Hydrogène

Affaire classée ?

Alors que l’industrie automobile tout entière donne l’impression de se tourner vers le véhicule électrique alimenté par des batteries, d’autres comme Land Rover, Toyota et Hyundai, pour ne nommer que ces trois-là, parient toujours sur l’hydrogène. Peine perdue ? Rien n’est moins sûr.

En effet, ces constructeurs estiment que puisque l’on ne sait pas quelle technologie va prendre le dessus et que la situation varie d’un pays à l’autre, il importe de préparer l’avenir en ne négligeant aucune option. La pile à combustible à hydrogène est l’une de celles-là. Le temps de recharge très bref et l’autonomie comparable à celle d’un modèle à essence supplantent en apparence les défauts rédhibitoires de l’électrique (poids et densité des batteries).

Une prouesse avec, à la clé, le même avantage écologique du zéro CO2. Pour peu, bien entendu (et cela vaut aussi pour le véhicule électrique « traditionnel »), que l’énergie soit produite de manière écologique et non à l’aide de ressources fossiles.

Un réseau coûteux

Qu’à cela ne tienne, une voiture électrique à batterie affiche un rendement énergétique de l’ordre de 70 à 90 %, alors que celui-ci chute à 25 à 35 % à peine pour un véhicule à pile à combustible, selon plusieurs experts.

Ces derniers soulignent également le coût très élevé de la mise en place d’un réseau de recharge. Pour toutes ces raisons, la majorité des constructeurs préfèrent miser sur les progrès des batteries, mais n’écartent pas pour autant la filière de l’hydrogène dans le cas des camions poids lourds, voire des avions.

D’ailleurs, Airbus a présenté trois concepts jusqu’ici. Pourtant, certains analystes de l’industrie évoquent la naissance d’un véhicule électrique bimode qui pourrait fonctionner avec une batterie et une pile à combustible.

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