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L’héritage de René Lévesque

L’ancien premier ministre du Québec aura laissé sa marque de plus d’une façon. Voici un aperçu des courriels reçus à notre appel à tous sur l’héritage de René Lévesque.

Respect et ouverture

Jamais, depuis que je m’intéresse à la politique, je n’ai été autant inspirée par un politicien. On sentait chez M. Lévesque un profond respect et une ouverture à l’autre qu’aucun de ses successeurs n’a malheureusement montrés, tous partis confondus. Il a à son actif de grandes réalisations qui nous ont rendus fiers d’être québécois. Pas une « fierté » factice utilisée comme un slogan gonflé à l’hélium ! Une fierté profonde, réelle, qui nous faisait sentir « comme un grand peuple ».

— Ghislaine Nadeau, Québec

Humanisme et altruisme

Humanisme et altruisme, c’est ce que René Lévesque me laisse comme héritage ! La preuve tangible qu’avec de telles valeurs, trop rarement observées chez nos politiciens, on peut réussir à mobiliser et faire rêver toute une nation. Un homme qui a incarné ses racines profondes avec passion et humilité !

— Louis Philippe Bertrand 

Un chef d’État

Je retiens surtout que René Lévesque était un chef d’État. J’ai hâte que nos politiciens (entendre, nos premiers ministres) deviennent de vrais chefs d’État et non des courtisans d’un électorat à la quête d’un avantage quelconque.

— Nicole Godbout, Gatineau

La sincérité de l’homme

Au printemps 1980, j’étais à la dernière année de mon B.A. en psychologie organisationnelle à l’Université McGill et j’ai assisté à une conférence de René Lévesque au pavillon Stephen Leacock. À la veille du référendum, le climat était un peu tendu sur le campus. À son arrivée dans une salle bondée, certains huaient, d’autres applaudissaient poliment. Prononçant son discours en anglais pendant près d’une heure, Lévesque a fait un plaidoyer pour l’indépendance du Québec, mais aussi sur l’importance de la communauté anglophone et son rôle dans un Québec souverain. Ce qui m’a le plus impressionné de cet évènement est survenu à la toute fin de son allocution : malgré une réception assez froide au début, René Lévesque a eu droit à une ovation debout de la part de la salle. Les gens présents, même ceux qui lui étaient hostiles, réalisaient l’intelligence, la passion, l’honnêteté et la sincérité de l’homme. J’étais pas mal fier d’être québécois et de mon premier ministre.

— Daniel Mercier

Se faire respecter

Il m’aura appris à être fière de ce que nous sommes et à me faire respecter. Son charisme, son authenticité, sa sincérité me manquent terriblement. Un homme d’exception.

— Diane Asselin

Un Québécois inclusif

Je n’ai jamais appuyé M. Lévesque, je l’ai même combattu lors du référendum de 1980. Malgré tout, je sais reconnaître ce grand monsieur qui a su donner confiance aux Québécois et à l’État québécois. Son gouvernement a laissé sa marque par des politiques progressistes. M. Lévesque sera toujours reconnu comme un Québécois inclusif. Et jamais je n’aurai de mauvais mots pour lui. Je vous encourage à aller visiter le musée Espace René Lévesque à New Carlisle, vous apprendrez beaucoup sur l’histoire du Québec.

— Denis Piché

La nationalisation de l’électricité

Il est ironique de constater que c’est comme leader fondateur du Parti québécois que René Lévesque a le plus marqué la politique québécoise alors que c’est comme ministre libéral qu’il a réalisé la nationalisation de l’électricité, ce qui est, et de loin, la réalisation la plus importante de sa carrière politique. C’est son héritage le plus réussi.

— Pierre Dupuis

La fierté

La fierté. René Lévesque nous a donné une dose de fierté, de confiance, dans notre tête et notre cœur.

— Michel Lefebvre, Montréal

Humilité et bon sens

Ce que je retiens de René Lévesque, c’est la force tranquille de l’humilité et du bon sens, face à l’arrogance et aux magouilles fédéralistes d’une époque révolue… bon, peut-être pas tant que ça.

— Jocelyn Jeffrey

Du courage

René Lévesque nous a redonné notre fierté, celle de notre langue et celle de nos racines. À l’époque, je travaillais pour une entreprise américaine, Gillett, pour ne pas la nommer. Toutes les notes de service nous concernant n’étaient affichées qu’en anglais ; aucune traduction en français, aucun respect pour nous. Avec René Lévesque, tout a changé. Il nous a même insufflé du courage. Les choses ont changé par la suite, malgré la volonté des dirigeants, qui, eux, ne partageaient pas la même admiration à son égard. N’empêche que c’est là que tout a changé partout au Québec. Merci, René.

— Céline Boissonneault, Longueuil 

Rassembleur

Il était imbattable pour faire ressortir un sentiment de fierté et une confiance inébranlable en chacun de nous. Il était aussi rassembleur et n’oubliait jamais que les Québécois sont une diaspora et un beau mélange de différentes cultures. Il croyait au Québec souverain, mais pas à un Québec replié sur lui-même. Un Québec qui, même souverain, continuerait de rayonner partout dans le monde. Encore aujourd’hui, ses paroles restent d’actualité. Merci, René !

— Donald Pilote

Visionnaire de génie

Quand on fait le bilan de ses nombreuses réalisations, autant comme ministre libéral que comme premier ministre, on ne peut que constater à quel point il était un visionnaire de génie. Malgré tout, les radicaux de son parti l’ont politiquement vandalisé et poussé vers la sortie. Triste fin pour celui que l’on qualifie aujourd’hui de plus grand.

— Marcel Majeau

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