Effondrement en Floride

150 millions

Montant minimal de l’indemnisation que pourraient toucher les victimes et les familles qui ont subi des pertes dans l’effondrement d’un immeuble en copropriété de 12 étages, à Surfside, en Floride, a annoncé mercredi un juge du comté de Miami-Dade. La somme n’inclut aucune des nombreuses poursuites déjà déposées depuis l’effondrement du 24 juin, qui a fait au moins 97 morts. — Associated Press

Haïti

Violences près de la ville natale de Jovenel Moïse

Des centaines de travailleurs ont fui mercredi des entreprises dans le nord d’Haïti après que des manifestations près de la ville natale du président assassiné Jovenel Moïse sont devenues violentes avant ses funérailles. Des journalistes d’Associated Press ont observé le corps d’un homme qui, selon des témoins, a été abattu dans la communauté de Quartier-Morin, près de Trou-du-Nord, où Jovenel Moïse a grandi. Des barrages routiers ont été mis en place entre les deux communautés, empêchant temporairement les voitures d’entrer ou de sortir alors que deux panaches de fumée noire épaisse s’élevaient à proximité. De nombreux travailleurs ont marché à la hâte l’un derrière l’autre le long de la route principale qui relie Quartier-Morin à Cap-Haïtien, la ville où les évènements en l’honneur de Jovenel Moïse devaient commencer jeudi avant les funérailles de vendredi. Il s’agissait des premières manifestations violentes depuis que Jovenel Moïse a été abattu à son domicile privé. Ils interviennent un jour après qu’Ariel Henry a prêté serment en tant que nouveau premier ministre du pays, s’engageant à former un gouvernement de consensus provisoire et à rétablir l’ordre et la sécurité.

— Associated Press

Inde COVID-19

Hausse des cas de « champignon noir » parmi les malades

L’Inde a enregistré au cours des deux derniers mois plus de 45 000 cas de « champignon noir », une infection fongique mortelle à 50 % qui se répand parmi les patients qui ont été atteints de la COVID-19. Plus de 4200 personnes sont décédées de la mucormycose, maladie rare habituellement, mais qui s’est répandue en Inde parmi les malades de la COVID-19 après leur rétablissement, a indiqué mardi devant le Parlement le ministre adjoint de la Santé, Bharati Pravin Pawar. Cette maladie fongique très agressive, dont le taux de mortalité dépasse 50 %, a obligé les chirurgiens à procéder à l’ablation des yeux, du nez et de la mâchoire de certains patients pour éviter que l’infection n’atteigne le cerveau. Selon le gouvernement, l’État de Maharashtra (ouest) est le plus frappé avec 9348 cas. L’Inde n’enregistrait que 20 cas de mucormycose par an avant la pandémie de COVID-19, cette maladie affectant notamment les personnes immunodéprimées, présentant un taux de sucre dans le sang trop élevé, atteintes du sida ou ayant subi des greffes d’organes. — Agence France-Presse

COVID-19

Le vaccin Pfizer produit au Cap pour fournir l’Afrique dès 2022

Les laboratoires Pfizer et BioNTech vont réaliser dès 2022 l’étape finale de la production de leur vaccin contre la COVID-19 au Cap, en Afrique du Sud, pour fournir largement le continent africain où le manque de doses freine les campagnes d’immunisation. Le duo américano-allemand s’est associé au groupe Biovac avec l’objectif de fournir jusqu’à 100 millions de doses par an « exclusivement » aux 55 pays « membres de l’Union africaine », selon un communiqué détaillant ce premier partenariat de l’alliance en dehors de l’Europe et de l’Amérique du Nord. Le sérum sera acheminé depuis des usines européennes des deux laboratoires, qui gardent donc la main sur la fabrication de l’ARN messager, l’étape la plus délicate et cruciale. La phase de mise en flacon sera effectuée au Cap. Le transfert des technologies et l’installation des machines nécessaires pour prendre part à la fabrication va démarrer « immédiatement », selon un communiqué. — Agence France-Presse

Belgique

Les sans-papiers en grève de la faim suspendent leur mouvement

La grève de la faim observée depuis deux mois à Bruxelles par quelque 450 sans-papiers exigeant un titre de séjour avec accès au marché du travail est « provisoirement suspendue », a annoncé mercredi leur comité de soutien après des discussions avec le gouvernement. Ce dossier mettait sous pression depuis des semaines la coalition gouvernementale dirigée par le libéral flamand Alexander De Croo. Ecolo-Groen et le PS francophone, deux formations qui en sont des piliers, avaient menacé dimanche et lundi de retirer leurs ministres si un décès devait survenir parmi les grévistes, au risque de faire chuter le gouvernement. Après quatre mois de dialogue de sourds, environ 450 étrangers en situation irrégulière, principalement des Marocains et des Algériens, avaient cessé de s’alimenter le 23 mai pour convaincre les services de l’immigration de leur fournir un titre de séjour. Leur comité de soutien, l’Union des sans-papiers pour la régularisation (USPR), mettait en avant des années de séjour en Belgique dans des secteurs en manque de main-d’œuvre comme le bâtiment, la restauration ou le nettoyage. — Agence France-Presse

Angleterre

Liverpool retiré de la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO

L’UNESCO a retiré mercredi Liverpool de sa liste des sites classés au patrimoine mondial, une mesure rarissime prise en raison d’un surdéveloppement de ce port anglais emblématique de l’ère industrielle, provoquant la consternation des élus locaux et du gouvernement britannique. Treize délégués du Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO, lors d’une séance par vidéo présidée par la Chine, ont voté pour un déclassement de ce port du nord-ouest de l’Angleterre, classé en 2004, et cinq contre, soit une voix de plus que la majorité de deux tiers requise pour déclasser un site. Liverpool devient ainsi le troisième site à subir cette mesure rarissime. Seuls deux sites avaient auparavant été retirés de cette liste qui existe depuis 1972. En cause pour Liverpool : les plans de réaménagement du port, dont les très hauts immeubles et un nouveau stade de football, risquent d’« endommager de manière irréversible » le patrimoine, a affirmé le comité de l’UNESCO.

— Agence France-Presse

Inondations en Allemagne

Berlin alloue de premières aides d’urgence aux sinistrés

Berlin — Le gouvernement d’Angela Merkel a approuvé mercredi une première aide d’urgence pour soulager les sinistrés des inondations meurtrières dans l’ouest de l’Allemagne, où la reconstruction s’annonce longue et se chiffrera en milliards d’euros.

Le conseil des ministres a adopté une aide fédérale immédiate de 200 millions d’euros tandis que les régions, compétentes en matière de protection civile, verseront une somme identique, a annoncé le ministre des Finances Olaf Scholz lors d’une conférence de presse.

« Nous allons faire en sorte que la vie reprenne », a assuré le ministre social-démocrate, réitérant la promesse de la chancelière Angela Merkel de verser l’argent « rapidement et de façon non bureaucratique ».

Il s’agit de parer au plus pressé, en sécurisant notamment des bâtiments et infrastructures endommagés dans les régions les plus meurtries par les crues, et en aidant ceux qui ont tout perdu, ou bien vivent dans des conditions précaires, sans eau potable ou électricité.

« S’il s’avère que nous avons besoin de plus, alors nous donnerons plus », a promis le ministre.

Les inondations des 14 et 15 juillet, plus grande catastrophe naturelle des dernières décennies en Allemagne, ont causé la mort de 174 personnes dans le pays, selon un dernier bilan établi mercredi soir. 

En Belgique, 32 personnes sont décédées, portant le bilan provisoire des intempéries en Europe à 206 victimes. Le gouvernement de la Région wallonne a lui aussi annoncé une aide immédiate sous forme de prêt sans intérêt de 2500 euros par foyer « pour prendre en charge les besoins de première nécessité ».

Milliards de dégâts

Ces sommes constituent un tout premier pas. Berlin envisage aussi de faire appel au fonds de solidarité européen qui soutient financièrement les États membres de l’UE en cas de catastrophe naturelle.

Et surtout elles seront complétées par un programme de reconstruction qui s’élèvera à plusieurs milliards d’euros, a estimé M. Scholz, jugeant encore prématuré d’évaluer plus précisément les besoins. La Wallonie a de son côté indiqué qu’elle allouerait une enveloppe de 2 milliards.

En 2013, l’Allemagne avait dépensé quelque 6 milliards d’euros lors des inondations de l’Elbe et du Danube qui avaient frappé en tout onze Länder, a rappelé Horst Seehofer, ministre de l’Intérieur, précisant que l’ordre de grandeur du sinistre actuel serait supérieur.

Le bilan humain risque encore de s’alourdir, alors que plus d’une centaine de personnes sont portées disparues en Allemagne.

— Agence France-Presse

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