Testé ZTE Axon 30 Ultra 5G

Visa le milieu, toucha le haut

Écran d’une qualité époustouflante, processeur ultrarapide, appareils photo de 64 mégapixels, composants dignes des téléphones haut de gamme, belle interface épurée… On a l’impression de rêver quand on voit le prix de vente du ZTE Axon 30 Ultra 5G, soit 749 $ US, ou 932 $ CAN. Mais le traitement moyen des photos et quelques petits défauts nous ramènent un peu sur terre.

On aime

Encore peu connu au Canada, le fabricant chinois Zhongxing Telecommunication Equipment (ZTE), comme ses compatriotes OnePlus et TCL, veut exploiter le créneau des téléphones milieu de gamme pour s’exporter hors d’Asie. Son dernier produit lancé en mai dernier, l’Axon 30 Ultra 5G, a tout pour brasser les cartes.

On a affaire ici à un téléphone Android vendu moins de 1000 $ au Canada qui ressemble à s’y méprendre, en design comme en composants, à des appareils vendus bien plus cher par Samsung ou Huawei. Commençons par son écran OLED de 6,67 po, aux couleurs et à la brillance remarquables, au taux de rafraîchissement adaptable qui peut atteindre un sommet de 144 Hz, une première à notre connaissance.

Il est beau, ce téléphone, tout en courbes à l’avant, mince de 8 mm pour un poids minime de 188 g avec une coque arrière en alliage d’aluminium. À l’intérieur, pourtant, c’est du lourd, avec un processeur Snapdragon 888 5G octocœur atteignant 2,84 GHz, celui qu’on a retenu pour les Galaxy S21 et les OnePlus 9 Pro. Le modèle qu’on a testé compte 8 Go de RAM pour 128 Go de stockage.

La pile de 4600 mAh accepte la recharge rapide à 65 W, pour laquelle on a même ajouté un chargeur adapté dans la boîte.

Toute cette quincaillerie est nécessaire pour utiliser l’autre ajout étonnant à l’Axon 30 Ultra 5G, soit trois appareils photo de 64 mégapixels à l’arrière, dont un ultra grand-angle de 120 degrés. L’objectif standard, appelé ici « caméra portrait », a une longueur focale équivalente à 35 mm, une rareté dans un téléphone. On dispose en outre d’un téléobjectif plus modeste de 8 mégapixels offrant un zoom optique x5.

On reviendra plus loin sur la qualité des photos obtenues avec cet attirail. Possibilité spectaculaire, on peut filmer en utilisant trois caméras à l’arrière simultanément, qui donneront chacune une vidéo distincte.

Notre test incontournable avec Geekbench 5 en dit long.

À l’évidence, l’Axon 30 Ultra 5G arrive à concurrencer des téléphones bien plus coûteux, surtout en ce qui concerne le traitement graphique et la gestion de la vidéo.

On aime moins

On est étonné, avec le nombre d’appareils haute définition à l’arrière, que les photos de l’Axon 30 Ultra 5G ne se démarquent pas vraiment. D’abord, oubliez toute comparaison avec notre iPhone 12 Pro Max : le ZTE a tendance à donner des couleurs trop chaudes, à affadir ou rendre violet le ciel bleu et à mettre à certaines occasions trop de jaune. Il a également été légèrement surclassé par un Galaxy A52 (659,99 $), mais était meilleur qu’un TCL 20 Pro (844 $, une critique à venir).

Bref, un appareil photo honnête mais qui ne se compare pas aux meilleurs.

Il y a deux éléments sur lesquels on doit souvent faire une croix à ce prix : la recharge magnétique Qi et la protection IP67 contre l’eau et la poussière.

Un fabricant peu connu comme ZTE au Canada, ça amène des éléments irritants. Nous n’avons trouvé aucun fournisseur de service qui l’offrait subventionné avec un forfait, de sorte qu’il faut payer le plein prix directement sur le site de ZTE. La disponibilité des informations est minimale, avec notamment des liens en français et un domaine ztecanada.com périmés. On s’inquiète un peu de ce qu’est le service à la clientèle au Québec.

On achète ?

Le rapport qualité-prix offert par l’Axon 30 Ultra 5G est dur à battre. Si vous cherchez un téléphone Android sous les 1000 $, il fait partie du peloton de tête, avec les modèles intermédiaires de OnePlus et de Samsung.

Mais il faut faire quelques concessions à ce prix, notamment sur la qualité des photos et l’absence de certaines fonctions.

Axon 30 Ultra 5G

Fabricant : ZTE

Prix : 749 $ US (932 $ CAN, livraison gratuite au Canada, offert à ztedevices.com)

Note : 4,5 sur 5

Techno

Clins d’œil technologiques

Math Makers

Les applications éducatives comportent généralement deux segments : la leçon, puis un petit jeu en récompense. Avec Math Makers, le développeur montréalais Ululab a choisi de procéder différemment : la leçon de maths, c’est le jeu, composé de mignons casse-tête pour apprendre. « C’est une approche recommandée par la recherche mais peu suivie, parce que c’est long à faire », indique François Boucher-Genesse. Conçu pour des élèves du primaire, Math Makers accroche même des adultes, avec ses 500 puzzles pas piqués des vers. En attente de l’approbation d’Apple, le jeu sortira fin juillet pour iOS et Android. Il est gratuit au téléchargement puis nécessite un abonnement, réduit de 50 % pour les premiers clients à 4,99 $ par mois ou 34,99 $ par année.

La Presse+

De nombreux lecteurs inquiets nous ont signalé avoir reçu l’avertissement que leur vieil iPad ne pourrait plus accéder à La Presse+ à l’automne. Le service informatique de La Presse le confirme : cet avis concerne les iPad bloqués à iOS 9, les 2e et 3générations d’avant 2013. Il devenait de plus en plus difficile d’apporter des innovations tout en restant compatible avec ces vieux appareils, nous explique-t-on. On estime qu’entre 20 000 et 40 000 lecteurs seraient concernés. Le meilleur conseil, s’ils ne veulent pas payer trop cher : on trouve à environ 300 $, notamment chez Best Buy, un bon choix d’iPad remis à neuf de 5e et 6générations. Nous utilisons quotidiennement ce dernier modèle, toujours en forme.

Assassin’s Creed

Ubisoft a confirmé la semaine dernière une rumeur d’abord rapportée par Bloomberg : ses studios de Québec et de Montréal travaillent ensemble sur un « projet d’envergure » dont le nom de code est Assassin’s Creed Infinity. Il s’agirait essentiellement d’un jeu en ligne évolutif, à la manière de Fortnite, bien qu’Ubisoft en dévoile peu de détails. On précise tout au plus vouloir « évoluer de manière plus intégrée et concertée, moins centrée sur les studios et plus axée sur le talent et la direction ». Est-ce la fin des épisodes autonomes tous les deux ans, avec une histoire bien ficelée et un mode solo ? Impossible d’avoir la réponse. Ubisoft ne cache pas depuis quelques années son attirance pour des « univers persistants », avec leurs revenus alléchants et réguliers.

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