Duhaime s’engage à adopter une charte pour les victimes

Le Parti conservateur du Québec a présenté 13 propositions en matière de justice, mardi, dont celles de financer l’embauche de 400 policiers et de créer un registre public des prédateurs sexuels, déjà annoncées. Parmi ses autres engagements, Éric Duhaime promet entre autres d’adopter une charte des droits des victimes, d’adopter une loi pour que les femmes puissent accéder au casier judiciaire de leur partenaire de vie afin de vérifier s’il a un passé violent, de créer un réseau de centres de thérapie pour les hommes violents et de mettre en place un réseau d’hébergement communautaire comme solution de rechange à l’incarcération pour les personnes atteintes de troubles mentaux. Dans son cadre financier, le PCQ prévoit 312 millions sur cinq ans pour l’embauche de 400 policiers. Les autres mesures qui impliqueraient des coûts ne sont pas chiffrées.

— Mylène Crête, La Presse

Un « Clic École » et 1,5 milliard pour le sport, promet Legault

Les portails numériques des écoles sont trop « compliqués » pour les parents, en plus de ne pas être offerts partout, estime François Legault. Le chef caquiste veut les remplacer et implanter partout, au public et au privé, une solution unique, « Clic École ». Il consacrerait 4 millions à la création de ce portail où seraient regroupées toutes les informations sur le parcours scolaire de l’enfant et au moyen duquel on communiquerait avec l’école (pour les absences, par exemple). M. Legault s’est également engagé à investir 1,5 milliard pour rénover et construire des infrastructures sportives comme des arénas, des piscines et des terrains de soccer. Un engagement qui se réaliserait en 10 ans, donc au-delà de deux autres mandats. Les projets des municipalités, des établissements d’enseignement et des OSBL seraient financés jusqu’à 66 %, à concurrence de 10 millions. Le ministère de l’Éducation évaluerait les projets « selon des normes et des critères préétablis lors de la création du nouveau programme ».

— Tommy Chouinard, La Presse

Transports en commun 

QS réduirait progressivement les tarifs de 50 %

Pour le troisième jour consécutif, mardi, Québec solidaire (QS) a recyclé un vieil engagement du parti en promettant de réduire les tarifs des transports en commun de 50 % partout au Québec. Le parti de gauche entend appliquer cette mesure progressivement, d’abord par une réduction de 20 % dès 2023-2024, pour atteindre 50 % en 2026-2027. Le gouvernement compenserait entièrement les sociétés de transport. En mêlée de presse, le chef parlementaire sortant, Gabriel Nadeau-Dubois, a promis qu’il ferait de nouvelles promesses dans les derniers jours de la campagne électorale, après le débat des chefs, jeudi. « La politique, en dehors des campagnes électorales, c’est un peu comme de la musique d’ascenseur. Les gens l’entendent, mais ils ne prêtent pas toujours pleinement attention […]. Dans une campagne électorale, la politique, c’est plus comme un show rock. Les gens écoutent attentivement. C’est pour ça que c’est important, quand on fait de la politique, de prendre les bonnes idées qu’on a proposées et de les réitérer en campagne électorale », a-t-il dit.

— Hugo Pilon-Larose, La Presse

Place du privé en santé

Le réseau doit demeurer « 100 % public », prévient un syndicat

À deux semaines du vote, la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) prévient que toute autre option que le « 100 % public » dans le réseau de la santé aurait comme conséquence de « faire payer les contribuables » pour nourrir les profits d’entreprises. Dans le cahier de revendications paru mardi, on rappelle que « les CLSC ont levé la main pour dire qu’ils peuvent en faire plus ». « C’est le meilleur moyen de donner accès à des services de qualité et de proximité », écrit le plus important regroupement syndical du milieu de la santé, comptant 140 000 membres. Les conservateurs d’Éric Duhaime ne cachent pas qu’ils veulent « permettre l’émergence d’un système privé qui va concurrencer le système public ». La Coalition avenir Québec (CAQ) de François Legault veut construire deux « minihôpitaux » qui seraient entièrement couverts par la RAMQ en matière de soins, mais dont la construction et la gestion relèveraient du privé. Québec solidaire et le Parti québécois, eux, s’accordent : davantage de privé en santé n’est pas souhaitable. Chez les libéraux, on est aussi de cet avis, avec une exception toutefois : le privé peut permettre d’accélérer certaines interventions chirurgicales, selon Dominique Anglade.

— Henri Ouellette-Vézina, La Presse

Après les « convois de la liberté », place aux convois « dehors la CAQ »

Québec — Après les « convois de la liberté » l’hiver dernier, voilà que s’organisent un peu partout au Québec des convois « dehors la CAQ » le 1er octobre prochain, deux jours avant les élections provinciales.

Munis de leurs drapeaux, les convois rouleront jusqu’à L’Assomption, devant le CHSLD situé au 410, boulevard de l’Ange-Gardien, après quoi les manifestants marcheront vers le bureau de circonscription de François Legault, environ un kilomètre plus loin, précise-t-on sur la page Facebook du « Groupe officiel pour les convois du 1er octobre 2022 – Dehors la CAQ ».

Pour l’heure, des départs sont prévus dans une trentaine de municipalités, notamment à Québec, Lévis, Thetford Mines, Saint-Benoît-Labre, Saguenay, Sherbrooke, Granby, Trois-Rivières et Shawinigan. À Québec, les participants se réuniront dès 6 h au 5050, boulevard Wilfrid-Hamel avant de se diriger vers L’Assomption, où le « grand rassemblement de masse » est prévu à compter de 12 h 30.

Dans l’est du Québec, un convoi manifestera localement en soutien à la cause. Le regroupement se réunira à Matane et s’arrêtera à Amqui et à Mont-Joli pour y cueillir d’autres manifestants avant de terminer son parcours à Rimouski.

Les organisateurs des convois en ont contre « les désastres de la CAQ » et du gouvernement Legault, qui ont « abusé du motif de la pandémie pour créer des désordres sociaux, humains, financiers, émotifs et financiers [dans] la société québécoise », expliquent-ils.

« Nous ne sommes aucunement liés à cette manifestation », a indiqué l’attaché de presse d’Éric Duhaime, Cédric Lapointe.

Récriminations nombreuses

La liste des récriminations du groupe va du retrait de la « primauté parentale » avec la loi 15 à l’utilisation des médias pendant la pandémie « pour filtrer l’information, empêchant de donner l’heure juste aux citoyens », en passant par l’extorsion du consentement d’une grande partie de la population « dans le but de l’influencer à accepter un traitement expérimental ».

« Nous constatons tous ces dommages et jugeons qu’il est toujours d’actualité de les nommer pour qu’on se souvienne de tout ce que la classe politique nous a fait endurer depuis mars 2020 », résume-t-on sur la page de l’évènement.

Les organisateurs des convois demandent non seulement une enquête publique indépendante sur les CHSLD, mais aussi sur la DPJ, qui devrait selon eux être « mise sous tutelle » parce qu’elle « favorise l’aliénation parentale ».

Ils réclament également une enquête publique indépendante sur « l’hôpital Royal Victoria, l’Université McGill et les projets MK Ultra menés par la CIA ici au Québec » pour « donner suite à la sortie médiatique des grands-mères mohawks ».

Les organisateurs des convois « dehors la CAQ » font ici référence aux allégations d’un groupe de mères mohawks de Kahnawake selon lesquelles le site de l’ancien hôpital Royal Victoria contiendrait des sépultures anonymes, notamment autochtones, datant de l’époque où l’Institut Allan Memorial de l’Université McGill menait des expériences de lavage de cerveau sur des cobayes humains pilotées par la CIA, dans les années 1950 et 1960.

— Élisabeth Fleury, Le Soleil, avec Mylène Crête, La Presse

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