Testé airCentric 3

Toute une science, rester assis

Présenté comme « le meilleur fauteuil de bureau ergonomique dans sa catégorie de prix », issu d’une décennie de recherche et développement, l’airCentric 3 impressionne surtout par ses possibilités quasi infinies de configuration. Au risque d’étourdir l’utilisateur, qui n’en demande probablement pas tant, à un prix tout de même costaud.

On aime

Il peut sembler étonnant que dans une rubrique généralement consacrée aux produits technos, on présente un fauteuil ergonomique. Disons que deux ans de pandémie et de télétravail devant un ordinateur ont rendu certains accessoires essentiels, dont un bon fauteuil de bureau confortable et durable.

Notre premier fauteuil en similicuir à 120 $ nous a lâché au bout de six mois à l’automne 2020. L’airCentric 3, lui, est assorti d’une garantie de 12 ans sur les mécanismes, de 10 ans sur le tissu, pour trois quarts de travail par jour.

Pour l’aspect plus précisément techno, le fabricant canadien ergoCentric, qui s’est associé pour ce modèle à Bureau en gros et au designer Joe Mimran, de gry mattr, a adopté le slogan « The Science of Sitting », qu’on pourrait traduire maladroitement par « la science pour s’asseoir » et qui reflète toute la R & D derrière ses produits.

Le premier point frappant, c’est la facilité à monter ce fauteuil, ce qui tombe bien, puisque notre unité d’essai ne comportait aucun manuel d’instructions. Il suffit en fait d’emboîter de façon logique toutes les pièces et de serrer trois vis avec un clé Allen.

Les deux parties essentielles de ce fauteuil, le siège et le dossier, sont en tissu recouvrant une mousse de polyuréthane ferme. À l’arrière, le dossier est constitué d’une plaque de plastique percée de 46 évents, pour la circulation d’air. On note que ce dossier n’est pas droit, mais comporte deux courbes épousant la forme naturelle du dos.

Avant de s’asseoir, il faut trouver la configuration idéale, et l’exercice est complexe tant les possibilités sont nombreuses. À peu près tout dans ce fauteuil peut être personnalisé. D’abord, il est vendu en trois tailles, selon le physique de l’utilisateur, qui peut aller jusqu’à 350 lb.

Le dossier peut glisser de 5 po en hauteur et s’incliner de près de 30 degrés vers l’avant ou l’arrière. Même le siège peut balancer de haut en bas selon un angle d’une vingtaine de degrés. Sa hauteur varie de 5,5 po.

Les appuie-bras, eux, sont totalement ajustables. On peut les éloigner de 2 po et les régler en hauteur avec un jeu de 4 po. On peut également les tourner sur 360 degrés, les mettre en parallèle ou à angle droit avec le bureau, selon les préférences.

La grande question : est-il confortable, ce fauteuil ? Oui, quand on a fini par trouver la meilleure disposition, ce qui nous a pris quelques jours. Sa fermeté et le design ingénieux de son dossier en courbes sont agréables et supportent bien le dos. La hauteur variable des appuie-bras permet de garder une position ergonomique, en ligne droite du fauteuil au clavier, les bras vers l’intérieur.

On a évidemment affaire ici à un fauteuil de bureau, avec le confort spartiate qui lui est associé, pas à un pouf dans lequel vous avez l’impression de plonger.

On aime moins

Les appuie-bras rotatifs, c’est bien, mais on ne peut les fixer. Ils ont donc tendance à tourner sans cesse dès qu’on les accroche.

Soyez prudent quand vous ajustez la hauteur et l’angle du dossier et du siège. Les ressorts des mécanismes sont tellement tendus que nous avons perdu l’équilibre chaque fois.

À 599,99 $, on n’a pas affaire ici à un produit abordable. Bien sûr, on peut trouver des fauteuils de direction de plus de 2000 $ et des marques de luxe comme Intro-Tech et HumanScale bien plus coûteuses, mais le commun des mortels se contente généralement de fauteuils entre 200 $ et 300 $.

On achète ?

Les capacités impressionnantes de configuration de ce fauteuil dépassent probablement les besoins de bien des utilisateurs. Mais on a affaire, c’est indéniable, à un produit de qualité, durable et bien conçu, qui doit toutefois être soigneusement ajusté, idéalement sur les conseils d’un ergonome. L’achat est tout à fait recommandable pour un fauteuil qui sera beaucoup utilisé.

airCentric 3

Fabricant : ergoCentric (en partenariat avec gry mattr et Bureau en gros)

Prix : 599,99 $

Note : 4 sur 5

Techno

Clins d’œil technologiques

TimeMelters

À voir la bande-annonce de TimeMelters, qui a valu à ses auteurs d’être couronnés grands gagnants de la 6édition de la Série Indie Ubisoft au début de mai, difficile de croire que ce jeu vidéo est l’œuvre d’un petit studio indépendant composé de trois personnes, Autoexec. Le graphisme de ce jeu de « stratégie-aventure », où on personnifie une femme accusée injustement de sorcellerie, est magnifique et le ton, inspiré. « On peut contrôler le temps, le remonter, se dédoubler, explique Vincent Blanchard, président et fondateur d’Autoexec. On est tout seul, tout semble perdu au début de chaque mission, mais en usant de ruse, on réussit à vaincre les ennemis. » La sortie du jeu, d’abord pour PC sur Steam, est prévue l’automne prochain.

HomeKit

Nous avons à maintes reprises fait part de notre scepticisme à l’égard de la plateforme domotique d’Apple, HomeKit, compatible avec très peu de fabricants et difficile à configurer. Mea culpa. Une autre fermeture de serveurs d’une entreprise spécialisée en domotique, iHome, la quatrième à nous laisser tomber depuis un an, nous a convaincu de certaines vertus de HomeKit. Les appareils d’iHome demeurent utilisables à distance et avec l’assistant vocal Siri, grâce à la plateforme d’Apple. Dans l’avertissement publié par iHome, on précise qu’Alexa et l’Assistant Google ne peuvent réussir le même exploit. Notre prise intelligente iHome n’ira donc pas rejoindre la vingtaine d’appareils de Hive, Insteon et CaSA qui prennent la poussière.

Explorez Longueuil

Coup de cœur pour la nouvelle mouture de l’application Explorez Longueuil, lancée au début de mai. Cette appli mobile touristique initialement créée en 2019 comprenait déjà 15 circuits, près de 250 points d’intérêt et 450 anecdotes sur l’histoire de la ville. On lui a ajouté cinq « stations » de réalité augmentée, dans la rue Saint-Charles. On pointe par exemple son téléphone dans un parc, un bout de rue ou un terrain anodin pour voir apparaître un moulin à vent du XVIIsiècle, une grande croix en pierre appelée calvaire normand, le château fort de Longueuil depuis longtemps disparu ou un musée virtuel. On annonce déjà des ajouts semblables pour les circuits de Saint-Hubert et de Greenfield Park.

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.