Cruauté animale sur la Côte-Nord

Le véhicule impliqué saisi par la police

Le véhicule utilisé par un homme qui a délibérément roulé sur un jeune orignal, sur la Côte-Nord, est maintenant entre les mains de la Sûreté du Québec (SQ), a indiqué le corps policier jeudi.

« On a saisi le véhicule comme bien infractionnel », a déclaré à La Presse la sergente Nancy Fournier, porte-parole de la SQ pour le district Nord, refusant de préciser la marque et le modèle.

La saisie a été effectuée mercredi, lorsque le conducteur du véhicule a été « rencontré » par les enquêteurs de la SQ et ceux du service de protection de la faune.

L’homme n’a toutefois pas été arrêté, puisqu’une arrestation n’est pas requise pour que des accusations soient portées, a précisé la sergente Fournier.

Les enquêteurs soumettront incessamment le dossier au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), qui déterminera si des accusations seront portées, a-t-elle ajouté.

La vidéo des évènements, filmée par le conducteur lui-même, a semé l’émoi, mercredi.

« Tasse-toi, mon tabarnak, parce que tu vas y goûter en hostie », lance l’homme en fonçant sur d’eux faons affolés, roulant ensuite sur l’un deux, puis faisant marche arrière pour lui rouler dessus à nouveau.

La vidéo, qui a été mise en ligne sur le réseau social Snapchat, est aussi ponctuée de commentaires injurieux et décousus à l’endroit des Autochtones.

Relation avec la Fonderie Horne

Québec nomme une administratrice d’État

Québec a annoncé jeudi la nomination d’une administratrice d’État « pour coordonner l’action gouvernementale » dans le dossier de la Fonderie Horne de Rouyn-Noranda.

Hélène Proteau, une haute fonctionnaire du « Secteur des évaluations et des autorisations environnementales » du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC), a été désignée pour jouer ce rôle ; elle entrera en fonction le 8 août.

Mme Proteau devra ainsi « entretenir les liens et assurer les suivis » entre le Ministère, l’entreprise, l’administration municipale, les comités de citoyens, la Santé publique et d’autres parties prenantes, indique le MELCC, dans un communiqué.

Sa nomination intervient dans le contexte du renouvellement de l’autorisation ministérielle de la Fonderie Horne, le mécanisme par lequel l’entreprise est autorisée à déroger à la Loi sur la qualité de l’environnement.

« Avec la nomination d’une administratrice d’État de l’action gouvernementale, nous plaçons ce dossier tout en haut de la liste des priorités du gouvernement tout en favorisant une meilleure coordination interministérielle », a déclaré le ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Benoit Charette, cité dans le communiqué.

La mairesse de Rouyn-Noranda, Diane Dallaire, avec réclamé une telle nomination au lendemain de son entretien avec le premier ministre François Legault, le 21 juillet.

« Solide expérience »

Entrée au ministère de l’Environnement en 1991 comme chimiste-analyste du secteur industriel, Hélène Proteau « détient une solide expérience en matière de contrôle environnemental et une connaissance approfondie des lois et règlements encadrant le processus d’autorisation », souligne le communiqué du MELCC.

Mme Proteau aura le statut de sous-ministre adjointe et relèvera du sous-ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

Québec réitère par ailleurs son intention de tenir une consultation publique sur le renouvellement de l’autorisation ministérielle de la Fonderie Horne.

« La forme que cette consultation prendra sera dévoilée prochainement lors d’une visite du ministre dans la région », indique le communiqué, ce qui signifie que Benoit Charette se déplacera à Rouyn-Noranda avant le scrutin du 3 octobre.

L’autorisation ministérielle actuelle de la Fonderie Horne vient théoriquement à échéance le 20 novembre, mais elle demeurera en vigueur, dans les faits, jusqu’à son renouvellement ou son retrait par le gouvernement.

Santé des enfants

Les espaces verts associés à de meilleurs comportements

Les zones urbaines dans lesquelles on retrouve plus d’espaces verts sont associées à de meilleurs comportements pour la santé de la part des enfants, rappelle une nouvelle étude européenne.

Il en va de même pour les zones urbaines qui comptent une densité plus élevée d’édifices et d’installations, une plus faible densité de population, et où on ne retrouve pas de grandes artères, selon l’étude qui s’est intéressée à 1581 enfants âgés de 6 à 11 ans provenant de six cohortes européennes.

Les enfants qui habitent dans un tel environnement sont plus susceptibles d’être actifs physiquement, de consacrer moins de temps aux activités sédentaires, de dormir plus longtemps et de se rendre à l’école à pied ou en vélo, ont constaté les chercheurs de l’Institut de Barcelone pour la santé globale, qui est appuyé par la fondation La Caixa.

« Je pense que ça ajoute un poids supplémentaire à l’argumentaire que l’environnement urbain est peut-être encore plus important qu’on pensait pour la santé des tout-petits », a commenté la Dre Claudel Pétrin-Desrosiers, qui préside l’Association québécoise des médecins pour l’environnement.

De telles études, poursuit-elle, devraient inciter « les décideurs politiques à accorder un peu plus d’intérêt à l’aménagement des milieux de vie pour donner la chance à tout le monde, incluant dans les quartiers les plus économiquement défavorisés, de grandir en santé ».

Déterminant pour la sédentarité

Les chercheurs ont constaté que le recours au transport actif augmentait, et que le temps consacré aux activités sédentaires diminuait, là où les enfants étaient exposés à davantage d’espaces verts. De plus, la proximité d’une grande artère retranchait tout près de cinq minutes par nuit, en moyenne, au temps de sommeil des enfants.

Près des deux tiers des enfants incorporés dans cette étude n’effectuaient pas au moins 60 minutes d’activité physique modérée ou vigoureuse par jour, comme cela est recommandé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Près de 60 % d’entre eux consacraient au moins deux heures par jour à un écran.

« L’aménagement urbain favorable permet de répondre à plusieurs enjeux de santé pressants qui touchent les enfants, notamment le fait que beaucoup sont sédentaires, a souligné la Dre Pétrin-Desrosiers. Mais le fait d’avoir des environnements favorables […], c’est bon pour la santé à court, moyen et long termes. »

Le principal déterminant de la santé d’un individu, ajoute-t-elle, n’est pas l’accès à un médecin de famille ou au système de santé, mais plutôt l’environnement dans lequel il existe et qui est responsable d’environ 70 % de sa santé.

Les conclusions de cette étude ont été publiées par le journal scientifique Environment International.

Violence conjugale

Le DPCP porte en appel une décision d’absolution conditionnelle

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) portera en appel la décision d’un juge de la Cour du Québec qui a accordé l’absolution conditionnelle à un résidant de Gatineau qui a plaidé coupable de trois chefs de violence conjugale. Selon un jugement rendu le 27 juillet dernier, le Gatinois Joshua Schoo a reconnu avoir étranglé, menacé

et causé des lésions à sa conjointe. Les évènements se sont déroulés le 6 mars 2021, alors que le couple vivait ensemble depuis 17 ans et avait quatre enfants. Joshua Schoo avait commencé une relation extraconjugale et avait conseillé à sa femme d’en faire autant, alors qu’il cherchait un autre endroit où vivre, selon les faits énoncés dans le jugement. Or, lorsqu’elle lui a annoncé que c’était le cas, le 6 mars 2021, il l’a insultée et a jeté des choses hors de leur maison. Il était ivre, est-il précisé. Plus tard dans la soirée, il a tenté de l’étrangler avec ses mains et un oreiller

— La Presse Canadienne

Gaspésie

Un homme se noie au lac des Sept Îles

Un groupe d’amis qui se baignaient au lac des Sept Îles, à Chandler, en Gaspésie, a vécu un tragique évènement jeudi avant-midi. L’un des compagnons du groupe s’est noyé. L’évènement est survenu vers 11 h 15 dans le secteur du chemin du Lac-Sept-Îles, indique la Sûreté du Québec (SQ). « C’est un homme âgé dans la quarantaine qui se baignait avec un groupe lorsqu’il a été perdu de vu dans le Lac des Sept Îles », mentionne la porte-parole de la SQ, Béatrice Dorsainville. Il a été retrouvé peu de temps après dans un été critique. L’homme a été transporté dans un centre hospitalier où son décès a malheureusement été constaté. Il ne portait pas de veste de flottaison individuelle. Un enquêteur de la SQ s’est déplacé sur les lieux afin d’analyser la scène. L’enquête se poursuit afin de déterminer les causes et les circonstances entourant la noyade.

— La Presse Canadienne

L’extradition d’un prêtre français accusé d’agressions sexuelles est demandée

Le Canada a demandé l’extradition du père français Johannes Rivoire accusé d’agressions sexuelles sur des enfants inuits il y a plus de 30 ans, devenu pour beaucoup un symbole de l’impunité au sein de l’Église, a confirmé jeudi le ministre canadien de la Justice, David Lametti. « Je suis au courant du fait qu’une demande d’extradition transmise à la France a été rendue publique, ce que les responsables de mon ministère viennent de confirmer », a-t-il indiqué dans un courriel en refusant de donner plus de détails. « Il est important pour le Canada et ses partenaires internationaux que les crimes graves fassent l’objet d’enquêtes et de poursuites exhaustives », a ajouté le ministre. Le ministère français des Affaires étrangères a confirmé avoir reçu cette demande, « en cours de traitement par le ministère de la Justice ». M. Rivoire avait déjà fait l’objet d’un mandat d’arrêt entre 1998 et 2017 pour agressions sexuelles contre trois mineurs. Il n’a jamais été suivi d’effet. Le prêtre a quitté le Canada en 1993 et vit désormais en France, à Lyon. — Agence France-Presse

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