Liban

2 ans

Temps écoulé depuis l’explosion meurtrière au port de Beyrouth, un anniversaire marqué par un appel d'experts indépendants des Nations unies et d'ONG à lancer une enquête internationale « sans délai ». Les enquêtes sont au point mort depuis fin 2021, en raison d’obstructions politiques, et pas un seul fonctionnaire n’a été jugé. (AFP)

Islande 

Éruption dans une fissure volcanique près de Reykjavik

Une éruption volcanique a commencé mercredi près de Reykjavik, la capitale de l’Islande, dans une fissure qui crachait une lave fumante à proximité du site du Fagradalsfjall, volcan qui était déjà entré en éruption en 2021. L’éruption, située à environ 40 kilomètres de la capitale, laisse apparaître des jets de lave en fusion se transformant en roche sombre à mesure que la matière refroidit et qui laisse s’échapper une fumée bleutée. L’Institut météorologique d’Islande, qui surveille l’activité sismique, a estimé la longueur de la fissure à environ 300 mètres. Ce dernier a précisé que l’éruption avait débuté dans la vallée de Meradalir, à moins d’un kilomètre de l’éruption de 2021. Mercredi, une coulée de lave surgissait du sol, projetant des morceaux incandescents à une vingtaine de mètres en l’air, avant de se changer en tapis de roche noire. Une centaine de curieux se sont déplacés sur la zone de l’éruption, s’émerveillant à la vue de la lave en ébullition et au bruit du grondement lorsque le magma jaillit, a constaté un journaliste de l’AFP. Malgré l’absence de nuage de cendres, l’institut a estimé « possible que de la pollution soit détectée du fait des émanations de gaz ».  

— Agence France-Presse

Sécheresse aux Pays-Bas

Pénurie d’eau au « pays de l’eau »

Les Pays-Bas ont officiellement décrété mercredi une « pénurie d’eau » au « pays de l’eau » due à la sécheresse qui les frappe depuis plusieurs semaines. Les autorités néerlandaises ont déjà imposé des limites à l’agriculture et à la navigation, et averti dans un communiqué que de nouvelles mesures pour conserver l’eau en cette période de sécheresse étaient envisagées. « Les Pays-Bas sont une terre d’eau, mais ici aussi notre eau est précieuse », a déclaré le ministre de l’Infrastructure et de la Gestion de l’eau, Mark Harbers. La sécheresse devrait « continuer pendant un certain temps », a prévenu le gouvernement, tout en assurant qu’une quantité suffisante d’eau potable est et reste disponible. Le pays est protégé de l’eau par un célèbre système de barrages, de digues et de canaux, mais avec environ un tiers de sa superficie située sous le niveau de la mer, il reste particulièrement vulnérable aux changements climatiques.  

— Agence France-Presse

Haut-Karabakh

L’Azerbaïdjan dit avoir pris le contrôle de certaines zones

L’Azerbaïdjan a affirmé avoir pris le contrôle mercredi de plusieurs positions et détruit des cibles arméniennes au Haut-Karabakh, lors d’une escalade qui a fait trois morts et ravivé le risque de guerre dans cette enclave montagneuse. « Le contrôle a été établi sur plusieurs hauteurs importantes », dont des collines, a déclaré le ministère azerbaïdjanais de la Défense dans un communiqué, ajoutant que ses forces étaient en train de fortifier ces positions. Plus tôt mercredi, les deux camps avaient rapporté la mort d’au moins deux séparatistes arméniens et un soldat azerbaïdjanais dans des violences autour du Karabakh qui ravivent le spectre d’une nouvelle guerre après celle de 2020. Ces incidents risquent aussi de peser sur les pourparlers de paix qui ont lieu depuis plusieurs mois entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie, deux ex-républiques soviétiques rivales du Caucase, avec la médiation de l’Union européenne. La Russie, qui a parrainé le cessez-le-feu ayant mis fin à la guerre de 2020 et a déployé une force de maintien de la paix au Karabakh, a accusé les forces azerbaïdjanaises d’avoir violé la trêve dans la zone de Saribaba.

— Agence France-Presse

Pérou

Démission du quatrième premier ministre en un an

Le premier ministre péruvien Aníbal Torres a présenté mercredi sa démission au président Pedro Castillo, évoquant des « raisons personnelles » dans une lettre publiée sur son compte Twitter. Aníbal Torres, qui avait pris ses fonctions en février, est le quatrième chef du gouvernement à présenter sa démission au président de gauche radicale, englué dans les scandales depuis sa prise de fonctions il y a tout juste un an. Le ministère public a ouvert cinq enquêtes contre le président Castillo, une situation sans précédent au Pérou. Les affaires dans lesquelles l’ex-enseignant rural et syndicaliste de 52 ans est cité sont un présumé trafic d’influence dans l’achat de carburant par l’entreprise publique Petroperu, une présumée obstruction à la justice dans la destitution d’un ministre de l’Intérieur, des allégations de corruption et de collusion aggravée dans un projet de travaux publics, de trafic d’influence dans un dossier de promotion militaire, et de plagiat dans sa thèse universitaire. Protégé par son immunité présidentielle jusqu’à la fin de son mandat en 2026, il ne peut pas être mis en examen et traduit devant un tribunal.

— Agence France-Presse

Bangladesh

Décès d’un militant de l’opposition, blessé par balle

Un militant du principal parti d’opposition du Bangladesh, Nure Alam, 32 ans, est mort mercredi, trois jours après avoir été blessé par balle dans une manifestation réprimée par des tirs de la police, ont indiqué la police et l’opposition. La police a réprimé « une manifestation pacifique » du Parti nationaliste du Bangladesh (BNP) contre le rationnement de l’électricité dans l’île de Bhola, dans le sud du pays, a déclaré Sairul Kabir Khan, porte-parole du BNP. « [La police] a ouvert le feu et un des responsables de notre parti a été abattu dimanche. Trente militants ont été blessés. L’un d’entre eux est mort dans un hôpital de Dacca mercredi », a-t-il précisé. Selon Saiful Islam, chef de la police de Bhola, la police a été contrainte d’ouvrir le feu devant la violence de quelque 4000 manifestants, lançant des briques sur la police. Dix agents de police ont été blessés, dont un par balle.

— Agence France-Presse

Haïti

Des enfants obligés de fuir la violence des gangs

Corde à sauter, dominos et travaux manuels : à l’école Saint-Louis de Gonzague transformée en refuge, plus de 300 enfants haïtiens tentent d’oublier, au moins un temps, la violence des gangs qui les a contraints à fuir leur domicile.

Séparés temporairement de leurs parents, ils tuent le temps en se reposant sur les fins matelas de mousse installés sur les sols bétonnés de cet établissement de la capitale Port-au-Prince, entre deux activités organisées par des moniteurs.

« Ils sont traumatisés, mais s’ils commencent à faire une partie de football, ils redeviennent des enfants », explique sœur Paesie, directrice de l’organisation Kizoto, responsable de leur hébergement dans cette école tenue par des frères catholiques.

Il y a près de deux semaines, la commune de Cité Soleil où ces jeunes vivaient, dans la banlieue de Port-au-Prince, s’est transformée en champ de bataille entre bandes rivales.

Plus de 471 personnes ont été tuées, blessées ou portées disparues entre le 8 et le 17 juillet, selon le dernier décompte de l’ONU. Et beaucoup ont dû fuir.

L’immense majorité des enfants secourus ont perdu leurs maisons, brûlées par des membres des gangs, selon sœur Paesie.

« Ils l'ont battu »

Parmi les habitants hébergés à l’école Saint-Louis se trouve Dieula Dubrévil, réfugiée avec ses quatre enfants. Cette femme à la frêle silhouette et aux traits tirés a dû fuir en urgence.

« Des balles ont atterri à l’intérieur de ma maison. Mon mari est sorti, ils l’ont battu », se remémore Dieula Dubrévil, qui est sans nouvelle de son conjoint depuis plus de deux semaines.

Au total, plus de 800 enfants et une vingtaine d’adultes ont réussi à fuir Cité Soleil grâce à des communautés religieuses, au prix d’une opération d’évacuation très risquée.

Les agences humanitaires ont apporté leur aide : le Programme alimentaire mondial a notamment fourni plus de 10 000 repas chauds sur l’ensemble des sites où se sont installés les mineurs isolés.

Si elles savourent ce répit, les familles savent que l’accueil n’est que temporaire.

— Agence France-Presse

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