Le BEI enquêtera sur la femme retrouvée morte à Laval

Le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) prend en charge le dossier concernant la mort d’une femme dans la trentaine. La victime, dont le corps portait des marques de violence, a été retrouvée inerte dimanche matin dans le stationnement d’un immeuble de condos du quartier Chomedey, à Laval.

Dimanche après-midi, le BEI a pris en charge l’enquête, assisté par la Sûreté du Québec (SQ).

La défunte, une femme de 32 ans, a porté plainte pour menaces de mort vendredi dernier vers 12 h 40, selon un communiqué du BEI. Deux policiers du Service de police de Laval (SPL) l’ont rencontrée et ont fait des vérifications.

Les policiers de Laval ont fait la triste découverte de sa dépouille dimanche, peu après 6 h 40. La victime a été localisée gisant au sol dans le stationnement d’un immeuble de condos de la rue des Châteaux, non loin du boulevard Daniel-Johnson.

Balle à la tête

Selon nos informations, la femme est morte d’une balle à la tête. Une arme de poing a été trouvée sur place.

Cet évènement était alors considéré comme une mort suspecte par la police lavalloise. « Des traces de violence ont été constatées sur son corps », a indiqué l’agente Stéphanie Beshara, des relations médias du Service de police de Laval (SPL).

Le BEI a indiqué qu’il avait fait appel à la Sûreté du Québec (SQ) pour agir comme corps de police de soutien dans cette enquête. La SQ fournira deux techniciens en identité judiciaire qui travailleront sous la supervision des enquêteurs du BEI.

« Par souci de transparence, l’enquête sur la mort suspecte a été confiée à la Sûreté du Québec », a expliqué la sergente aux communications de la SQ, Hélène St-Pierre.

Une scène de crime a été établie dimanche matin pour protéger le périmètre. Le BEI demande à quiconque aurait été témoin de cet évènement de communiquer avec lui sur son site web.

— Avec Daniel Renaud, La Presse, et La Presse Canadienne

Commission d’enquête

Le BAPE s’intéressera à la gestion des déchets

Le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) lance une commission d’enquête sur la gestion à long terme des déchets ultimes.

À la demande du ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Benoit Charette, le BAPE doit établir l’état des lieux actuel de la gestion des déchets, et ce qui nous attend dans les 20 prochaines années.

Par déchets ultimes, le BAPE entend tout déchet qui se trouve à la fin du cycle de tri, de récupération et de mise en valeur.

En conférence de presse virtuelle, dimanche, le président de la commission, Joseph Zayed, a précisé que le volume d’enfouissement des matières résiduelles par habitant ne diminue que très légèrement depuis quelques années.

« En 2012, l’enfouissement des matières résiduelles totalisait en moyenne 725 kilogrammes par habitant. En 2018, les matières résiduelles totalisaient 700 kilogrammes par habitant », a-t-il illustré.

« Notre objectif comme commission, c’est justement d’éclairer et de dégager les principales tendances sur des horizons temporels de cinq à dix ans et projeter dans l’avenir, comme le ministre nous le demande, pour les 20 prochaines années », a-t-il ajouté.

M. Zayed sera épaulé des commissaires Julie Forget et Pierre Renaud.

Mandat à portée nationale

Comme il s’agit d’une commission d’enquête qui couvre tout le territoire, le BAPE a ajouté une étape à sa consultation. Une assemblée publique représentative de la population québécoise sera organisée après les audiences publiques.

« C’est la première fois qu’on l’utilise parce que c’est un mandat à portée nationale, donc parce qu’il y a une portée nationale, la commission jugeait qu’elle avait besoin d’avoir une rétroaction d’un groupe représentatif de la population », a expliqué la commissaire Forget.

« On veut une rétroaction d’un public diversifié. »

Les communautés autochtones seront aussi consultées.

Le BAPE entamera son mandat le 8 mars et les audiences publiques commenceront le 23 mars. Pendant ces quelques mois, la commission enverra également des questionnaires aux gestionnaires de sites d’élimination, et des ateliers de réflexion seront aussi organisés.

Le rapport doit être remis au ministre le 22 décembre prochain.

Dans son plan d’action 2019-2024, le gouvernement du Québec s’est donné comme objectif de diminuer à 525 kilogrammes ou moins les matières éliminées par habitant d’ici 2023.

Garde côtière canadienne

Le coût d’un navire grimpe à près de 1 milliard

Le gouvernement fédéral a discrètement révélé qu’il s’attendait à payer près de 1 milliard de dollars pour construire un nouveau navire de recherche pour la Garde côtière canadienne.

Cette estimation est près de 10 fois supérieure à ce que le navire était censé coûter à l’origine du projet, il y a plus de 10 ans. Elle est également trois fois supérieure à celle réalisée il y a trois ans.

Ottawa a attribué à Seaspan Shipyards, établi à Vancouver, un contrat pour la construction du navire.

Le porte-parole de la Garde côtière, Barre Campbell, précise que les responsables savaient à l’époque que l’agence aurait besoin de plus d’argent.

« Au fur et à mesure que le projet progressait et se rapprochait de la construction, le coût estimé du projet a été mis à jour pour refléter la valeur des contrats négociés et les coûts réels encourus, et a été examiné indépendamment par des tiers experts », a-t-il expliqué par courriel.

En plus des dépassements de coûts, le projet a souffert de retards. Le navire devait être livré en 2017-2018, mais des problèmes de conception et techniques ont repoussé cette date au moins jusqu’en 2024.

Montée en flèche des coûts

Entre-temps, Ottawa a été forcé d’investir plus d’argent dans le navire Hudson pour s’assurer que la Garde côtière dispose d’un bateau de recherche océanique.

Une porte-parole de Seaspan, qui construit actuellement trois navires de sciences halieutiques pour la Garde côtière ainsi que le premier des deux nouveaux navires de soutien pour la marine, a référé au gouvernement pour toute question en lien avec la montée en flèche des coûts du bateau océanographique.

Ces révélations surviennent à quelques jours de la publication de deux rapports très attendus sur les efforts du gouvernement fédéral pour construire de nouveaux navires pour la Marine canadienne et la Garde côtière.

Le directeur parlementaire du budget (DPB) présentera mercredi un rapport au sujet du prix que le Canada doit s’attendre à payer pour la construction de 15 nouveaux navires de guerre pour la Marine.

Ces derniers remplaceront les 12 frégates canadiennes de classe Halifax et trois torpilleurs déjà retirés. Ils serviront d’épine dorsale à la Marine pendant la majeure partie du siècle à venir.

Dépassements prévus

Le gouvernement libéral fédéral a prévu un budget de 60 milliards pour l’ensemble du programme, mais de nombreux observateurs estiment que les prévisions du DPB dépasseront de beaucoup cette somme.

De son côté, la vérificatrice générale fédérale présentera jeudi sa propre évaluation de l’ensemble de la stratégie fédérale de construction navale, qui a été en proie à des retards et des dépassements de coûts massifs depuis son lancement il y a plus de dix ans.

L’une des conclusions attendues est que de nombreux navires prévus au plan de remplacement étaient déjà en fin de vie lorsque la stratégie a été lancée avec la sélection des entreprises Seaspan et Irving Shipyards.

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