Allemagne

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Nombre de personnes évacuées en raison d'un incendie de forêt près de Berlin, dimanche soir, alors qu'une vague de chaleur exceptionnelle touche le pays et une partie de l'Europe. L’incendie, qui s’est déclaré vendredi soir, fait rage selon les médias locaux sur plus de 100 hectares dans la région autour de la municipalité de Treuenbrietzen. (AFP)

États-Unis

Washington appelle le Vietnam à libérer une militante écologiste

Les États-Unis se sont dits dimanche « profondément préoccupés » par la condamnation à deux ans de prison vendredi au Vietnam d’une célèbre militante écologiste en lutte contre les énergies polluantes, arrêtée en février et « accusée d’évasion fiscale », selon des médias d’État. « Les États-Unis appellent le gouvernement du Vietnam à libérer [Nguy Thi] Khanh, qui a été reconnue internationalement pour son travail sur les questions du changement climatique et des énergies renouvelables. » Âgée de 46 ans, la militante est l’une des rares voix de ce pays communiste à s’élever contre le recours toujours plus important aux centrales à charbon. Son ONG environnementale GreenID a convaincu le gouvernement de retirer 20 000 mégawatts de capacité de charbon du plan énergétique national d’ici 2030. Son travail lui a valu en 2018 le prix Goldman pour l’environnement, le « Nobel vert ».

— Agence France-Presse

Proche-Orient

Les Palestiniens exigent l’arme ayant tué une journaliste

L’Autorité palestinienne a demandé dimanche à Israël de lui remettre l’arme qui aurait été utilisée pour tuer le 11 mai dernier en Cisjordanie occupée la journaliste vedette de la chaîne Al Jazeera, à l’occasion d’une cérémonie à sa mémoire. Des responsables palestiniens ont multiplié les hommages pour marquer le 40jour de deuil depuis le décès de Shireen Abu Akleh, tuée à Jénine, bastion des factions armées palestiniennes où des soldats israéliens menaient une opération musclée. L’Autorité palestinienne, Al Jazeera et le Qatar, pays finançant la chaîne de télévision panarabe, ont accusé l’armée israélienne d’avoir tué la journaliste. Pour sa part, le procureur palestinien a conclu que la journaliste avait été la cible du tir d’un soldat israélien utilisant une arme semi-automatique. Ces dernières semaines, des enquêtes journalistiques ont aussi pointé en direction de l’armée.

— Agence France-Presse

Mali

Le Nord s'enfonce dans la violence

Le nord du Mali est de nouveau pris dans la spirale de la violence : des hommes armés ont tué au moins 20 civils près de la ville de Gao, et 1 Casque bleu est mort dimanche à Kidal, dans le nord de ce pays sahélien où la situation sécuritaire se détériore.

« Des terroristes criminels ont assassiné samedi au moins 20 civils dans plusieurs hameaux de la commune d’Anchawadj », à quelques dizaines de kilomètres au nord de Gao, a assuré par téléphone à l’AFP un responsable de la police de la région sous couvert d’anonymat.

Un autre responsable policier à Bamako, également sous couvert de l’anonymat, a confirmé « l’assassinat samedi d’une vingtaine de civils à Ebak à 35 km au nord de Gao, et dans des localités voisines », évoquant « un acte perpétré par des criminels armés ».

« Les djihadistes ont assassiné samedi 24 civils dans la commune d’Anchawadj. C’est la panique générale », a pour sa part affirmé une autorité locale.  

Aucune autre source n’a confirmé que les djihadistes étaient les auteurs des attaques.  

Mais dans cette immense région sahélienne, les attaques des djihadistes affiliés au groupe État islamique au Grand Sahara (EIGS) sont de plus en plus fréquentes et leur champ d’action s’élargit.  

Les maigres informations remontant de cette zone reculée et difficilement accessible font état de centaines de civils tués et de milliers de déplacés ces derniers mois dans les régions de Ménaka, près de la frontière avec le Niger, et de Gao plus à l’ouest.

Mercredi, le Mouvement pour le salut de l’Azawad (MSA), un des groupes luttant contre les djihadistes, a assuré que 22 personnes avaient été tuées par « des hommes armés » dans la localité d’Izingaz, dans la région de Ménaka. Aucune autre source n’a confirmé ou infirmé l’information.

Historique de violence

Cette région est le théâtre de violences depuis le début du conflit en 2012, quand des groupes armés rebelles s’étaient levés contre Bamako. Ils ont signé en 2015 un accord de paix avec le Mali, qui peine toujours à être appliqué.

Outre ces groupes armés, des mouvements djihadistes – affiliés à Al-Qaïda et à l’organisation État islamique – opèrent dans la zone, combattant contre les symboles de l’État, ceux qu’ils accusent de le soutenir, ainsi qu’entre eux pour le contrôle des territoires.

Des trafiquants et autres bandits sont également présents dans cette région désertique où l’État est presque inexistant.

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