Le masque au cas par cas

Porterez-vous le masque dans les lieux publics après le 14 mai au Québec, même s’il n’est plus obligatoire de le faire ? Les lecteurs qui ont répondu à l’appel à tous de La Presse, jeudi, sont partagés. Si la majorité d’entre eux indique vouloir continuer de le porter par mesure de précaution, surtout dans certaines situations, d’autres comptent le laisser tomber pour enfin revenir à une « vie normale ». Voici en rafale quelques réponses qui nous ont été transmises.

Les plus vulnérables

Pour les personnes âgées de 60 ans et plus, et ceux qui ont des problèmes de santé, la COVID-19 demeure un risque élevé. À 66 ans, c’est évident que je vais continuer de porter le masque à l’intérieur dans les endroits publics. Et j’espère que bien des gens feront de même. J’espère surtout que ceux qui seront malades resteront chez eux ou auront la décence de porter un masque par respect pour les autres.

— Jacques

Vivre avec le virus

Non, je ne prévois pas continuer à le porter. Je crois qu’il faut revenir à la normale et vivre avec ce virus comme on vit avec tous les autres problèmes de santé. Par contre, je vais respecter ceux qui décident de continuer à le porter. Je crois que dans ce débat, il faut faire preuve de beaucoup de respect et de tolérance, et ce, peu importe le choix d’un individu.

— Martine

Des adaptations

Je ne vais pas nécessairement le porter comme avant. Mais j’en aurai toujours un dans ma poche, au cas où la situation le demanderait, [par exemple] quelqu’un qui tousse près de moi, ou des gens qui se tiennent trop proche.

— Céline

Nouvelle réalité

Je vais le porter dans des situations très particulières à l’intérieur. Pour le reste, seulement si j’ai des symptômes s’apparentant à la grippe, par respect des autres. C’est une nouvelle réalité.

— Mario

Un geste simple

Porter le masque dans les endroits publics est un geste simple, facile, peu encombrant et efficace. Même vacciné quatre fois, je vais continuer à le porter jusqu’à ce que les indicateurs de propagation soient au beau fixe depuis un bon bout de temps.

— Marc

La réalité de l’immunosuppression

Nous continuerons d’être prudents, puisque ma conjointe est immunodéficitaire. Notre entourage est au courant de ses problèmes de santé et participe volontiers aux mesures sanitaires de base en sa présence. Ça ne nous empêche pas de voir parents et amis. On fait juste attention.

— Daniel

Étant immunosupprimée, je ne suis pas encore tout à fait à l’aise de ne plus porter le masque, même si j’ai reçu quatre doses de vaccin ! C’est surtout à l’épicerie que je pense le porter encore. Je pense qu’il faut demeurer vigilants pour donner la priorité aux gens qui attendent depuis trop longtemps d’être opérés.

— Rolande

Par respect

Par respect pour le personnel qui œuvre dans les milieux publics et pour toutes les personnes vulnérables, je vais continuer de porter le masque même si l’obligation est levée.

— Suzanne

« Jamais bien loin »

Je suis bien heureux de cette nouvelle. Cependant, selon les endroits, l’achalandage, je le sortirai de ma poche pour l’enfiler, par précaution. Cela veut aussi dire que nous recommencerons à côtoyer des gens qui toussent, qui reniflent, qui mouchent, etc., surtout en cette période d’allergies saisonnières. Comment distinguer entre ces différents symptômes ? La prudence sera de mise et le masque ne sera jamais bien loin.

— André

« Gros bon sens »

Je prévois le porter encore lorsque je jugerai la situation compromettante. Ce dont je ne m’ennuierai pas, c’est d’être surveillée, apostrophée, suivie, interpellée parfois durement parce que j’avais oublié de remettre mon masque lorsque je quittais ma table au restaurant ou que j’entrais dans un endroit de manière précipitée. Un peu de gros bon sens aurait grandement contribué à vivre cette obligation de porter le masque avec plus de sérénité.

— Rachel

De l’importance de se laver les mains

Non, je ne le porterai plus, mais le lavage des mains doit continuer. Malheureusement, on voit de plus en plus de gens qui entrent dans les commerces en passant tout droit devant le désinfectant puisque ce n’est plus surveillé.

— Marie

Et dans l’ouest du pays ?

Nous vivons en Colombie-Britannique, où le port du masque n’est déjà plus imposé depuis le mois de mars dernier. Ici, les personnes plus âgées continuent à le porter, mais les jeunes l’ont largement abandonné.

— Jean

Tourner la page

Non, je ne continuerai pas à le porter. Je l’ai fait pour me conformer aux exigences de la Santé publique, bien que je ne sois pas sûre des bénéfices pour les personnes en bonne santé. En l’enlevant, on aura l’impression de recommencer à vivre normalement. Souvent, je m’empêchais de sortir parce qu’il fallait le porter dans les endroits publics.

— Angèle

Plus de dépistage, plus de bilans

Oui, je continuerai à porter le masque. Il y a encore trop de personnes atteintes de la COVID autour de moi. Le fait qu’on ne compte plus le nombre de cas ne change pas la réalité pour moi.

— Guy

Si on le demande

Non, merci, pour le masque, j’ai donné ! Déjà que l’obligation reste pour les voyages en avion, ça, franchement, ça me dérange beaucoup. Je suis prête à continuer de le porter pour visiter ma mère de 91 ans en résidence privée et à l’hôpital, voire en présence de personnes vulnérables ou qui me le demandent, mais c’est tout.

— Nicole

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