Mexique

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Au lendemain de l’effondrement et de l’inondation de trois puits de charbon dans le nord-est du Mexique, 230 secouristes étaient engagés dans une course contre la montre jeudi pour sauver 10 mineurs coincés sous terre. Cinq mineurs ont déjà été sortis des puits d’une profondeur de 60 m situés dans la région du Coahuila. (AFP)

Port de Beyrouth

Nouvel effondrement au deuxième anniversaire de l’explosion

Le deuxième anniversaire de l’explosion dévastatrice au port de Beyrouth a été marqué jeudi par des manifestations de proches des victimes réclamant une enquête internationale sur les causes de la tragédie et par un nouvel effondrement de silos dans la zone portuaire. Jeudi à 18 h 07 précises (heure locale), moment de l’explosion le 4 août 2020, des manifestants ont observé une minute de silence devant le port où, quelques minutes plus tôt, une nouvelle partie des silos s’était effondrée à la suite d’un incendie. Un énorme nuage de fumée a couvert la zone portuaire. « Je vois la même scène, presque du même endroit, deux ans plus tard », a déclaré Lama Hachem, 30 ans. Il s’agit du deuxième accident du genre en quatre jours, après l’effondrement d’une partie des silos dimanche. Les causes exactes de l’explosion de 2020, qui a fait plus de 200 morts et 6500 blessés, sont toujours inconnues tout comme l’identité des responsables. Il faut « une enquête impartiale, approfondie et transparente sur l’explosion », a déclaré jeudi le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, faisant écho à des appels d’ONG, d’experts et des familles des victimes.

— Agence France-Presse

Allemagne

Un incendie se déclare dans un dépôt de munitions en pleine forêt

Explosions, colonnes de fumée et armée mobilisée : un vaste incendie s’est déclaré jeudi dans la plus grande forêt de Berlin, dans un dépôt de munitions de la police. À intervalles réguliers, des explosions ont retenti dans la zone boisée du sud-ouest de la capitale allemande, Grunewald. Pendant une bonne partie de la journée, les pompiers ont eu toutes les peines à maîtriser les flammes en raison de la proximité du dépôt de munitions, dont ils n’ont pu s’approcher. « La situation est totalement inhabituelle, car nous avons des munitions de guerre [sur le site] », a indiqué un porte-parole des pompiers. Mais en début de soirée, l’incendie était contenu, selon les pompiers, qui pensaient éteindre les flammes dans la nuit. Environ 50 hectares de forêt ont brûlé, mais aucun blessé n’est à déplorer. Les causes de l’incendie n’ont pu être immédiatement établies. Le site d’entrepôt et de désamorçage de munitions et d’explosifs d’où sont parties les flammes contient 25 tonnes de matériaux explosifs, y compris des bombes de la Seconde Guerre mondiale.

— Agence France-Presse

Thaïlande

Treize morts dans l’incendie d’une boîte de nuit

Un incendie dans une boîte de nuit près de la ville touristique de Pattaya, au sud-est de Bangkok, a fait au moins 13 morts et 40 blessés, selon un bilan des secours locaux. Le sinistre s’est déclaré dans la nuit de jeudi à vendredi à 1 h du matin au Mountain B, dans le district de Sattahip, a déclaré un membre de l’équipe de secours de la Fondation Sawang Rojanathammasathan. Le feu a été contenu vers 4 h du matin, d’après cette source. Une vidéo diffusée par les équipes de secours montre le bâtiment en flammes duquel essaient de s’échapper plusieurs personnes, au milieu d’une épaisse fumée noire. Les règles élémentaires de sécurité sont fréquemment ignorées en Thaïlande, destination très prisée des touristes occidentaux et asiatiques. Lors du réveillon du 1er janvier 2009, un incendie dans une discothèque de Bangkok, le Santika, avait fait 67 morts, et de nombreux touristes occidentaux avaient été blessés.

— Agence France-Presse

Église catholique

Le pape réforme l’Opus Dei

Le décret du pape François réformant l’influente et conservatrice organisation catholique, parfois critiquée pour son fonctionnement opaque et « sectaire », est entré en vigueur jeudi. Surtout présente en Europe et en Amérique du Sud, « L’Œuvre de Dieu » – traduction de son nom latin – s’est vue accorder en 1982 par Jean-Paul II le statut unique de « prélature personnelle ». L’Œuvre est ainsi devenue une sorte de super-diocèse sans territoire, régi à la fois par le droit canon et ses propres statuts, et rendant des comptes au pape. Concrètement, dans son « Motu Proprio », François réduit le pouvoir et l’indépendance de la puissante organisation, et opère une véritable mise à distance entre l’Opus Dei et lui, observent certains vaticanistes. Le document pontifical, titré Ad charisma tuendum (Pour protéger le charisme) indique que les prérogatives papales sur la prélature personnelle sont confiées au Dicastère – l’équivalent d’un ministère – pour le clergé.

— Agence France-Presse

Irak

Plus de 200 000 yézidis toujours déplacés selon l’ONU

Huit ans après les massacres de Yézidis par l’organisation État islamique (EI), plus de 200 000 survivants sont toujours déplacés à travers l’Irak, a indiqué l’ONU jeudi. Les besoins de ces personnes déplacées, dont certaines vivent à l’intérieur de camps, restent élevés, a indiqué l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). En août 2014, l’EI avait déferlé sur les monts Sinjar dans le nord de l’Irak, multipliant les exactions à l’encontre de leurs habitants, les yézidis, une petite minorité ethnoreligieuse kurdophone. Les djihadistes avaient réduit les femmes à l’esclavage sexuel, enrôlé de force des enfants-soldats et tué les hommes par centaines. L’EI a détruit environ 80 % des infrastructures publiques et 70 % des habitations civiles de la ville de Sinjar et ses alentours, anéanti les ressources naturelles de la région, saboté les canaux d’irrigation et les puits, volé ou détruit les équipements agricoles et rasé les terres agricoles. L’absence d’abris adéquats et de services essentiels tels que l’eau courante, l’électricité, les soins de santé et l’éducation entrave le retour des déplacés au Sinjar.

— Agence France-Presse

Grande Barrière de corail d’Australie

Croissance timide des coraux dans certaines parties du récif

Des parties de la Grande Barrière de corail d’Australie comptent davantage de coraux pour la première fois depuis des décennies, selon un rapport du gouvernement publié jeudi qui suscite cependant la prudence des scientifiques.

Selon l’Institut australien des sciences marines, les parties situées au nord et au centre de ce vaste site classé au patrimoine de l’UNESCO ont, l’an passé, enregistré une nette croissance de la couverture corallienne, pour la première fois depuis 36 ans, date de la mise en place d’une surveillance.

Les scientifiques en charge de 87 sites affirment que le récif a connu un rebond plus rapide que prévu, grâce notamment à la croissance rapide des coraux de type Acropora, qui participent à la création de récifs coralliens.

« Ces résultats démontrent que le récif peut encore se remettre lors de périodes exemptes de graves perturbations », a déclaré Paul Hardisty, directeur général de l’Institut australien des sciences marines.

Toujours vulnérable

Mais loin de crier victoire, il estime que des cyclones, des épisodes de blanchiment et l’apparition d’étoiles de mer dévoreuses de coraux pourraient mettre facilement fin à ces progrès.

Ainsi, la partie sud du récif, qui semblait en voie de guérison il y a un an, connaît à nouveau un déclin.

« Cela montre à quel point le récif est vulnérable aux perturbations aiguës et graves qui se produisent plus souvent et durent plus longtemps », a-t-il déclaré.

La couverture corallienne a atteint 36 % sur les sites surveillés dans la partie nord du récif, contre 27 % en 2021.

Les chiffres sont moins encourageants plus au sud. Dans la partie centrale, la hausse est moins importante et leur nombre est en baisse dans le sud.

Menaces

Depuis des décennies, la Grande Barrière de corail subit un « blanchiment » dû au réchauffement de la température de la mer.

La propagation de l’étoile de mer, qui tue les coraux, a également fait des ravages.

Nombreux sont ceux qui redoutent une accélération du rythme des dégâts qui pourrait entraîner la destruction totale du récif.

Pour Terry Hughes, spécialiste des sciences marines, les espèces à l’origine de cette reprise sont très vulnérables au réchauffement des océans.

Il estime que le remplacement des grands coraux, vieux et à croissance lente, qui ont défini le récif, n’est probablement « plus possible ».

Zoe Richards, chercheuse à l’Université Curtin, a également mis en garde contre un excès d’optimisme.

« Cette tendance au rétablissement est alimentée par une poignée d’espèces d’Acropora et cela signifie que le prochain évènement de stress thermique pourrait facilement décimer ces communautés coralliennes une fois de plus », selon elle.

— Agence France-Presse

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