Afghanistan

Un Québécois arrêté par les talibans

Un Québécois a été arrêté par les talibans mercredi en Afghanistan, selon le réseau Global News.

François-Xavier Paradis-Garneau, âgé de 22 ans, est soupçonné par les autorités afghanes d’entretenir des liens avec le groupe armé État islamique. Les talibans n’ont toutefois fourni aucune preuve et n’ont porté aucune accusation pour le moment.

Avant de pénétrer sur le sol afghan par voie terrestre le 18 décembre dernier, le Québécois se trouvait au Pakistan depuis septembre, a rapporté Global News. À partir de Kaboul, François-Xavier Paradis-Garneau aurait voyagé jusqu’à la frontière iranienne dans la région de Nimroz, dans le sud-ouest du pays, selon les talibans, toujours d'après la chaîne. Il a été arrêté en revenant vers la capitale à un poste de contrôle.

Une mésaventure ?

La famille de François-Xavier Paradis-Garneau a confié à Global News ignorer qu’il s’était rendu en Afghanistan, le croyant toujours au Pakistan. Le frère de M. Paradis-Garneau a affirmé au réseau de télévision que son arrestation serait une mésaventure, puisqu’il serait parti à l’étranger par désir de découvrir le monde. Le jeune homme aurait étudié la littérature arabe à l’université.

Sans vouloir commenter de cas précis pour des raisons de sécurité, Affaires mondiales Canada a affirmé être au courant qu’un citoyen canadien manque à l’appel en Afghanistan.

Même s’ils se disent plus modérés que lors de leur premier régime, les talibans ont progressivement resserré leur emprise sur le pays depuis leur retour au pouvoir, en août dernier. De nombreux dissidents ont été arrêtés, en plus des manifestations qui ont été réprimées par la force. Des restrictions sur l’éducation et le travail ont été imposées aux femmes et aux filles.

Une tempête de neige pour le retour en classe

Une tempête va s’abattre sur le sud du Québec lundi, jour où les élèves doivent retourner sur les bancs d’école. Le temps froid se fera sentir tout le week-end et se poursuivra la semaine prochaine.

De 15 à 30 centimètres de neige sont attendus, avec des précipitations qui débuteront lundi matin, indique Jean-Philippe Bégin, météorologue à Environnement Canada. La tempête commencera le matin en Outaouais, ce qui fait que « les choses pourraient se compliquer plus tôt pour eux », prévient-il.

Dans le Grand Montréal, les précipitations seront plus légères tôt le matin, au moment où les écoliers seront en route vers les classes. Les chutes de neige devraient s’intensifier au cours de la journée, ce qui pourrait compliquer le retour à la maison, estime Jean-Philippe Bégin.

Des rafales de 60 km/h souffleront sur le sud du Québec, ce qui entraînera de la poudrerie par endroits. Dans le secteur de Québec vers Montmagny, des bourrasques de plus de 70 km/h pourraient entraîner des fermetures de route, prévient le météorologue.

Mardi matin, les précipitations devraient avoir cessé sur l’ensemble du sud du Québec.

Le retour du temps froid

Une vague de froid s’abat sur le sud du Québec ce samedi et se poursuivra dimanche. En ce qui concerne le Grand Montréal, le mercure devrait chuter à - 25 °C samedi en journée, mais il devrait remonter à - 22 °C durant la nuit. Avec le retour du soleil dimanche, le thermomètre devrait indiquer - 15 °C en après-midi. Il fera moins froid durant la tempête lundi, avec des températures oscillant entre 0 °C et - 5 °C.

Après lundi, le retour du froid se fera sentir toute la semaine, indique Jean-Philippe Bégin. « Ça va commencer par les secteurs à l’ouest et ça va graduellement englober toute la province », précise-t-il. Le thermomètre devrait indiquer en moyenne - 15 °C le jour et - 20 °C durant la nuit pour le sud du Québec.

Ottawa

Un mort et cinq disparus dans une explosion

Ottawa — Un homme est mort et cinq personnes sont portées disparues après une explosion chez un constructeur de camions-citernes d’Ottawa, jeudi.

Neil Greene, propriétaire et président d’Eastway Tank Pump and Meter, a déclaré vendredi qu’il était « complètement dévasté ».

« Je suis de tout cœur avec leurs familles, leurs proches et tous nos employés qui sont sous le choc de cette immense perte », a affirmé M. Greene dans une déclaration écrite vendredi matin.

L’explosion s’est produite jeudi vers 13 h 30 dans les installations de l’entreprise, situées dans une zone industrielle du sud d’Ottawa.

Enquêtes en cours

La police d’Ottawa a confirmé vendredi matin qu’un homme transporté à l’hôpital dans un état critique était mort et que quatre hommes et une femme qui auraient été au travail lors de l’explosion sont toujours portés disparus.

« On ne pense pas que des survivants seront retrouvés », a déclaré l’inspecteur de la police d’Ottawa Frank D’Aoust lors d’une conférence de presse à l’extérieur du chantier, vendredi matin.

Deux autres hommes ont été transportés à l’hôpital jeudi, et l’un d’eux y demeure dans un état grave, mais stable. L’autre a obtenu son congé.

« Nous restons en contact étroit avec les enquêteurs et nous coopérerons avec les autorités sur toutes les enquêtes qui s’ensuivront, a déclaré M. Greene. Nous voulons aller au fond de ce qui s’est passé. »

M. D’Aoust a déclaré que des efforts de récupération et des enquêtes étaient en cours, mais que le site était fortement endommagé et que les enquêtes prendraient un certain temps.

« Comme un tremblement de terre »

Des témoins ont rapporté avoir entendu une forte détonation et senti le sol trembler avant de voir d’énormes panaches de fumée noire épaisse et des flammes jusqu’à 15 mètres dans les airs.

Le conseiller municipal d’Ottawa Tim Tierney se trouvait dans un dépôt de sel de la ville à proximité lorsque cela s’est produit.

« Je revenais à mon véhicule et j’ai ressenti comme un tremblement de terre, mais ensuite, j’ai entendu un gros bang, comme si c’était retardé après le tremblement de terre », a-t-il affirmé lors d’une entrevue avec La Presse Canadienne.

M. Tierney a indiqué qu’on lui avait dit qu’un des blessés avait été transporté par avion à Toronto pour être soigné pour des brûlures.

« Quand vous voyez de la fumée monter aussi haut, manifestement, vous savez que ce sera un résultat dévastateur », a-t-il dit.

Le Bureau du commissaire des incendies est l’enquêteur principal chargé de déterminer l’origine et la cause de l’explosion, et a déjà envoyé des enquêteurs sur les lieux.

L’unité des incendies criminels mène l’enquête pour le Service de police d’Ottawa et enquêtera également pour le bureau du coroner. Le ministère provincial du Travail mènera une enquête parallèle sur le lieu de travail.

— Avec des informations de Laura Osman, La Presse Canadienne

Nunavut

Encore des traces de carburant dans l’eau d’Iqaluit

Les autorités municipales d’Iqaluit ont confirmé vendredi que des traces de carburant avaient été détectées dans l’approvisionnement en eau de la capitale du Nunavut. La Ville a affirmé qu’un premier examen des analyses à sa station de surveillance en temps réel avait indiqué que du carburant s’était introduit dans l’eau lundi et mercredi. Les autorités ont fait savoir qu’il n’y avait eu aucun relevé qui dépassait les seuils d’alerte, mais la Ville a ouvert de manière proactive les vannes de distribution afin de purger le système. La Ville avait déjà confirmé vendredi matin qu’elle enquêtait, après avoir reçu des plaintes de résidants qui faisaient de nouveau état d’odeurs d’essence dans l’eau du robinet. Les résidants de cette ville de 8000 habitants n’ont pu boire l’eau du robinet pendant près de deux mois, l’automne dernier, après la découverte en octobre de carburant dans l’eau potable.

— La Presse Canadienne

Accusation de meurtre prémédité

La Couronne fait appel de l’acquittement d’Ernesto Fera

La Couronne a décidé d’interjeter appel de l’acquittement d’Ernesto Fera, qui a été libéré le mois dernier d’une accusation de meurtre prémédité. L’homme de 55 ans était accusé d’avoir assassiné sa femme, Nadia Panarello, en lui tranchant la gorge, en 2004, à Laval. Le juge James Brunton a toutefois penché en sa faveur, le 15 décembre dernier, en acceptant la thèse de la défense, qui avançait que la mère de famille de 38 ans avait pu être tuée par un voleur qui se serait faufilé dans la résidence lavalloise par une porte déverrouillée. Quelques bijoux avaient été volés dans la maison cossue du quartier Vimont, mais aucune trace d’ADN n’avait été retrouvée sur les lieux. Ernesto Fera avait été arrêté en 2019 pour ce meurtre, presque 15 ans après les faits. La Couronne veut faire appel de son acquittement parce qu’elle estime notamment que le juge Brunton a tiré des conclusions « qui ne sont appuyées par aucun élément de preuve ou qui reposent sur la conjecture », peut-on lire dans l’avis d’appel.

— Isabelle Ducas et Louis-Samuel Perron, La Presse

Opposition aux mesures sanitaires

Deux nouvelles condamnations pour Amalega Bitondo

Le militant antivaccin François Amalega Bitondo, l’un des leaders du mouvement québécois d’opposition aux mesures sanitaires, a refusé d’entrer au palais de justice de Montréal pour défendre sa cause, vendredi, parce qu’il n’accepte pas de porter le masque, obligatoire dans les corridors et les salles d’audience. En conséquence, l’homme de 43 ans a été condamné par défaut à payer deux amendes de 1000 $, plus les frais de 500 $, pour avoir violé le couvre-feu en janvier 2021. Il ne s’agit pas de ses premières condamnations. « J’ai voulu entrer ce matin, mais le constable m’a dit que c’était impossible sans masque et que je devais attendre à l’extérieur », a expliqué M. Amalega Bitondo, rencontré devant le palais de justice. « On m’a empêché d’aller défendre mes droits. » Il a réitéré son opposition aux mesures sanitaires, affirmant que le masque ne servait à rien et comparant le gouvernement de François Legault au régime d’Hitler.

— Isabelle Ducas, La Presse

Laval

Une adolescente disparue pourrait se trouver à Toronto

Une adolescente de 15 ans manque à l’appel depuis plus d’un mois. Le Service de police de Laval (SPL) demande l’aide de la population pour retrouver Ghita Ammari. Selon l’enquête en cours, l’adolescente pourrait se trouver à Toronto. « On a fait appel à la police de cette ville », affirme Stéphanie Beshara, porte-parole du SPL. Ghita Ammari a été vue pour la dernière fois le 11 décembre dernier et se trouverait « avec des gens qui ne sont pas très droits », précise Mme Beshara. Les autorités disent avoir des raisons de craindre pour sa sécurité. La jeune fille mesure 1,68 m (5 pi, 6 po) et pèse environ 59 kg (130 lb). Elle a les cheveux bruns et les yeux bruns, ainsi qu’un piercing à la narine droite. La dernière fois qu’elle a été vue, Ghita Ammari portait un pantalon blanc avec de petits motifs noirs, une veste noire, des bottes de pluie et un sac à main brun. Quiconque détient de l’information qui pourrait permettre de retrouver l’adolescente peut contacter de façon confidentielle la ligne Info-Police au 450 662-INFO (4636) ou le 911, en mentionnant le dossier LVL 211 211-047.

— Florence Morin-Martel, La Presse

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