Stellantis

Une camionnette et un muscle car électriques en route

Découvrez les nouvelles qui ont marqué l’actualité de la dernière semaine dans le monde de l’automobile

Stellantis, le nouveau Fiat Chrysler Automobiles (FCA), a récemment exposé les grandes lignes de son imposante stratégie d’électrification de 30 milliards d’euros dans le cadre de l’évènement EV Day. Le géant européen-américain, né en janvier de la fusion du groupe PSA et de FCA, veut ainsi marquer une nette séparation avec l’ère Sergio Marchionne, l’ex-président de FCA mort en 2018 qui était peu porté sur la chose électrique.

Pour ce faire, la stratégie se décline sur trois nouvelles plateformes électriques modulaires monocoques : STLA Small (jusqu’à 500 km d’autonomie), STLA Medium (jusqu’à 700 km d’autonomie), STLA Large (jusqu’à 800 km d’autonomie). La quatrième plateforme électrique, STLA Frame, sera destinée aux camionnettes et aux VUS, avec une configuration en échelle avec une promesse d’autonomie maximale de 800 km.

Le noyau central de ce virage demeure la batterie. Stellantis précise que d’ici 2024, il introduira deux nouveaux types de batteries : l’une « à haute densité d’énergie », l’autre « sans nickel ni cobalt ». D’ici 2026, on estime pouvoir assurer la mise en production d’une batterie à électrolyte solide, une technologie prometteuse qui est entre autres aussi en développement chez Hydro-Québec de concert avec Mercedes-Benz.

Les marques américaines prêtes au changement de philosophie

Lorsqu’on évoque Dodge, Jeep et Ram, il y a fort à parier que ce sont plutôt la sonorité rageuse de V8 qui vous vient en tête. Stellantis veut maintenant changer cette perception en intégrant l’électrique au centre de leur portfolio.

Dodge, la marque de muscle cars du groupe bien ancrée dans le passé, prévoit saisir la balle au bond et employer l’électrification comme levier pour augmenter la performance de ses modèles. Tim Kuniskis, grand patron du constructeur, a annoncé le lancement d’un muscle car entièrement électrique en 2024, sans avancer de détails sur sa forme. Cela dit, la vidéo suggère qu’il pourrait compter sur un rouage intégral.

Dans la guerre que se livrent les trois grands constructeurs américains, Ram n’a pas été très loquace sur ses intentions en matière d’électrification. S’appuyant sur l’annonce de la plateforme électrique, la marque veut maintenant pénétrer ce nouveau marché avec une nouvelle camionnette pleine grandeur dès 2024. C’est tout de même deux ans après le Ford F-150 Lightning, mais une année avant l’arrivée prévue du Chevrolet Silverado électrique. Le premier avant-goût visuel indique une approche plus axée sur l’aérodynamisme, sans doute dans le but d’obtenir une meilleure autonomie.

Finalement, Jeep a aussi levé en partie le voile sur son avenir électrique en présentant un Wrangler sans moteur à essence et en affirmant vouloir implanter des bornes de recharge solaires près des sentiers où l’on peut pratiquer le hors-route. La gamme Jeep offrira une option électrique dans tous ses segments d’ici 2025.

Bien des annonces, donc, mais surtout un vent frais qui fera sans doute grand bien aux anciennes marques de FCA.

Survol

Les VUS faits pour tracter

Alors que la demande de véhicules récréatifs est particulièrement grande par les temps qui courent, il est souvent difficile de s’orienter dans les gammes de constructeurs pour trouver un véhicule capable de tracter. Court survol de quelques modèles de VUS qui pourraient figurer sur votre radar si vous envisagez l’achat d’une roulotte de taille moyenne ou grande.

VUS compacts : Toyota RAV4, Ford Escape, Jeep Cherokee

Chez les VUS compacts, peu de modèles peuvent se targuer de dépasser une capacité de remorquage de 680 kg. Il y a cependant certaines exceptions qui confirment cette règle.

Le Toyota RAV4 Trail est une de celles-là. Il peut tracter jusqu’à 1588 kg sans devoir opter pour un moteur plus puissant que celui de série (quatre-cylindres de 2,5 L). Le Ford Escape a une robustesse égale, mais il faut opter pour le quatre-cylindres de 2 L turbocompressé pour en bénéficier. Le roi incontesté du segment demeure le Jeep Cherokee, lequel peut tirer une remorque ou une roulotte dont le poids maximal est de 2041 kg lorsqu’il est équipé du V6 de 3,2 L.

VUS intermédiaires : Tesla Model X, Land Rover Defender, Dodge Durango

Chez les VUS intermédiaires, les chiffres augmentent considérablement, pour permettre l’achat d’une roulotte nettement plus imposante. Parmi ceux-ci, notons que le Tesla Model X est le seul véhicule électrique pour le moment capable de tracter une charge imposante (2268 kg). Attendez-vous cependant à voir son autonomie fondre comme neige au soleil.

Le Land Rover Defender, pour sa part, peut tirer un poids fort impressionnant, pouvant atteindre jusqu’à 3500 kg, que vous choisissiez le quatre-cylindres turbo ou le six-cylindres turbo. Le Dodge Durango demeure toutefois dans une classe à part pour cette catégorie, avec ses 3946 kg lorsque vous cochez l’option d’un V8, peu importe lequel.

VUS pleine grandeur : Chevrolet Tahoe diesel, Ford Expedition

Construits sur des châssis en échelle partagés avec des camionnettes, les VUS pleine grandeur sont réellement conçus pour ce mandat bien précis. Les Chevrolet Tahoe et GMC Yukon diesel ne sont sans doute pas en tête de liste en matière de capacité de remorquage, mais offrent un compromis intéressant. Ils peuvent tracteur jusqu’à 3719 kg, tout en assurant une consommation de carburant moyenne sous les 10 L/100 km, évidemment lorsqu’il n’y a pas de charge.

Finalement, le roi de la montagne est le Ford Expedition, pouvant négocier avec un poids de 4173 kg en version courte.

Golf GTI et Golf R

Volkswagen dévoile sa liste de prix

Alors que la Volkswagen Golf de série a été remplacée par le nouveau multisegment Taos, les Golf GTI et Golf R cherchent en partie à combler l’espace laissé vacant avec un positionnement plus dynamique. Volkswagen Canada a présenté sa liste des prix des versions canadiennes de cette nouvelle et huitième génération fort attendue.

La Golf GTI, qui est considérée par plusieurs comme la première compacte sportive, nous reviendra à un prix quasi inchangé pour son année-modèle 2022. Son prix de départ est fixé à 31 495 $, en échange de quoi on obtient une compacte à posture évolutive, toujours basée sur le châssis MQB, qui a été retravaillé.

On trouve toujours un quatre-cylindres de 2 L turbocompressé sous son capot (codé EA888), dont la puissance a été augmentée à 241 ch et le couple, poussé à 273 lb-pi. La boîte manuelle reste au menu (6 rapports) ; l’option automatique à double embrayage aussi (7 rapports). La différence mécanique majeure se situe au niveau du différentiel avant, maintenant à glissement limité électronique pour éviter l’effet de couple et diminuer le sous-virage.

R comme rapide

La Golf R, de son côté, demeure l’option la plus performante, ce qui se traduit par un coût nettement plus élevé (44 995 $). En contrepartie, on obtient une mécanique plus nerveuse (315 ch), dont le couple (295 lb-pi ou 280 lb-pi) est relayé au sol au moyen d’un rouage intégral. Il peut envoyer jusqu’à 50 % du couple à l’arrière, selon les conditions. Les deux mêmes transmissions que la livrée GTI sont proposées dans son cas, de même que l’amortissement adaptatif, ce qui est en option sur la GTI.

En vente à la fin de l’année.

BMW

L'i4 a la Tesla Model 3 dans sa ligne de mire

La BMW i4 est la toute première riposte de la marque bavaroise à la compacte électrique Model 3 commercialisée par Tesla. Cet état des choses se traduit par une accessibilité financière comparable à celle de l’américaine.

Le constructeur a publié la semaine dernière les grandes lignes de ses stratégies de prix pour les deux versions attendues de ce nouveau modèle dont l’arrivée est programmée au début de 2022.

La déclinaison de série (i4 eDrive40) commandera un prix d’entrée au Canada de 54 990 $, à peine 2000 $ de plus que le Model 3 Standard Plus. Cette i4 avance une autonomie estimée supérieure à celle du Model 3 : 475 km comparativement à 432 km. La puissance de son moteur arrière est de 335 ch.

Si vous voulez bénéficier du rouage intégral, il faudra grimper d’un cran, avec la livrée M50 dotée d’un moteur par essieu. Avec un débours de départ fixé à 72 990 $, elle aspire à concurrencer la version Performance du Model 3, qui est 2000 $ de plus.

La BMW est moins concurrentielle que la Tesla sur le plan de l’autonomie, avancée à 385 km, comparativement à 507 km pour sa rivale. Les 536 ch de cette i4 M50 la placent légèrement en retrait au chapitre de l’accélération également, avec un 0-100 km/h en 3,9 s, 0,6 s plus lent que celui du Model 3.

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