COVID-19

Le permis des infirmières non vaccinées sera suspendu

L’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) suspendra le permis d’exercice de ses membres non vaccinés à partir du 15 octobre.

L’ensemble du personnel soignant devra être adéquatement vacciné contre la COVID-19 dès le vendredi 15 octobre, avait déjà annoncé le gouvernement.

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, a applaudi le geste de l’OIIQ. « Je salue cette décision de l’OIIQ. Le signal est clair : il ne sera pas possible de contourner la vaccination obligatoire dans le réseau de la santé au 15 [octobre] », a-t-il écrit sur Twitter.

« J’encourage toutes les infirmières qui ne sont pas encore vaccinées à aller le faire [maintenant]. Il n’est jamais trop tard », a-t-il ajouté.

M. Dubé avait d’ailleurs incité vendredi les différents ordres professionnels des travailleurs de la santé à suspendre les permis d’exercice de ceux et celles qui ne se sont toujours pas fait vacciner.

Des 80 000 membres de l’OIIQ, 4338 ne sont pas adéquatement vaccinés, et 2807 ne le sont pas du tout, a indiqué son président, Luc Mathieu, à l’émission Tout un matin, diffusée sur les ondes de Radio-Canada. Le statut de 5716 autres restait toujours à vérifier, a-t-il ajouté.

La décision sur la suspension des permis devrait être communiquée officiellement aux personnes concernées ce mardi ou mercredi.

M. Mathieu a signalé que les suspensions demeureraient en vigueur tant qu’une preuve de vaccination adéquate n’aurait pas été produite.

Le président a rappelé que les membres de l’Ordre devaient protéger le public et que la vaccination était un moyen reconnu pour y arriver.

Il a ajouté que des récalcitrants à la vaccination pourraient toutefois être affectés à des tâches de télépratique de leur profession si les établissements pour lesquels ils travaillent le permettent.

Le 31 mars dernier, l’Ordre comptait près de 80 500 membres, dont un peu plus de 900 étaient inactifs et 1347 autres avaient un droit d’exercice limité pour participer à la lutte contre la pandémie de COVID-19.

Un décret du gouvernement du Québec obligera la suspension sans solde de tous les membres du personnel de la santé qui ne seront pas vaccinés vendredi prochain.

Le Collège des médecins a déjà annoncé qu’il suspendrait le droit d’exercice de ses membres récalcitrants.

La tendance à la baisse se poursuit

Cette annonce survient alors que le Québec a rapporté lundi une hausse de 480 nouveaux cas de COVID-19, ce qui porte la moyenne quotidienne à 558.

Les plus récentes données font également état de cinq morts supplémentaires.

Le nombre d’hospitalisations a diminué, pour un total de 290 personnes hospitalisées à l’heure actuelle, soit 6 de moins que la veille. On compte désormais 78 personnes aux soins intensifs, une diminution de 2.

Le nombre de tests réalisés le 10 octobre s’est élevé à 21 735. Le taux de positivité est à 2,3 %, soit toujours en bas du seuil de 5 % recommandé par l’Organisation mondiale de la santé.

Plus de 70 000 cas de variants préoccupants ont été détectés au Québec depuis le début de la pandémie, dont 45 655 cas du variant Alpha et 21 709 du variant Delta. Au cours de la dernière semaine, 94,7 % des cas recensés étaient associés au variant Delta.

Le ministère de la Santé et des Services sociaux a indiqué que 5410 injections de vaccin contre la COVID-19 avaient été administrées dimanche. De celles-ci, 1812 étaient des premières doses.

Jusqu’à présent, 90 % de la population de 12 ans et plus a reçu sa première dose et 85 %, sa deuxième.

L’OMS recommande une troisième dose pour les immunodéprimés

Un comité d’experts de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a recommandé lundi de donner une dose supplémentaire de vaccin contre la COVID-19 aux personnes « modérément ou sévèrement immunodéprimées ». Les experts de l’OMS ont bien pris soin d’expliquer lundi qu’il ne s’agissait pas de recommander une troisième dose pour la population générale, pour laquelle l’organisation continue de recommander un moratoire jusqu’à la fin de l’année, pour libérer des doses et les donner aux pays où le taux de vaccination reste beaucoup trop faible. Ce n’est que le 11 novembre que les experts du Groupe stratégique consultatif d’experts sur la vaccination de l’OMS se pencheront sur la question. « La recommandation que nous donnons maintenant est que les gens qui sont immunodéprimés reçoivent une dose additionnelle », pour porter leur réponse immunitaire au niveau de protection requis pour les empêcher de développer des formes graves de la maladie nécessitant une hospitalisation ou provoquant la mort, a expliqué la docteure Kate O’Brien, directrice du département Vaccination à l’OMS.

— Agence France-Presse

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