Europe

25 %

Les ministres européens de l’Agriculture, réunis à Bruxelles, ont donné lundi leur feu vert à un « plan d’action » visant à consacrer au moins 25 % des terres agricoles de l’Union européenne à l’agriculture biologique d’ici 2030, contre 8,5 % actuellement. Cette orientation, non contraignante, proposée par la Commission européenne s’inscrit dans le cadre de sa stratégie « De la ferme à la fourchette » destinée à améliorer les circuits alimentaires. (AFP)

Pérou

Le candidat de gauche Pedro Castillo officiellement président

Le candidat de la gauche radicale et novice en politique, Pedro Castillo, a été proclamé lundi vainqueur de l’élection présidentielle au Pérou, un mois et demi après le scrutin du deuxième tour du 6 juin où il affrontait la candidate de la droite populiste, Keiko Fujimori. « Je proclame président de la République José Pedro Castillo Terrones », a déclaré le président du Jury national des élections, Jorge Luis Salas, lors d’une brève cérémonie virtuelle qui clôt des semaines de suspense après un scrutin particulièrement serré. « Au nom de ma famille, je voudrais saluer les autorités électorales […] saluer également les partis politiques qui ont participé à cette fête démocratique », a lancé M. Castillo. L’autorité électorale chargée d’examiner les recours a confirmé lundi les résultats délivrés il y a plusieurs semaines par l’Organe national du processus électoral (ONPE) responsable de l’organisation du scrutin. À l’issue du dépouillement de 100 % des bulletins de vote, l’ONPE avait donné Pedro Castillo, 51 ans, vainqueur avec 50,12 % des voix, contre 49,87 % des suffrages à sa rivale, Keiko Fujimori, 46 ans.

— Agence France-Presse

Irak

Attentat sanglant dans un marché de Bagdad à la veille d’une fête

Une trentaine de personnes ont été tuées et des dizaines blessées lundi dans un attentat revendiqué par le groupe État islamique dans un marché populaire d’une banlieue chiite de Bagdad, à la veille de la fête musulmane de l’Aïd al-Adha, ou fête du Sacrifice. Dans un message publié quelques heures après l’attaque sur son canal Telegram, l’EI a affirmé qu’un de ses kamikazes avait déclenché sa ceinture d’explosifs, faisant 30 morts et 35 blessés. L’explosion s’est produite lundi en fin d’après-midi dans un des marchés populaires de Sadr City, immense quartier chiite déshérité de l’est de Bagdad, où de nombreuses personnes se pressaient pour faire des courses à la veille de la plus importante fête musulmane. Le président irakien Barham Saleh a dénoncé sur Twitter « un crime haineux et d’une cruauté sans précédent ». Il s’agit du deuxième attentat revendiqué par l’EI depuis le début de l’année dans la capitale irakienne.

— Agence France-Presse

États-Unis

« Pas en guerre contre Facebook », assure la Maison-Blanche

« Nous ne sommes pas en guerre contre Facebook », a assuré lundi la porte-parole de la Maison-Blanche, Jen Psaki ; le président Joe Biden s’efforçant lui aussi de calmer le jeu après avoir accusé vendredi le réseau social de « tuer des gens ». Un peu plus tôt, M. Biden était lui revenu sur des propos très vifs qu’il avait tenus vendredi à propos des fausses informations sur la vaccination anti-COVID-19 circulant sur Facebook. « Facebook ne tue pas les gens », a-t-il déclaré lundi à la presse, après un discours à la Maison-Blanche sur l’économie américaine. Il a fait valoir que des usagers du réseau social « diffusaient de fausses informations. Cela peut faire du mal à ceux qui les écoutent. C’est ça qui tue des gens ». Inquiète de voir s’enliser la campagne de vaccination au moment même où la propagation du variant Delta provoque une recrudescence de cas, la Maison-Blanche a nettement durci le ton la semaine dernière contre les grands groupes technologiques, leur demandant de lutter davantage contre les fausses informations.

— Agence France-Presse

Afghanistan 

Des ambassades appellent les talibans à cesser leur offensive

Au lendemain de deux jours de pourparlers interafghans infructueux à Doha, une quinzaine de représentations diplomatiques à Kaboul ont appelé lundi les talibans à cesser leur offensive en Afghanistan. Dans un communiqué, la délégation de l’Union européenne, du bureau du haut représentant civil de l’OTAN et 15 ambassades, majoritairement occidentales, appellent « à la fin urgente de l’offensive militaire en cours des talibans, qui entrave les efforts pour parvenir à une solution négociée au conflit ». La mission de l’ONU en Afghanistan (MANUA) a, de son côté, appelé lundi gouvernement afghan et talibans à un cessez-le-feu « pour permettre à tous les Afghans de célébrer en paix » l’Aïd al-Adha, la fête musulmane du Sacrifice, les exhortant à « saisir l’opportunité d’un cessez-le-feu permanent, d’un accord de paix et d’une paix durable, offerte par les pourparlers » de Doha. Les talibans se sont emparés de vastes pans de territoires ruraux depuis début mai, faisant craindre qu’ils reprennent le pouvoir par la force après la fin du retrait définitif des forces internationales, d’ici la fin août.

— Agence France-Presse

États-Unis

Première peine de prison ferme pour un assaillant du Capitole

Un homme de la Floride a été condamné lundi par un tribunal de Washington à huit mois de prison ferme pour avoir participé à l’assaut meurtrier du Capitole le 6 janvier, une première depuis cette attaque qui a ébranlé la démocratie américaine. Paul Hodgkins, 38 ans, s’était introduit avec des centaines d’autres partisans de Donald Trump dans le siège du Congrès, au moment où les élus certifiaient la victoire du démocrate Joe Biden à la présidentielle, précise le ministère de la Justice dans un communiqué. Arrêté le 16 février après avoir été dénoncé, il avait plaidé coupable d’entrave à des procédures officielles. Selon des documents judiciaires, Paul Hodgkins était entré dans le Capitole avec un sac à dos contenant des lunettes de protection, des cordes et des gants en latex, entre autres. L’accusation avait toutefois reconnu qu’il n’avait « pas personnellement participé ou encouragé les violences ou la destruction de propriété » et qu’il avait « accepté très tôt sa responsabilité ».

— Agence France-Presse

COVID-19 Chypre

Condamnation des manifestations contre les restrictions sanitaires

Les autorités chypriotes ont condamné lundi les manifestations d’opposants aux restrictions sanitaires qui ont dégénéré la veille en heurts, après l’attaque par les protestataires du siège d’une chaîne de télévision dans la capitale de l’île méditerranéenne. Le président Nicos Anastasiades a mis en garde contre ceux qui s’appuient sur des « théories conspirationnistes et tentent de ramener le pays au Moyen Âge » et a exprimé son soutien aux médias lors d’une visite au siège de Sigma TV, chaîne considérée comme opposée aux militants antivaccins et ciblée à plusieurs reprises lors de manifestations antirestrictions. Selon la police, quelque 2500 manifestants se sont dirigés vers le siège de Sigma TV dimanche soir, à Nicosie, incendiant plusieurs voitures et occasionnant des dégâts dans le bâtiment. Cinq personnes ont été arrêtées et dix autres sont toujours recherchées. Selon le Cyprus Mail, quotidien local, 12 policiers ont été blessés au cours des heurts, dont 7 ont été traités à l’hôpital.

— Agence France-Presse

États-Unis

La justice ne forcera plus les médias à révéler leurs sources

L’administration de Joe Biden a proscrit lundi l’utilisation de mandats ou de convocations judiciaires pour identifier les sources des journalistes, après la révélation d’efforts de cette nature sous Donald Trump.

« Le ministère de la Justice n’utilisera plus le processus légal obligatoire dans le but d’obtenir des données sur des membres des médias liées à leurs activités de collecte de l’information », écrit le ministre Merrick Garland dans une directive adressée aux procureurs fédéraux.

La nouvelle règle s’applique également à la diffusion d’informations classifiées, précise-t-il, ce qui représente un important revirement réclamé depuis des années par les associations de défense de la liberté de la presse.

Les procureurs conservent toutefois l’usage de leur arsenal légal contre les personnes soupçonnées d’être à l’origine des fuites d’informations confidentielles.

La directive prévoit aussi quelques exceptions : si le journaliste est soupçonné d’avoir commis un acte illégal, par exemple un délit d’initié, ou d’avoir utilisé une méthode interdite, comme l’intrusion dans des systèmes protégés ; ou encore s’il s’agit d’empêcher qu’un acte grave (enlèvement, attentat…) soit commis.

Pour faire en sorte que la mesure dure dans le temps, Merrick Garland demande à ses services d’examiner l’ensemble des règles liées aux journalistes en vue de favoriser l’adoption d’une loi au Congrès.

Fuites coûteuses

Aux États-Unis, la fuite d’informations classifiées est illégale en vertu d’une loi sur l’espionnage datant de 1917.  

Des procureurs fédéraux pouvaient jusqu’ici lancer des mandats, notamment auprès des compagnies téléphoniques ou des géants de la technologie, pour remonter à la source des fuites, voire inculper ou arrêter des journalistes pour identifier leurs auteurs.

Après un scandale en 2013, le gouvernement de Barack Obama avait créé de nouvelles règles et imposé d’obtenir un feu vert de hauts responsables du ministère de la Justice pour tout mandat contre des journalistes, sans renoncer à la pratique.

Dès son arrivée à la Maison-Blanche, Donald Trump avait multiplié les efforts pour punir les responsables de fuites, qualifiés de « traîtres ».

En 2018, la justice avait ainsi saisi la correspondance électronique entre une journaliste du New York Times et un ancien responsable de la commission du renseignement du Sénat avec lequel elle avait une relation amoureuse et qui lui avait communiqué des informations confidentielles.

« Période critique »

Lundi, des associations de journalistes ont salué l’annonce de Merrick Garland. C’est « une mesure nécessaire et importante pour protéger la liberté de la presse lors d’une période critique », a notamment estimé le groupe Reporters Committee for Freedom of the Press.

« Cette nouvelle politique historique permettra aux journalistes de faire leur travail d’information du public sans avoir à craindre une intrusion du gouvernement fédéral dans leur relation avec leurs sources », a ajouté l’association.

— Agence France-Presse

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