Jeux d’hiver 2022

Le COC « garde un œil » sur la situation en Chine

Si la présence du Canada aux Jeux olympiques d’hiver de Pékin n’est pas remise en question à la suite de la mystérieuse disparition de la joueuse de tennis chinoise Peng Shuai, la Commission des athlètes du Comité olympique canadien (COC) dit « garder un œil » sur la situation.

Shuai, 36 ans, n’a pas été vue en public depuis qu’elle a accusé un ancien officiel chinois, Zhang Gaoli, d’agression sexuelle sur le réseau social chinois Weibo, le 2 novembre dernier. La publication avait été supprimée une demi-heure plus tard.

Pour ajouter à la confusion, quatre clichés de la championne ont été publiés tard vendredi par un compte Twitter libellé « média affilié à l’État chinois » par le réseau social.

Le compte Twitter en question affirme en anglais que ces photos ont été postées en privé par la joueuse sur un réseau social chinois – WeChat – pour souhaiter « bon week-end » à ses contacts.

« On est au courant de ce qui se passe en ce moment, explique Jacqueline Simoneau, nageuse artistique olympique récemment élue à la Commission des athlètes du COC. On a des réunions avec les athlètes pour avoir leur avis et voir, de notre côté, ce qu’on va faire, comment on va procéder. »

La Québécoise, qui a participé aux derniers Jeux, à Tokyo, en natation artistique, indique que la Commission envisage la possibilité de publier une déclaration pour faire savoir qu’il y a des craintes.

Un boycottage du Canada ne serait donc pas dans les cartes.

« En ce moment, les athlètes olympiques d’hiver s’entraînent vraiment fort pour les Jeux olympiques, alors on va les soutenir là-dedans », précise-t-elle.

Choisie par ses pairs

Choisie pour faire partie de la Commission des athlètes au début du mois, Jacqueline Simoneau se dit « honorée d’être reconnue et d’être élue par des athlètes, par ses amis ».

Son rôle consiste à « représenter les valeurs et les idées des athlètes au COC ». « On présente les idées des athlètes, ou bien on leur permet de s’asseoir dans une rencontre pour qu’ils puissent donner leur avis lorsqu’il y a des décisions à prendre. »

Elle ajoute que cette position lui permet de « rester connectée avec le sport à un autre niveau ».

Est-ce qu’elle pense donc à la retraite sportive ?

« Je n’ai pas encore pris de décision. En ce moment, je mets l’accent sur l’école. J’étudie en médecine podiatrique et ça prend beaucoup de temps dans mon horaire. »

La native de Chambly vit actuellement son « rêve » d’étudier en médecine. « J’aimerais un jour retourner dans le sport, mais dans une différente perspective, en médecin ou en podiatre. »

Le sport amateur montréalais honoré

Notre entretien avec Jacqueline Simoneau avait lieu dans le cadre de la Soirée des Lauréats montréalais, organisée par le Conseil du sport de Montréal au Complexe sportif Claude-Robillard. Le gratin du sport amateur montréalais y était réuni, vendredi soir.

Simoneau était nommée dans la catégorie « Athlète par excellence en sport individuel ». C’est finalement la judoka Jessica Klimkait qui est repartie avec le trophée, elle qui avait remporté une médaille de bronze historique pour le Canada à Tokyo. La paranageuse Aurélie Rivard était aussi nommée.

« Honnêtement, c’est toujours le fun d’être reconnue, non seulement par ses pairs, mais par sa ville aussi, a commenté la paralympienne. Ma préparation pour les Jeux, je l’ai faite ici. »

Marie-Philip Poulin s’est démarquée dans la catégorie « Athlète par excellence en sport collectif ». Sa coéquipière Mélodie Daoust et la joueuse de water-polo Axelle Crevier étaient aussi finalistes.

La gymnaste artistique Aurélie Tran a remporté le titre d’« Étoile montante par excellence », devant Dylan Le (escalade) et Sara-Maude Dupuis (patinage artistique).

L’arbitre de basketball Maripier Malo a obtenu le prix de l’« Officiel(le) par excellence », elle qui avait pris part au tournoi olympique de basketball à Tokyo.

« J’avais rêvé depuis longtemps de participer aux Jeux olympiques, surtout en tant qu’athlète. […] Mais là, de le faire avec un rôle plus réservé d’arbitre sur un terrain de basket, c’est encore plus gratifiant. Ça ouvre les yeux sur le fait qu’on peut aller aux Jeux et atteindre le plus haut niveau en inspirant les autres, et surtout les jeunes. »

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