COVID-19

La ville de New York ferme à nouveau les écoles publiques

L’ensemble du système scolaire public de la ville de New York fermera jeudi, moins de deux mois après sa réouverture, touchant plus de 300 000 élèves.

Au cours des sept derniers jours, 3 % des résidants de la ville de New York ayant subi un test ont été déclarés positifs, soit le seuil fixé avant le début de l’année scolaire pour fermer les écoles.

C’est en fin d’après-midi mercredi que le maire a annoncé la nouvelle sur Twitter. « New York a atteint le seuil moyen de test de positivité de 3 % sur 7 jours. Malheureusement, cela signifie que les bâtiments des écoles publiques seront fermés à partir de demain, jeudi 19 novembre, par prudence, a-t-il affirmé. Nous devons lutter contre la deuxième vague de COVID-19. »

Le chancelier des écoles de New York, Richard Carranza, a renchéri quelques minutes plus tard en soulignant que la santé et la sécurité des élèves, du personnel et des familles ont toujours été leur priorité.

Selon les données du département de la Santé de la Ville de New York, le taux de positivité était de 2,06 % le 3 novembre dernier et continuait d’augmenter régulièrement depuis.

Dans une lettre aux directeurs d’école, le chancelier a indiqué que cette action était un élément clé pour faire face à l’augmentation préoccupante du taux de transmission de la COVID-19.

La transmission du virus dans les écoles de la ville était pourtant restée très faible depuis la réouverture des salles de classe à la fin du mois de septembre. New York a toutefois décidé de maintenir l’ouverture des restaurants et des gymnases, ce que de nombreux parents déplorent.

Le maire Bill de Blasio a déclaré que les écoles resteraient fermées au moins jusqu’aux vacances de Thanksgiving, qui ont lieu à la fin de la semaine prochaine. Des plans de réouverture seront annoncés prochainement, a-t-il ajouté.

« Nous devons vous protéger »

Dans la foulée de l’accélération de la propagation du virus, le président désigné Joe Biden a organisé mercredi une réunion virtuelle chargée en émotions avec des travailleurs de première ligne. Réunion durant laquelle une enseignante a d’ailleurs fait état de la détérioration de la santé mentale de ses élèves.

Le président désigné a prêté une oreille attentive aux témoignages des différents professionnels.

« Il ne suffit pas de vous féliciter. Nous devons vous protéger. »

— Joe Biden aux différents travailleurs réunis virtuellement

« Les hôpitaux regorgent de patients atteints de la COVID-19 et nous ne sommes pas préparés. Il y a quelque chose de sérieusement problématique quand les infirmières doivent se rendre dans les rues dans le milieu d’une pandémie pour réclamer de la protection », a souligné, en larmes, Mary Turner, infirmière aux soins intensifs du Minnesota.

Elle a ensuite ajouté qu’elle n’avait jamais pu subir de test de COVID-19 depuis le début de la crise. « Vous vous moquez de moi ? », a répondu M. Biden, stupéfait.

Anthony Murray, pompier, a dit à M. Biden qu’il connaissait beaucoup de collègues qui dormaient dans leur voiture pour éviter de transmettre la COVID-19 à leurs familles.

Une infirmière scolaire et une travailleuse de la santé à domicile ont également raconté leur expérience des derniers mois à l’ancien vice-président.

Joe Biden a promis de travailler fort pour eux et pour leurs collectivités. Il s’est également plaint de l’administration Trump quant au retard du processus de transition présidentielle, ce qui entrave la capacité de sa future administration à se lancer dans la lutte contre la pandémie.

Accélération de la propagation

Les États-Unis ont atteint mercredi la barre des 250 000 décès causés par la COVID-19 depuis le début de la pandémie, selon le comptage de référence de l’Université Johns Hopkins. Au cours de la dernière semaine, il y a eu une moyenne de 158 265 cas par jour, une augmentation de 79 % par rapport à la moyenne au début de novembre. À l’heure actuelle, plus de 11,5 millions de personnes ont été infectées au pays.

Élection du 3 novembre

Trump paie pour un nouveau dépouillement au Wisconsin

Le président Donald Trump a demandé mercredi un nouveau dépouillement des deux plus grands comtés démocrates du Wisconsin, payant les 3 millions de dollars requis et alléguant qu’ils comportaient les « pires irrégularités », bien qu’aucune preuve d’activité illégale n’ait été présentée. Les nouveaux dépouillements dans les comtés de Milwaukee et de Dane commenceront vendredi et doivent être effectués avant le 1er décembre. Le démocrate Joe Biden a reçu 577 455 votes dans ces deux comtés, contre 213 157 pour Trump. Biden a remporté l’État par 20 608 votes, sur la base des résultats soumis par les comtés. Dean Knudson, membre républicain de la Commission électorale du Wisconsin, a déclaré que Trump avait soulevé « des questions juridiques importantes qui n’ont jamais été tranchées dans le Wisconsin ». Le maire de Milwaukee, Tom Barrett, un démocrate, a qualifié le recomptage « d’attaque contre les villes, les minorités et les endroits qui ont historiquement voté démocrate ». Plus de 10 jours après l’annonce de la victoire du démocrate Joe Biden, le président républicain n’en démord pas : « c’était une élection truquée », « j’ai gagné », a-t-il encore écrit mercredi dans une série de tweets matinaux.

— Associated Press et Agence France-Presse

Chambre des représentants

Nancy Pelosi de nouveau choisie pour présider la Chambre des représentants

Les élus démocrates ont de nouveau choisi mercredi Nancy Pelosi, 80 ans, pour la présidence de la Chambre des représentants, où ils détiendront une courte majorité durant le début du mandat de Joe Biden. Sans opposant, elle a été désignée comme candidate par les élus démocrates lors d’une élection virtuelle – la première du genre à cause de la pandémie de COVID-19. Mme Pelosi s’est dite « très, très honorée » d’accepter cette nomination et a promis d’agir pour aider à « anéantir » le virus. Les défis du prochain Congrès américain, le 117e, touchent « à la justice de notre économie, de notre système judiciaire, de notre environnement et de notre système de santé », a-t-elle ajouté. Les 435 sièges des élus de la chambre basse ont été renouvelés en même temps que le scrutin présidentiel du 3 novembre. Les démocrates, qui souhaitaient étendre leur majorité de 232 voix actuellement (contre 197 pour les républicains), ont au contraire perdu au moins 10 sièges. Première opposante à Donald Trump durant le mandat du républicain, Nancy Pelosi avait repris la tête de la Chambre en janvier 2019, après les élections de mi-mandat. — Agence France-Presse

Arizona

Une responsable électorale reçoit des menaces en Arizona

La secrétaire d’État de l’Arizona, notamment chargée d’organiser les élections, a dénoncé mercredi des menaces adressées à sa famille et à des fonctionnaires après la publication des résultats du scrutin présidentiel du 3 novembre, toujours contesté par Donald Trump et ses partisans. Traditionnellement républicain, l’Arizona a choisi Joe Biden à l’issue d’un vote serré, basculant dans le camp démocrate pour la première fois depuis près de 25 ans. Cela n’a pas été du goût de certains, qui ont envoyé des menaces à la secrétaire d’État Katie Hobbs, à son bureau et par l'internet, a-t-elle affirmé. Des images de vidéosurveillance diffusées par des médias locaux montrent également un groupe de manifestants devant le domicile de Mme Hobbs à Phoenix, en train de jouer de la musique et de scander « nous voulons un audit ». « Leurs tactiques d’intimidation permanente ne m’empêcheront pas d’accomplir les devoirs pour lesquels j’ai prêté serment », a déclaré dans un communiqué la secrétaire d’État. Mme Hobbs est notamment responsable de la certification des bulletins de vote en Arizona, qui doit légalement avoir lieu d’ici le 30 novembre. — Agence France-Presse

Frontière États-Unis — Mexique

Interdiction d’expulser les mineurs étrangers sous prétexte de pandémie

Un juge fédéral a jugé mercredi que la pandémie n’autorisait pas le gouvernement de Donald Trump à expulser immédiatement les mineurs étrangers qui se présentent seuls à la frontière. Le magistrat Emmet Sullivan, du tribunal de Washington, a estimé que les enfants migrants arrêtés à la frontière sud sans accompagnateur ne pouvaient pas être refoulés sans formalité. Au nom de la lutte contre la COVID-19, le gouvernement de Donald Trump a adopté au printemps une politique de renvoi immédiat des migrants arrivés illégalement à la frontière et a appliqué cette règle aux mineurs non accompagnés, qui jouissent d’ordinaire de protections supplémentaires. Selon l’organisation de défense des droits civiques ACLU, 13 000 mineurs ont depuis été renvoyés vers le Mexique ou leur pays d’origine sans pouvoir déposer de demande d’asile. — Agence France-Presse

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