« Preuves accablantes » de harcèlement contre cuomo

Une enquête de huit mois sur la mise en accusation de l’ancien gouverneur Andrew Cuomo par l’assemblée de l’État de New York a révélé des « preuves accablantes que l’ancien gouverneur s’est livré à du harcèlement sexuel », renforçant ainsi les conclusions d’un rapport du procureur général de l’État.

Dans un rapport de 46 pages publié lundi, la commission judiciaire de l’Assemblée a également constaté que M. Cuomo a utilisé des fonctionnaires et d’autres ressources publiques pour écrire, publier et promouvoir son mémoire sur sa gestion de la pandémie de coronavirus, ce qui constitue une violation probable des lois d’éthique de l’État.

L’enquête a en outre conclu que Andrew Cuomo « n’a pas été totalement transparent quant au nombre de résidants de maisons de retraite morts à la suite d’infections à la COVID-19 ». Ses conclusions ont conduit un membre de la commission à dire qu’« une déduction très raisonnable » serait qu’il y avait une certaine corrélation entre le contrat de 5,1 millions US pour le livre de M. Cuomo et la manipulation par son administration des données sur les décès dans les maisons de retraite.

M. Cuomo, qui a largement nié tout acte répréhensible, n’a pas été interrogé par les enquêteurs de Davis Polk & Wardwell LLP, le cabinet d’avocats qui a été retenu par l’Assemblée pour mener l’enquête.

Alors que le rapport du procureur général mentionnait 11 femmes qui avaient accusé M. Cuomo de harcèlement sexuel, le mémoire de l’Assemblée se concentrait sur deux d’entre elles : une policière d’État non identifiée et Brittany Commisso, ancienne assistante exécutive de M. Cuomo, qui l’a accusé de l’avoir tripotée et dont les allégations ont servi de base à une plainte pénale contre lui. M. Cuomo a démissionné une semaine après la publication du rapport du procureur général.

L’enquête a examiné des courriels, des textos, des messages PIN de BlackBerry, des photographies, des appels téléphoniques et des enregistrements vidéo, ainsi que des transcriptions de dépositions, des comptes de médias sociaux et des notes d’entretien – des dizaines de milliers de documents en tout – pour parvenir à la conclusion que M. Cuomo s’était livré à du harcèlement.

Le temps de l’État

En ce qui concerne son livre, American Crisis : Leadership Lessons from the COVID-19 Pandemic, le rapport conclut que le gouverneur « a utilisé le temps de plusieurs employés de l’État, ainsi que le sien, pour servir son intérêt personnel pendant une pandémie mondiale ».

Cuomo a déclaré que tout travail effectué sur son livre l’a été à titre bénévole, mais le rapport a constaté que le travail avait eu lieu pendant les heures de travail normales, « dans le cadre du cours normal du travail dans la chambre exécutive ».

Le rapport indique que le travail n’était pas volontaire et qu’un haut fonctionnaire de l’État s’est plaint à un collègue que le travail sur le livre avait compromis la capacité de ce fonctionnaire à se concentrer sur la crise pandémique.

La commission de l’Assemblée n’a pas examiné ses conclusions avec M. Cuomo ou son équipe, une décision qui, selon un porte-parole de l’ancien gouverneur, Richard Azzopardi, pourrait « aboutir à un rapport partial ».

Le rapport indique qu’elle a examiné les réfutations de M. Cuomo et a constaté que « rien dans ses volumineuses soumissions ne peut surmonter les preuves accablantes de sa mauvaise conduite ».

Rittenhouse dit qu’il soutient Black Lives Matter

Washington — Le jeune Américain Kyle Rittenhouse, acquitté après avoir abattu deux hommes lors d’une manifestation antiraciste en 2020, a affirmé qu’il n’était pas raciste et qu’il soutenait le mouvement Black Lives Matter, dans un entretien diffusé lundi soir.

« Je ne suis pas raciste, je soutiens le mouvement Black Lives Matter, je soutiens les manifestations pacifiques », dit-il sur Fox News en référence aux manifestations qui se sont multipliées aux États-Unis après le meurtre de George Floyd, un Afro-Américain, lors de son interpellation par un policier blanc à Minneapolis fin mai 2020.

Kyle Rittenhouse, 18 ans, était jugé pour avoir tué deux hommes de 26 et 36 ans et blessé un troisième avec un fusil semi-automatique, le 23 août 2020 à Kenosha, dans la région des Grands Lacs.

Il était venu dans cette ville du Wisconsin avec un groupe de citoyens armés pour, selon lui, « protéger » les commerces de pillages lors de manifestations de colère contre le racisme après que Jacob Blake, un homme afro-américain, eut été gravement blessé par un policier de Kenosha.

Légitime défense

Kyle Rittenhouse a été acquitté vendredi après avoir plaidé la légitime défense, assurant avoir tiré après avoir été pris en chasse et attaqué par ces trois hommes, tous blancs comme lui.

Ce verdict a choqué une partie de l’Amérique, estimant qu’il offrait un blanc-seing aux partisans de la suprématie blanche et aux groupes armés.

« Ce procès n’a rien à voir avec le racisme, c’était à propos du droit à la légitime défense », a affirmé le jeune homme au cours de cet entretien diffusé lundi dans la soirée.

Avant son arrivée à Kenosha, Kyle Rittenhouse avait publié plusieurs messages sur les réseaux sociaux en soutien aux forces de l’ordre.

Fusillade de Parkland

Le FBI versera 130 millions aux familles des victimes

La justice américaine devrait dédommager les victimes et les familles de victimes de la fusillade de Parkland à hauteur de 130 millions de dollars, la police fédérale ayant manqué d’enquêter sur des informations qui auraient pu permettre d’empêcher le drame, a rapporté lundi le New York Times. Nikolas Cruz avait ouvert le feu le 14 février 2018 dans son ancien lycée de Parkland, en Floride, tuant 17 personnes et en blessant une quinzaine d’autres. M. Cruz, 19 ans à l’époque, avait pu acheter légalement un fusil d’assaut malgré ses antécédents psychiatriques. La police fédérale américaine (FBI) avait reconnu après la fusillade n’avoir pas enquêté sur deux informations qu’elle avait reçues le concernant. Le propriétaire d’une chaîne YouTube avait signalé cinq mois avant les faits un commentaire laissé sous une de ses vidéos dans lequel un internaute du nom de « nikolas cruz » avait affirmé qu’il deviendrait « un tireur scolaire professionnel ». Puis, en janvier 2018, une femme avait appelé le FBI, détaillant la manière dont M. Cruz montrait sur Instagram les armes et munitions qu’il accumulait.

— Agence France-Presse

Flambée des cas de COVID-19

Washington déconseille à ses ressortissants d’aller en Allemagne et au Danemark

Les autorités américaines ont conseillé lundi à leurs ressortissants d’éviter de se rendre en Allemagne et au Danemark, frappés de plein fouet par la nouvelle vague de la pandémie de COVID-19 qui sévit en Europe. Le département d’État a publié deux bulletins relevant au niveau 4, plus haut degré de mise en garde, son niveau d’alerte concernant ces deux pays, indiquant « un très haut niveau de COVID-19 ». Cette annonce intervient alors que l’Europe peine à endiguer une nouvelle vague de la pandémie, sur fond de protestations parfois violentes, notamment aux Pays-Bas, contre les mesures sanitaires. Le ministre allemand de la Santé, Jens Spahn, dont le pays a enregistré un record de plus de 65 000 contaminations quotidiennes la semaine dernière, a sombrement prévenu que « chacun ou presque sera[it] vacciné, guéri ou mort » d’ici la fin de l’hiver. Pour contrer cette nouvelle vague, l’Autriche voisine a de nouveau confiné sa population jusqu’au 13 décembre, malgré une vive grogne exprimée dans les rues le week-end dernier.

— Agence France-Presse

Assaut du Capitole

L’enquête se poursuit avec de nouvelles convocations

La commission parlementaire enquêtant sur l’assaut du Capitole commis le 6 janvier dernier par des partisans de Donald Trump a lancé lundi cinq nouvelles assignations à comparaître pour des proches de l’ex-président. Figurent dans cette nouvelle liste Roger Stone, ami de longue date et ex-conseiller politique de Donald Trump, et Alex Jones, célèbre complotiste de l’extrême droite américaine, tous deux directement impliqués dans le rassemblement du 6 janvier où l’ancien président républicain s’était adressé à des milliers de partisans, martelant sans fondement que l’élection lui avait été « volée ». Condamné pour « parjure » dans le cadre de l’enquête sur l’ingérence russe dans la présidentielle américaine de 2016, M. Stone a été gracié par le milliardaire républicain juste avant qu’il ne quitte le pouvoir. Alex Jones, fondateur du site d’extrême droite Infowars, aurait de son côté participé à l’organisation du rassemblement du 6 janvier et semblait connaître les plans de Donald Trump vis-à-vis de la manifestation, souligne la commission dans le communiqué.

— Agence France-Presse

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