Algérie

« On ne s’arrêtera pas ! On ne se taira pas ! »

— Des artistes algériens se sont mobilisés samedi pour un concert de solidarité diffusé en ligne afin de soutenir les prisonniers du Hirak, mouvement populaire antirégime, et défendre la liberté d’expression en Algérie. (AFP)

Royaume-Uni

Le gouvernement défend un conseiller dans l’embarras

Le gouvernement britannique a pris la défense samedi d’un proche conseiller de Boris Johnson, Dominic Cummings, accusé d’avoir enfreint les règles du confinement instauré pour lutter contre la propagation du nouveau coronavirus. Fin mars, Dominic Cummings, 48 ans, a quitté son domicile londonien pour se rendre chez ses parents septuagénaires à Durham, dans le nord-est de l’Angleterre, alors qu’il présentait les symptômes de la COVID-19, ont révélé vendredi soir les quotidiens Daily Mirror et The Guardian. Au Royaume-Uni, deuxième pays dans le monde le plus durement touché avec 36 675 morts, plus de 41 000 en incluant les cas non confirmés, cette affaire vient embarrasser le premier ministre Boris Johnson, déjà cible de critiques sur sa gestion de la crise. Avec la révélation de ce déplacement à 400 kilomètres de Londres en plein confinement, les appels se multiplient pour demander le départ du puissant et controversé Dominic Cummings. Cerveau de la campagne en 2016 pour le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne, il est parfois dépeint comme une sorte de mauvais génie du leader conservateur.

— Agence France-Presse

Afghanistan

Les talibans annoncent un cessez-le-feu pour l’Aïd el-Fitr

Les talibans ont annoncé unilatéralement samedi soir un cessez-le-feu de trois jours à l’occasion de l’Aïd el-Fitr, la fête marquant la fin du ramadan qui doit débuter dimanche, alors qu’ils avaient intensifié leurs offensives contre les forces afghanes depuis mars. La direction des insurgés ordonne à ses combattants de « prendre des mesures spéciales pour la sécurité de leurs compatriotes, et ne pas lancer d’opérations offensives contre l’ennemi », mais ceux-ci pourront se défendre s’ils sont attaqués, peut-on lire dans un communiqué des talibans transmis par un de leurs porte-parole. Le président afghan, Ashraf Ghani, a accepté en soirée la proposition. C’est la première fois que les talibans appellent d’eux-mêmes à poser les armes depuis qu’une coalition internationale menée par les États-Unis les a chassés du pouvoir fin 2001. Fin avril, ils avaient rejeté une offre de cessez-le-feu du président Ashraf Ghani à l’occasion du ramadan, qu’ils avaient qualifiée de « pas rationnelle ni convaincante ». Les talibans ont intensifié leurs attaques contre les forces de sécurité afghanes juste après avoir signé fin février à Doha un accord avec les États-Unis visant à un retrait des troupes étrangères d’Afghanistan sous 14 mois en échange de contreparties sécuritaires.

— Agence France-Presse

Catastrophe aérienne au Pakistan

Un survivant raconte « les cris partout »

« Il y avait des cris partout », raconte Mohammad Zubair, un des deux survivants de l’écrasement d’un Airbus A320 vendredi dans un quartier résidentiel de Karachi, grande ville du sud du Pakistan, dans lequel 97 personnes ont péri.

Après que l’avion a heurté le sol, « j’ai repris connaissance » et « j’ai vu du feu partout, personne n’était visible », se souvient le jeune homme de 24 ans, dont les 53 secondes d’entrevue de son lit d’hôpital sont devenues virales sur les réseaux sociaux. « Il y avait des cris d’enfants, d’adultes et de personnes âgées, des cris partout. Tout le monde essayait de survivre. »

« J’ai détaché ma ceinture de sécurité, j’ai vu de la lumière et j’ai essayé d’aller dans cette direction. Ça a marché. De là, j’ai sauté » hors de l’aéronef, poursuit-il d’une voix claire.

D’après un cadre du ministère de la Santé du Sindh, province dont Karachi est la capitale, Mohammad Zubair souffre de brûlures, mais son état est stable.

L’autre miraculé est le président de la Bank of Punjab, une des plus importantes banques du pays, Zafar Masud, a précisé le président de la compagnie Pakistan International Airlines (PIA), Arshad Malik.

Défaillance technique

L’A320 de la PIA en provenance de Lahore s’est écrasé dans un quartier résidentiel alors qu’il approchait vendredi en début d’après-midi de l’aéroport de Karachi après une défaillance technique, tuant 97 des 99 personnes à bord, dont huit membres d’équipage, selon de multiples sources.

Seules quatre personnes ont été blessées au sol, selon les autorités, après de premiers rapports faisant état de morts parmi les riverains vendredi.

Les opérations de sauvetage ont pris fin samedi à l’aube, selon les autorités. Durant toute la journée de vendredi, secouristes et habitants avaient fouillé les décombres à la recherche de corps. Un journaliste de l’AFP a vu plusieurs cadavres calcinés chargés à bord d’une ambulance.

Le vol PK8303 « a perdu le contact avec le contrôle aérien à 14 h 37 » vendredi (9 h 37 GMT), a déclaré le porte-parole de PIA Abdullah Hafeez.

Un enregistrement authentifié par un porte-parole de PIA fait entendre un appel de détresse du pilote à la tour de contrôle, dans lequel il déclare : « Nous avons perdu les moteurs. »

Le président de la compagnie aérienne a promis une enquête « transparente ».

— Agence France-Presse

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