Alerte AMBER en Estrie

Les deux jeunes enfants et leur mère retrouvés sains et saufs

Les deux jeunes enfants qui auraient été enlevés par leur mère mercredi à Sutton, en Estrie, ont été retrouvés en bonne santé jeudi par la GRC au Nouveau-Brunswick. La Sûreté du Québec avait déclenché une alerte AMBER jeudi midi, envoyant un message d’urgence à des millions de personnes.

« Les trois personnes qu’on recherchait ont toutes été retrouvées en bonne santé », a en effet confirmé la porte-parole de la Sûreté du Québec Hélène St-Pierre, en précisant qu’autant la mère que les deux enfants « sont sains et saufs ».

La Sûreté du Québec avait lancé une alerte AMBER jeudi midi concernant une femme de 33 ans qui était disparue à bord d’un véhicule noir avec deux de ses enfants la veille vers 16 h. C’est finalement la GRC qui a retrouvé la mère et ses enfants à Sackville, à quelques kilomètres du pont qui mène à l’Île-du-Prince-Édouard.

La résidante de Sutton avait des démêlés avec la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ). La mère de six enfants – dont la garde des quatre aînés lui avait été retirée – se battait pour éviter que ses deux plus jeunes enfants soient placés en famille d’accueil, a-t-on appris.

Selon nos informations, elle devait aller devant la cour à ce sujet jeudi.

Plus tôt cette année, elle avait aussi écrit sur sa page Facebook avoir perdu un stage de formation, car elle refusait de se faire vacciner contre la COVID-19. « C’est dégueulasse, et ce n’est qu’un début ! », avait-elle noté. Plus tard, elle avait affirmé que porter un masque à son travail lui donnait « une migraine monstre ». « Je cherche un travail que je pourrais faire de la maison. Lancez-moi vos suggestions svp ! »

Plusieurs déboires avec la DPJ

En novembre 2020, la femme avait communiqué avec le quotidien de Granby La Voix de l’Est en raison de ses démêlés avec la DPJ, qu’elle jugeait « très corrompue ».

Elle souhaitait alors faire médiatiser son cas pour éviter que d’autres familles ne soient « brisées » par la DPJ.

Aux dires de la mère, son ex-conjoint et sa famille auraient « dit de la marde » à son sujet, ce qui lui aurait coûté la garde de ses trois enfants les plus âgés. « Il y a eu beaucoup de magouille dans mon dossier », avait-elle soutenu en novembre dernier.

Selon la mère de famille, le couple avait conservé la garde de ses deux plus jeunes parce qu’il avait cessé de boire et suivi des thérapies pour se remettre sur le droit chemin.

Dans ses échanges avec La Voix de l’Est, la Suttonnaise alléguait que le retrait de son quatrième enfant avait eu pour effet de traumatiser celui-ci et qu’il démontrait des problèmes de comportement.

« Ils ont fucké mon enfant. Tout ce qu’ils ont causé comme tort dans ma famille et surtout les séquelles psychologiques que mon garçon va conserver même s’il revient, c’est très grave », avait-elle dit.

— Avec la collaboration d’Henri Ouellette-Vézina, La Presse

Poursuite pour agression sexuelle

Une femme réclame 1,29 million à Gilbert Rozon

Membre du groupe Les Courageuses, Anne-Marie Charette accuse Gilbert Rozon de l’avoir séquestrée et agressée sexuellement il y a 35 ans, en se jetant sur elle dans une chambre d’hôtel. Elle réclame 1,29 million de dollars à l’ex-magnat de l’humour, principalement en dommages punitifs, afin de « dénoncer, punir et dissuader son comportement odieux ».

Il s’agit de la cinquième femme qui poursuit au civil Gilbert Rozon pour des allégations d’agressions sexuelles. Rappelons que le fondateur du festival Juste pour rire a été acquitté d’accusations de viol et d’attentat à la pudeur l’an dernier au terme de son unique procès criminel.

« [Gilbert Rozon] a utilisé sa position de pouvoir et d’influence dans les sphères artistique, politique et sociale pour approcher et intentionnellement piéger plusieurs victimes, les agressant sexuellement avec l’expectative qu’elles n’auraient pas le courage de le dénoncer ou qu’elles auraient peur ne pas être crues si elles osaient l’accuser », allègue Mme Charette dans une poursuite déposée jeudi à la Cour supérieure du Québec.

L’agression se serait produite au printemps 1987, alors que la femme, âgée de 25 ans à l’époque, commençait un emploi comme coordonnatrice aux communications pour les Monstres de l’humour, groupe d’humoristes. Ses bureaux étaient alors partagés avec ceux du festival Juste pour rire.

Au départ, Gilbert Rozon « complimentait régulièrement » Anne-Marie Charette, une attention qui ne la dérangeait pas. Mais l’intensité des remarques a graduellement augmenté, et celles-ci sont devenues de plus en plus « déplacées et désagréables », allègue-t-elle.

Gilbert Rozon se « rapprochait physiquement » de Mme Charette, « entrait dans sa bulle en la dénudant des yeux » et « commentait ouvertement son habillement et son corps », indique la requête.

Pendant le festival Juste pour rire de 1987, Gilbert Rozon appelle Mme Charette pour lui demander de lui apporter un dossier « important », une demande surprenante, selon la demanderesse. Devant ses refus, Gilbert Rozon prend un ton « plus autoritaire » et lui dit être son « boss ». Il lui fait alors « comprendre qu’elle pourrait perdre son emploi si elle ne vient pas », soutient-on dans la requête.

Une fois dans la chambre d’hôtel de Gilbert Rozon, celui-ci pousse Anne-Marie Charette sur le lit et « se jette sur elle », allègue-t-elle. « La demanderesse se souvient du début de l’agression comme si la scène était au ralenti : son sac tombe par terre à sa gauche proche du lit, le défendeur est sur elle, son regard de prédateur, de fou, la surplombe. Il la touche et tente de retirer ses vêtements », maintient-elle dans la requête.

Anne-Marie Charette assure avoir « protesté » et avoir « manifesté son refus », sans se souvenir des termes exacts. « La demanderesse ne se souvient pas ce qui s’est passé ensuite sur le lit. Son prochain souvenir est qu’elle déverrouille la porte et sort le plus vite possible. Ses vêtements étaient désordonnés », indique la requête.

« Après l’agression, elle était dans un état d’automatisme qui l’a suivie pendant longtemps. Elle s’est sentie détachée de tout ce qui se passait autour d’elle. À la suite de l’agression, la demanderesse a continué de travailler pour les Monstres de l’humour pendant quelques semaines, avant de perdre son emploi. La demanderesse associe son congédiement à son refus de répondre aux avances du défendeur », peut-on lire dans la poursuite.

« Abus de pouvoir »

Dans la requête, Anne-Marie Charette accuse ainsi Gilbert Rozon d’avoir « abusé de son pouvoir pour profiter de [sa] situation précaire », alors qu’il connaissait le « degré d’influence qu’il avait ». Gilbert Rozon lui a « volé sa confiance en elle-même et sa confiance envers les hommes en situation de pouvoir dans le milieu professionnel », ajoute-t-elle. « Elle continue à vivre beaucoup de culpabilité, de honte et de colère envers elle-même. »

Anne-Marie Charette réclame 250 000 $ à titre de dommages-intérêts pour préjudice moral, 40 000 $ à titre de dommages pour ses difficultés d’adaptation au travail et 1 million de dollars en dommages punitifs. Une telle somme se justifie en raison de « la préméditation et du mépris total » à l’égard des droits de Mme Charette.

« Le caractère intentionnel de l’atteinte ainsi que sa gravité sont démontrés notamment par le fait que le défendeur est un prédateur sexuel qui a agressé et harcelé sexuellement de nombreuses victimes sur une période s’échelonnant sur un minimum de 40 ans », indique la requête.

Notons que le Directeur des poursuites criminelles et pénales a décidé de ne pas porter d’accusation à la suite de la plainte de Mme Charette au Service de police de la Ville de Montréal en octobre 2017.

Mort de Joyce Echaquan

« Les choses ont évolué » au CISSS de Lanaudière, selon le chef Ottawa

Au cours des derniers mois, le CISSS de Lanaudière dit avoir redoublé d’efforts pour améliorer la qualité des services offerts et la sécurisation culturelle des patients autochtones qui vont se faire soigner au Centre hospitalier régional de Lanaudière. Pour le chef du Conseil des Atikamekw de Manawan, Paul-Émile Ottawa, le changement de climat est manifeste et la confiance est en train de se rebâtir.

« Le ton est différent de ce qu’il était il y a quelques mois. […] La communication s’est grandement améliorée », affirme le chef Ottawa.

Arrivée en poste en avril, la nouvelle PDG du CISSS de Lanaudière, Maryse Poupart, est « appréciée par la communauté », soutient le chef Ottawa.

Celle-ci a présenté jeudi après-midi l’ensemble des mesures mises en place depuis février pour améliorer la sécurisation culturelle au Centre hospitalier régional de Lanaudière, où Joyce Echaquan est morte sous les insultes racistes de membres du personnel le 28 septembre 2020.

« Ce drame m’habite et continuera de m’habiter », affirme Mme Poupart.

Elle a reçu positivement le rapport de la coroner Géhane Kamel sur la mort de Mme Echaquan, présenté plus tôt cette semaine. Plusieurs des recommandations contenues dans le rapport de la coroner sont déjà en cours de réalisation, affirme Mme Poupart.

Deux agents de sécurisation culturelle ont été engagés et ont leur bureau à même le Centre hospitalier régional de Lanaudière (CHRDL). Leur rôle est de « soutenir et accompagner les usagers de la communauté ».

Depuis le 17 mai, Mme Poupart est aussi accompagnée par Guy Niquay, qui est adjoint à la PDG. « C’est un précieux conseiller à la direction générale », dit Mme Poupart. Solange Dubé, originaire de Manawan, a aussi été nommée au conseil d’administration du CISSS.

Mécanismes revus

Une conférence virtuelle sur la sécurisation culturelle a été offerte à 70 % des employés du CISSS. Une formation plus longue est offerte depuis juin et a été suivie par 5000 employés, soit 30 % des effectifs du CISSS. Un comité de réconciliation a été mis sur pied, coprésidé par le chef Ottawa et Mme Poupart. « Toute l’organisation est mobilisée pour s’assurer que le meilleur est devant nous », dit-elle.

Les mécanismes ont été revus afin de faciliter les échanges d’informations médicales entre le dispensaire de Manawan et le CHRDL (appelé communément l’hôpital de Joliette). L’enquête du coroner avait révélé que les ratios de personnel aux urgences de l’hôpital de Joliette n’étaient pas conformes aux normes le jour de la mort de Mme Echaquan. Et que celle-ci avait été soignée principalement par une candidate à l’exercice de la profession infirmière (CEPI) de formation collégiale même si son état était instable.

Mme Poupart affirme que « la structure de gestion de l’urgence a été revue ». « Les ratios ont été revus. […] Vous dire que c’est facile de les atteindre, ce ne serait pas dire la vérité. […] Le défi, comme partout, c’est un défi d’accès aux ressources », dit-elle.

Un plan de formation sur les mesures de contention a été déployé. Et Mme Poupart affirme que les CEPI ne sont plus laissées à elles-mêmes.

Le chef Ottawa note que le changement dans les relations entre l’hôpital de Joliette et la communauté atikamekw est visible notamment parce que les demandes de la communauté sont prises au sérieux. Ce qui prenait autrefois des années à régler, « on pourrait maintenant le régler en une semaine tellement les choses ont évolué et changé depuis quelques mois », dit-il.

Pour Mme Poupart, « la communauté de Manawan a droit aux mêmes soins que les autres citoyens de Lanaudière ». Celle-ci estime que le travail de réconciliation se fera « doucement » et n’est pas terminé. « Il faut aller à la rencontre les uns des autres. […] Et ça, ça prend du temps », dit-elle.

En attente de son procès pour fraude, elle fraude son employeur

Deux semaines après avoir réussi à faire retirer sa reconnaissance de culpabilité dans une fraude de 750 000 $, Manon Hubert a été reconnue coupable jeudi dans un autre dossier pour avoir fraudé son employeur, alors qu’elle était gérante d’une station-service en attendant la tenue de son procès.

« Je n’ai pas cru son témoignage. Il soulève des questionnements tellement l’insistance avec laquelle elle diminue son rôle [est grande] », a tranché la juge Ellen Paré jeudi au palais de justice de Longueuil. La femme de 56 ans a ainsi été déclarée coupable de fraude, de faux et d’usage de faux au terme de son procès qui s’est déroulé au palais de justice de Saint-Hyacinthe.

En 2015, Manon Hubert supervisait une dizaine d’employés comme gérante d’une station-service de Mont-Saint-Hilaire. Pourtant, elle était en attente de procès à cette époque pour avoir fraudé un voyagiste pour des centaines de milliers de dollars en 2010 et 2011, flouant du coup des centaines de clients.

Notons que ce dossier s’étire depuis maintenant neuf ans au palais de justice de Montréal, alors que Manon Hubert a récemment fait retirer son « plaidoyer de culpabilité » trois ans après avoir plaidé coupable. L’accusée souffrait d’une « forme d’effondrement psychologique » à cette époque et était « proche d’une dépression majeure », selon le psychologue de la défense Hubert Van Gijseghem, dont le diagnostic a convaincu la juge Julie Riendeau.

Contradictions

Il y a quelques années, donc, Manon Hubert a profité de ses responsabilités de gérante pour puiser dans les recettes de la station-service, a conclu la juge Paré. La perte du commerçant s’élève à environ 76 000 $. Au procès, la fraudeuse a rejeté la responsabilité sur un collègue. Or, même si ce dernier avait été congédié en décembre 2015 et se trouvait alors à l’étranger, l’argent a continué de disparaître dans les coffres du commerce en janvier 2016.

Deux jours avant d’être congédiée, en février 2016, Manon Hubert a déposé une plainte à la police pour dénoncer son ex-collègue. En contre-interrogatoire, l’accusée « lève le ton et devient volubile. Elle s’impose et interrompt le procureur, en disant qu’elle amassait de la preuve pour remettre aux policiers », a relevé la juge. Son ton « détonne ou surprend », puisque l’accusée se présente comme une femme qui souffre du cancer, a conclu la juge.

Aux yeux de la juge, Manon Hubert a mis l’accent sur son « rôle de justicier » pour mettre la faute sur son ex-collègue. « [L’accusée] se contredit facilement et souvent, elle ajuste sa version antérieure. Elle adapte à plusieurs reprises le rôle professionnel qui lui incombait, principalement en diminuant l’implication ou la responsabilité qu’elle pouvait avoir, l’éloignant le plus possible du rôle de gérant qu’elle s’était elle-même attribué en s’adressant notamment aux policiers pour porter plainte », a analysé la juge.

Au terme de l’audience, à laquelle Mme Hubert assistait par visioconférence, son avocat MGilles Pariseau a indiqué avoir l’intention de produire un rapport médical pour sa cliente, comme celle-ci souffre du cancer.

MCimon Sénécal représente le ministère public.

Des grèves à prévoir dans des CPE

Des travailleuses des services de garde prévoient débrayer les 18 et 19 octobre, à moins d’en arriver à une entente de principe avec la partie patronale d’ici là. Dans un communiqué publié jeudi après-midi, le Syndicat québécois des employées et employés de service, affilié à la FTQ (SQEES-FTQ), a annoncé que « ses unités locales ont voté un mandat de grève de 10 jours qui sera exercé au moment jugé opportun », précisant que les deux premiers jours de grève auront lieu les 18 et 19 octobre. La présidente du SQEES-FTQ, Sylvie Nelson, a expliqué que le litige porte d’abord sur les salaires. « À 19 $ l’heure comme salaire d’entrée, alors qu’on a besoin de trois ans d’études collégiales pour être éducatrice, aussi bien travailler en restauration ou dans un entrepôt », a indiqué Mme Nelson. Plusieurs CPE du Québec seront également touchés par une grève les 12 et 13 octobre, date auxquelles les travailleuses syndiquées à la Centrale des syndicats du Québec débraieront.

— La Presse Canadienne

Trudeau dévoilera son cabinet durant la semaine du 25 octobre

Le premier ministre Justin Trudeau attendra vraisemblablement la semaine du 25 octobre avant d’annoncer la composition de son cabinet – soit un délai de quatre semaines après le scrutin fédéral du 20 septembre. M. Trudeau, qui rencontrera aujourd’hui son caucus pour la première fois depuis qu’il a mené ses troupes à un troisième mandat le mois dernier, n’a pas encore entrepris de démarches auprès d’éventuels élus qui pourraient faire partie de son cabinet, selon des informations obtenues par La Presse. Jusqu’ici, le premier ministre a reconduit une seule ministre dans ses fonctions, soit Chrystia Freeland, qui demeure à la barre du ministère des Finances et qui conserve aussi le rôle de vice-première ministre du gouvernement libéral minoritaire. Le temps que s’accorde M. Trudeau pour dévoiler son cabinet pourrait lui attirer les foudres des partis de l’opposition, qui le pressent de rappeler le Parlement le plus rapidement possible afin de s’attaquer à d’importants enjeux tels que la pandémie, le coût de la vie et la lutte contre les changements climatiques.

— Joël-Denis Bellavance, La Presse

Nouvelle session parlementaire

Un discours d’ouverture le 19 octobre, confirme Legault

Le premier ministre François Legault a confirmé jeudi son intention de prononcer un discours d’ouverture au Salon bleu le 19 octobre, à un an des élections générales. « Cela marquera le début d’une nouvelle session parlementaire et sera l’occasion de préparer le Québec à l’après-pandémie », a-t-il annoncé par voie de communiqué en fin d’après-midi. La Presse avait révélé lundi la prorogation de l’actuelle session et l’ouverture d’une nouvelle le 19 octobre. Le discours d’ouverture « permettra au premier ministre de mettre à jour les priorités gouvernementales, le contexte ayant beaucoup changé depuis le discours inaugural d’octobre 2018, qui précédait la pandémie de la COVID-19 […] Le pire de la crise étant désormais derrière nous, le temps est venu de se projeter vers l’avenir et de préparer le Québec à relever les défis des prochaines années »,a ajouté Québec.

— Tommy Chouinard, La Presse

Procès de Maxime Chicoine-Joubert

Le rôle de l’alcool analysé par deux psychiatres

Même si Maxime Chicoine-Joubert ne souffre d’aucune maladie mentale, deux psychiatres ont témoigné cette semaine à son procès pour meurtre. L’homme de 26 ans est accusé d’avoir assassiné Simon-Olivier Bendwell, 18 ans, croisé par hasard au centre-ville de Montréal, en le poignardant dans le dos. « La colère et l’agressivité de l’accusé ont culminé avec une attaque au couteau envers Simon-Olivier », selon la théorie de la poursuite. Maxime Chicoine-Joubert avait consommé des quantités importantes d’alcool. Il a affirmé au jury n’avoir aucun souvenir de la fin de la soirée. Selon le DGilles Chamberland, l’accusé surévalue sa consommation d’alcool le soir des évènements. L’expert de la poursuite conclut que les facultés de l’accusé n’étaient pas affectées « au point de dire que ces facultés étaient perdues ou qu’elles étaient absentes ». Le DLouis Morissette conclut pour sa part que le « jugement habituel, la capacité d’analyse et la capacité “d’action” de monsieur étaient significativement perturbés » par son niveau élevé d’alcoolémie et si l’accusé a donné le coup de couteau, il s’agit « plus d’une réaction que d’une action ».

— Louis-Samuel Perron, La Presse

Meurtre à Blainville

Un suspect arrêté

Un suspect a été arrêté en lien avec le meurtre de Maxime Villeneuve, un homme de 27 ans sans histoire atteint par balle à Blainville mercredi soir. Le suspect, un homme de 26 ans de Terrebonne, a été arrêté à Saint-Lin–Laurentides vers 15 h 30 jeudi, a annoncé la Sûreté du Québec par communiqué. Il a été entendu par les enquêteurs et doit comparaître vendredi par visioconférence au palais de justice de Saint-Jérôme. Selon nos informations, une histoire de cœur serait à l’origine du crime. Les policiers ont retrouvé Maxime Villeneuve blessé à l’intérieur de sa résidence de la 61e Avenue Ouest, près du boulevard Curé-Labelle. Son décès a été constaté à l’hôpital. Le Service de police de la Ville de Blainville avait reçu plusieurs appels en lien avec des coups de feu aux alentours de 23 h 15, mercredi soir. L’évènement n’est pas relié au crime organisé, mais la nouvelle stratégie Centaure a tout de même été appliquée puisque l’évènement implique une arme à feu.

— Mayssa Ferah, La Presse

Meurtres des frères Falduto

La preuve est maintenant close

Après 17 semaines de procès, la poursuite et la défense ont annoncé jeudi aux jurés du procès de Marie-Josée Viau et de Guy Dion que leur preuve était close. Marie-Josée Viau et Guy Dion sont accusés de complot et de participation aux meurtres des frères Vincenzo et Giuseppe Falduto, commis dans le garage de leur propriété de Saint-Jude, près de Saint-Hyacinthe, le 30 juin 2016. Les meurtres ont été commis par un tueur à gages de la mafia qui a collaboré avec la police deux ans et demi plus tard en enregistrant Viau et Dion à leur insu durant l’été 2019. Le procès a notamment été marqué par plusieurs jours d’écoute des enregistrements captés par la taupe et par un témoignage de ce dernier qui a duré 15 jours au total. Les deux accusés ont aussi témoigné et ont été longuement contre-interrogés. Les parties doivent maintenant débattre de questions de droit et le juge Éric Downs, de la Cour supérieure, a convoqué le jury le vendredi 15 octobre pour le début des plaidoiries.

— Daniel Renaud, La Presse

Dépouillement judiciaire

Le Bloc québécois conserve son siège dans Trois-Rivières

La victoire du porte-couleurs bloquiste René Villemure dans la circonscription de Trois-Rivières a été confirmée jeudi. Il l’a emporté par 83 voix sur son adversaire conservateur Yves Lévesque. L’éthicien s’est dit « très heureux » d’apprendre cette nouvelle. Il a aussi félicité, au gré d’une enfilade de trois tweets, son rival conservateur, l’ancien maire de Trois-Rivières Yves Lévesque, qui tentait de se faire élire pour la deuxième fois au fédéral. « Dans cette période éprouvante, j’avais la satisfaction de savoir que je pouvais placer ma confiance dans les institutions démocratiques que sont le Directeur général des élections, le Directeur du scrutin ainsi que dans notre système judiciaire », a aussi signalé le candidat élu. L’écart qui séparait les deux hommes était de 92 voix, selon les données antérieures au dépouillement judiciaire. La lutte a été très serrée dans cette circonscription, où le journaliste Martin Francœur s’était présenté sous la bannière libérale. Un autre dépouillement judiciaire pourrait avoir lieu au Québec, dans la circonscription de Brome–Missisquoi.

— Mélanie Marquis, La Presse

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