger en pensant qu’on allait avoir un décret du gouvernement », dit le maire, qui affirme que le gouvernement a ensuite tourné le dos à cette entente.

Le 11 février, le ministre des Transports, François Bonnardel, a plutôt soumis quatre nouveaux scénarios. Le favori du gouvernement amputait le tramway de moitié. La ligne ne passait plus dans Limoilou et Lairet au nord, et s’arrêtait maintenant au pôle Sainte-Foy, à l’ouest.

C’est donc dire que le terminus Le Gendre n’était plus dans les plans, ce qui représente un immense défi logistique. En effet, c’est là que la Ville envisageait d’installer son garage pour l’entretien du tramway, sur un terrain grand comme six terrains de football. Trouver le même terrain à Sainte-Foy, plus près du centre-ville, s’avérerait extrêmement difficile, selon M. Labeaume.

Le maire affirme qu’aucun document ne lui a été remis. « Autant dire qu’il n’était pas question d’accepter cette proposition sur-le-champ. »

« On ne peut pas accepter de se faire dire qu’on est inflexible et qu’on n’accepte aucun changement. On avait une entente sur un changement », soutient le maire.

Il s’explique mal le changement de cap du gouvernement, mais il pense que « c’est politique ».

« Moi, mon interlocuteur, il s’appelle François Bonnardel et j’ai senti tout au long qu’il était de bonne foi. […] On n’a pas à faire des hypothèses sur ce qui s’est passé entre François Bonnardel et le reste du gouvernement », a avancé M. Labeaume.

Au cabinet du ministre des Transports, on s’est contenté de répéter lundi vouloir « déposer une proposition à la Ville de Québec pour revoir le tracé du tramway et améliorer le réseau structurant pour les banlieues ».

Régis Labeaume affirme que la proposition gouvernementale du 11 février n’est déjà plus sur la table. « On m’a dit […] qu’il y en aurait une nouvelle. Je ne sais plus quoi vous dire », lâche-t-il.

Ouïghours en Chine

La Chambre reconnaît un génocide, le cabinet libéral reste muet

Ottawa — La Chambre des communes a unanimement reconnu lundi – mais sans vote du premier ministre et de son cabinet – l’existence d’un génocide contre les Ouïghours en Chine. Un vote non contraignant qui met le gouvernement en fâcheuse posture.

L’appui à la motion conservatrice a été unanime : 266 élus l’ont approuvée. La Chambre comptant 338 élus, il manquait 72 votes, soit 21 % du nombre total possible. Sur les banquettes libérales, la motion faisait l’objet d’un vote libre. Le premier ministre Justin Trudeau n’a pas pris part à l’exercice, pas plus que les ministres de son cabinet.

En fait, seul le ministre des Affaires étrangères, Marc Garneau, s’est exprimé lors de la mise aux voix. « Je m’abstiens au nom du gouvernement du Canada », a-t-il déclaré. Peu après, il a publié un communiqué dans lequel il a réitéré ses inquiétudes face aux informations « faisant état d’horribles violations des droits de la personne » au Xinjiang.

Mais le gouvernement doit « travailler avec d’autres membres de la communauté internationale pour veiller à ce que de telles allégations fassent l’objet d’une enquête par un organisme international et indépendant composé d’experts juridiques » et continue à réclamer « une enquête internationale crédible en réponse aux allégations de génocide », a insisté le diplomate en chef du Canada.

Un « génocide »

La motion portée par le député conservateur Michael Chong demandait que la Chambre « reconnaisse qu’un génocide est actuellement perpétré par la République populaire de Chine contre les Ouïghours et d’autres musulmans turciques » et enjoignait le gouvernement « à adopter officiellement cette position ». Grâce à un amendement bloquiste, elle exige également le déménagement des Jeux olympiques de Pékin en 2022.

À l’issue du vote, le chef de l’opposition officielle, Erin O’Toole, s’est dit « déçu de l’absence de leadership de Justin Trudeau et de son gouvernement », jugeant « inacceptable » et « terrible » que le Cabinet ne se soit pas exprimé sur l’enjeu. Son leader parlementaire, Gérard Deltell, avait auparavant qualifié de « gênant » et de « honteux » le fait que le premier ministre et ses ministres ne se « montr[ent] pas la face ».

L’ancien ambassadeur du Canada en Chine, Guy Saint-Jacques, n’a pas été plus impressionné par la stratégie consistant à tenter d’établir une distinction entre le gouvernement et la volonté du Parlement. D’ailleurs, le régime chinois n’en verra pas, croit-il : « Pour eux, c’est la même chose ; ils vont dire qu’un gouvernement sérieux devrait être capable de contrôler le Parlement comme eux le font. »

Et selon celui qui a été en poste entre 2012 et 2016, en soufflant ainsi le chaud et le froid, les libéraux ne font que rappeler une fois de plus qu’ils tardent à se montrer à la hauteur des attentes au chapitre de la redéfinition de la relation sino-canadienne. « L’ancien ministre François-Philippe Champagne nous avait promis une révision de la stratégie de réengagement avec la Chine et, là, c’est en train de devenir En attendant Godot », lâche-t-il.

Les députés font fi d’un avertissement

À l’approche du vote des députés, l’ambassadeur de Pékin à Ottawa leur avait lancé une mise en garde dans une entrevue non sollicitée avec La Presse Canadienne. « Nous nous opposons fermement à cela, parce que cela va à l’encontre des faits », a affirmé samedi Cong Peiwu. En s’exprimant sur le processus parlementaire, il a argué que cela représentait une ingérence dans les affaires chinoises.

Le député bloquiste Alexis Brunelle-Duceppe était parvenu à amender la motion conservatrice (à 229 voix contre 29) afin d’y ajouter une requête au Comité international olympique « de déplacer les Jeux olympiques de 2022 si la République populaire de Chine continue ce génocide ». Il y a quelques semaines, l’élu avait rallié une coalition d’élus des Communes et de l’Assemblée nationale pour faire ce plaidoyer.

La semaine passée, l’ancien ministre libéral de la Justice Irwin Cotler, qui conseille l’actuel gouvernement sur la préservation de la mémoire de l’Holocauste, a suggéré au gouvernement Trudeau de faire un renvoi à la Cour suprême pour obtenir un avis. « C’est une question urgente et impérieuse », a-t-il écrit sur Twitter. Mais selon lui, les « preuves sont évidentes » qu’un génocide est en cours au Xinjiang.

Le gouvernement chinois nie catégoriquement les accusations de génocide dont il fait l’objet. De nombreux reportages médiatiques ont fait état de campagne de stérilisation massive, de viols et de torture contre cette population de confession musulmane du nord-ouest du pays. Un sous-comité de la Chambre des communes en est venu à la conclusion qu’il s’agissait d’un génocide l’automne dernier.

— Avec La Presse Canadienne

Meurtre d’une femme à Laval

La SQ demande l’aide du public

Les circonstances entourant le meurtre de Marly Édouard, retrouvée morte près de sa résidence de Laval, demeurent nébuleuses. Lundi après-midi, la Sûreté du Québec (SQ) a lancé un appel au public pour faire la lumière sur la mort de la jeune trentenaire.

La victime, âgée de 32 ans, a été tuée d’une balle à la tête dimanche, soit deux jours après avoir alerté la police de menaces de mort à son égard.

Les agents avaient trouvé son corps au petit matin, gisant dans le stationnement enneigé près du condo où elle résidait. Une arme de poing a été trouvée sur place.

Par souci de transparence, l’enquête entamée par le Service de police de Laval (SPL) a été transférée au Bureau des enquêtes indépendantes (BEI). Marly Édouard avait porté plainte en lien avec des menaces de mort vendredi dernier vers 12 h 40. Deux policiers lui ont parlé pendant plus d’une heure pour traiter le dossier, qui demeurait ouvert au moment du meurtre. La défunte craignait pour sa vie et évoquait des menaces sérieuses.

Des plaintes pour violence conjugale déposées en janvier

L’ex-conjointe de Marly Édouard était en couple avec un homme au moment du drame. C’est cet individu qui aurait menacé Mme Édouard le 19 février, à la suite d’une dispute au sein du trio.

Selon nos informations, les deux femmes se fréquentaient jusqu’à l’année dernière. Autour du 23 janvier, elles ont toutes les deux déposé des plaintes l’une contre l’autre pour violence conjugale.

Selon des sources policières proches du dossier, deux agents se sont entretenus avec l’homme par téléphone.

La victime, animatrice de radio, gérante d’artistes et avocate, est native de Port-au-Prince, en Haïti.

Lundi, la SQ a invité la population à se présenter près du 3240, rue des Châteaux, où un poste de commandement a été mis en place pour recueillir les informations du public.

« Les gens qui auraient été témoins ou qui auraient de l’information en lien avec ce dossier sont invités à se présenter au poste de commandement mobile afin de rencontrer les enquêteurs », peut-on lire dans un communiqué.

— Avec Daniel Renaud, La Presse

Préparation aux inondations

Montréal rejette les critiques

La Ville de Montréal est prête à faire face aux prochaines crues printanières, a juré lundi sa responsable de la sécurité publique, en rejetant un rapport indépendant qui qualifiait de « décevant » son niveau de préparation.

La métropole mérite la note C pour sa préparation aux inondations, affirme une étude du Centre Intact d’adaptation au climat de l’Université de Waterloo publiée la semaine dernière, alors que son score était de B- en 2015. La moyenne canadienne atteint C+.

Pour Caroline Bourgeois, responsable de la sécurité publique de la mairesse Valérie Plante, ces conclusions sont invalides.

« Nous sommes prêts », a-t-elle fait valoir au conseil municipal, lundi après-midi. « Ces données ne tenaient pas en compte les données des inondations de 2019. Donc, bien sûr, ça fausse complètement l’état de préparation aux inondations et tout le travail exceptionnel qui a été mené par la sécurité civile. […] Ce rapport-là n’illustre pas du tout le niveau de préparation de la Ville de Montréal. »

Mme Bourgeois était questionnée sur le sujet par le maire d’arrondissement de Pierrefonds-Roxboro, Jim Beis, qui reproche à la Ville d’avoir pris du retard dans ses appels d’offres pour le matériel nécessaire à la lutte contre les inondations.

« Le mois de mars, c’est beaucoup trop tard. Nous avons déjà commencé les préparatifs au niveau local. Nos appels sont demeurés sans réponse, a-t-il attaqué. Quand est-ce que cette administration comprendra l’urgence d’agir ? »

Aménagement de la STM critiqué

Toujours dans le cadre du conseil municipal, l’administration Plante a dû répondre de la décision de la Société de transport de Montréal (STM) de placarder plusieurs mètres de bancs habituellement utilisés par les sans-abri à la station de métro Bonaventure. L’aménagement, visuellement frappant, avait été dénoncé la semaine dernière par l’élu de l’opposition Benoit Langevin comme étant inhumain à une période de l’année où le mercure descend à des niveaux dangereux à l’extérieur.

« Cette décision-là de la STM est prise sur le plan sanitaire, ce n’est aucunement une mesure contre les personnes en situation d’itinérance », a fait valoir Nathalie Goulet, responsable des dossiers sociaux au comité exécutif. « Cet aménagement-là, je peux comprendre qu’on puisse le critiquer, je peux comprendre qu’il ne fait pas l’unanimité, mais c’est un seul endroit. »

« Il faut vraiment éviter de crier constamment au loup, parce qu’on ne vous croit plus à un moment donné, et ça empêche de voir l’immense travail de concertation qui est fait par l’ensemble des partenaires », a-t-elle répliqué à M. Langevin.

Dans un registre plus positif, le maire de l’arrondissement de Saint-Léonard, Michel Bissonnet, a participé à la réunion, quelques heures seulement après l’annonce de son retour au travail. M. Bissonnet avait été déclaré positif à la COVID-19 le 10 février dernier. L’homme de 78 ans est demeuré asymptomatique pendant toute sa convalescence, ont indiqué ses services.

Plainte sur le mot en N

Le « clientélisme » inquiète des professeurs de McGill

L’Université McGill fait reculer la liberté universitaire en accordant tous les crédits à une étudiante qui n’a pas terminé son cours après s’être plainte de l’utilisation du mot en N par un enseignant, dénoncent des professeurs de l’établissement. L’obtention des crédits du cours par l’étudiante qui avait terminé seulement un projet inquiète certains professeurs du département. Ils disent y voir le symptôme d’une administration qui n’hésite pas à faire reculer la liberté universitaire pour « plaire au client ». « Ce n’est pas à proprement parler une erreur, elle résulte très exactement des pratiques d’une administration, acquise au consumérisme éducatif », estime Arnaud Bernadet, professeur agrégé au département des littératures de langue française, de traduction et de création. Dans un message transmis à La Presse, M. Bernadet et sa collègue Isabelle Arseneau, professeure agrégée au département des littératures de langue française, expliquent qu’il s’agit à leur sens d’un grave manquement aux principes de la déontologie universitaire. Ils évoquent également une « inquiétante » remise en cause du principe d’équité entre étudiants.

— Mayssa Ferah, La Presse

Menaces de mort envers Julie Snyder et Guy A. Lepage

Un homme a été accusé samedi d’avoir proféré des menaces de mort à l’animatrice Julie Snyder ainsi qu’à Guy A. Lepage sur les réseaux sociaux. Les infractions se sont déroulées entre le 17 et le 19 février. L’accusé est Mathieu Miron. « Dans le cas qui me concerne, les policiers m’ont appelé et l’affaire était déjà prise en main, car une autre personne avait porté plainte », a indiqué M. Lepage. Entendre ou lire des propos menaçants à son égard est loin d’être une première, ajoute-t-il. « C’est toujours un peu inquiétant, mais malheureusement, j’ai reçu pire. » Soulagée, Julie Snyder a exprimé sa gratitude envers les policiers, qui avaient d’abord enquêté sur le dossier au cours de la semaine dernière. « L’équipe de La semaine des 4 Julie et moi sommes tout de même rassurées de la tournure des évènements et continuons de suivre la situation de près avec les procureurs et enquêteurs en charge du dossier », a expliqué l’animatrice dans une déclaration écrite. Mathieu Miron fait face à six chefs d’accusation. Parmi ceux-ci, quatre sont liés à des menaces, et deux, à du harcèlement criminel. Il a comparu samedi dernier et son dossier doit revenir à la cour vendredi. Lors de la comparution de l’accusé, la poursuite s’est opposée à sa mise en liberté. Il demeure donc incarcéré.

— Mayssa Ferah, La Presse

Plaidoiries sur la peine de Claude Gauthier

La poursuite ne pourra utiliser la cavale du Hells Angel

Le Hells Angel Claude Gauthier ayant été reconnu coupable de gangstérisme et de trafic de stupéfiants en novembre dernier, la poursuite voulait utiliser sa cavale de 15 ans, qui a suivi l’opération SharQc, pour établir une preuve de mauvais caractère lors des observations sur la peine à venir. Lundi matin, le juge Claude Leblond, de la Cour du Québec, a refusé sa demande, mais s’est montré réceptif à certains de ses arguments, lui ouvrant même une porte, tout dépendant de la stratégie de la défense. La question est intéressante et, de plus, aurait pu ne pas concerner uniquement Gauthier. À la suite de l’opération SharQc, en effet, plusieurs autres Hells Angels n’ont jamais été arrêtés, ont été en cavale durant de longues années et ont bénéficié d’un arrêt du processus judiciaire en 2016. En 2019, Gauthier, 52 ans, a été arrêté et accusé à la suite du démantèlement d’un réseau de trafic de stupéfiants (Projet Orque) réalisé par l’Escouade de répression du crime organisé de la Sûreté du Québec. Il attend de recevoir sa peine. La poursuite, représentée par MMarie-France Drolet, du Bureau de la grande criminalité et des affaires spéciales, voulait utiliser en preuve sa fuite, durant les plaidoiries sur la peine, pour expliquer l’absence d’antécédents judiciaires durant ces 15 ans. — Daniel Renaud, La Presse

Facture salée pour 13 jeunes fêtards à Québec

Les policiers ont mis fin à un party auquel participaient 13 jeunes dans la vingtaine, samedi soir, à Québec. La somme totale des contraventions remises pour rassemblement illégal a atteint près de 20 000 $. Vers 21 h 15, les policiers se sont présentés à une résidence à la suite du signalement d’un résidant qui dénonçait le rassemblement. Sur place, les policiers ont croisé plusieurs personnes qui prenaient un verre et ont constaté qu’il y avait un party, indique Étienne Doyon, porte-parole du Service de police de la Ville de Québec. Les 13 participants à la fête ont reçu chacun un constat de 1500 $ pour une infraction aux règles de santé publique. Au total, la fête leur aura coûté 19 500 $. Depuis la mi-décembre, les policiers sont plus stricts et donnent sur-le-champ des contraventions aux personnes qui ne respectent pas les règles sanitaires comme l’interdiction de rassemblement en zone rouge.

Le Soleil

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