Testé Vehicle Mind

Votre voiture en a long à dire

Le Vehicle Mind est un ingénieux gadget québécois à brancher à votre véhicule, donnant une tonne de renseignements sur son état et son kilométrage, doublé d’un service d’assistance mécanique et routière. La grande question : êtes-vous prêt à payer 10 $ par mois pour ses fonctions ?

On aime

Peu expert en mécanique automobile, nous étions un peu inquiet à l’idée de brancher ce bidule dans la prise OBD-II de notre Santa Fe 2014, l’entrée mystérieuse réservée aux professionnels et permettant d’accéder à l’ordinateur du véhicule.

Eh bien, ce ne pouvait être plus facile ! Il a suffi d’installer l’application Vehicle Mind sur le téléphone, de créer un compte, d’entrer le code à six chiffres de l’appareil et de le brancher sous le panneau à fusibles à la prise On-Board Diagnostics. Si vous n’êtes pas sûr de son emplacement, un moteur de recherche par année et modèle de la voiture est offert sur le site de Vehicle Mind.

Une fois branché, le Vehicle Mind est totalement autonome, grâce à sa connexion LTE qui vous coûte 10 $ par mois. Il envoie alors une foule de renseignements qu’on peut ensuite voir sur l’application. On y trouve tout en haut le kilométrage total, l’autonomie restante selon le niveau d’essence, la charge de la batterie, un avertissement si le témoin d’anomalie (« check engine ») est allumé et si des alertes de sécurité ont été lancées pour votre véhicule.

Malheureusement (ou heureusement, surtout), nous n’avons pas eu d’anomalie à signaler durant notre mois de test. Si un « check engine » était apparu, le Vehicle Mind aurait eu accès à 4000 codes de diagnostics. Il vous avertit par exemple que votre catalyseur n’élimine pas correctement les gaz d’échappement ou, si l’injection ne se fait pas bien, vous informe de la gravité du problème et suggère des réparations.

Ce gadget a beaucoup d’autres fonctions. Nous avons reçu trois alertes de sécurité, dont deux déjà réglées et une envoyée par Hyundai ce mois-ci. On peut suivre sur une petite carte la géolocalisation de la voiture. Chaque trajet est enregistré, en kilométrage et en durée, des adresses approximatives de départ à celles de l’arrivée. L’intérêt, ici, est qu’on peut classer chaque voyage pour « affaires », établir un taux pour le kilométrage et établir un rapport mensuel pour demander un remboursement.

Après un mois, le Vehicle Mind vous donne deux notes. Nous avons hérité d’une note moyenne de 75 pour la conduite (influencée par les excès de vitesse et l’accélération trop brusque), et d’une note plutôt médiocre de 54 pour le véhicule, résultat probablement d’un moteur poussé à trop haut régime.

Finalement, il y a tout l’aspect d’assistance mécanique et routière. On a d’abord accès, directement de l’application, au numéro permettant de joindre des mécaniciens certifiés qui pourront vous conseiller en cas de pépin, en semaine pendant les heures de bureau. On peut prendre rendez-vous dans un garage proche pour une flopée de services de base : changement de pneus ou d’huile, inspection 150 points, diagnostic moteur.

Enfin, en cas de panne, on a accès à un service d’assistance routière et de remorquage à la CAA-Québec.

On aime moins

Pour une raison qu’on ignore, le kilométrage restant en lien avec l’essence dans le réservoir ne correspond pas, dans l’application, à ce qu’on peut lire sur le tableau de bord de la voiture.

Le Vehicle Mind n’est pas compatible avec les voitures électriques et celles construites avant 2008.

Petit détail irritant : le module est long de 6 cm. Une fois qu’il est branché en permanence dans la prise OBD-II, pas moyen de remettre le couvercle cachant le panneau à fusibles.

On achète ?

Pas de doute, le Vehicle Mind est un appareil bien conçu, fiable et bourré de fonctions intéressantes. On imagine bien quelle utilisation peuvent en faire les grands usagers de la route, qui font beaucoup de kilomètres pour le travail et soumettent des frais de déplacement, qui veulent la paix d’esprit d’une assistance routière en tout temps.

Il s’agit d’un précieux outil pour les conducteurs soigneux, qui veulent suivre à la lettre les consignes d’entretien, améliorer leur conduite, bref, traiter leur véhicule aux petits oignons. Si vous êtes abonné à un service d’assistance routière, vous paierez sensiblement le même total avec le Vehicle Mind pour un large éventail d’autres fonctions.

Dans notre cas, notre utilisation sporadique et le peu d’attention que nous accordons à notre voiture font que nous ne sommes pas du tout le public cible.

Vehicle Mind

Fabricant : Vehicle Mind Technologies

Prix : 149 $ (en promotion de lancement à 99 $), 29 $ d’activation 4G/LTE (0 $ en ce moment), abonnement mensuel de 10 $

Note : 4,5 sur 5

Techno

Clins d’œil technologiques

Catapulte

Une des plus belles vitrines pour le jeu vidéo indépendant québécois depuis 2015, le concours Catapulte, a annoncé son grand gagnant. RageCure Games, de Québec, a décroché le grand prix d’une valeur de 135 000 $ pour son jeu Goons : Legends of the Hockeyverse. Ce jeu de hockey complètement déjanté devrait être offert sur Steam à l’automne 2022. « L’équipe de RageCure Games a su nous charmer, tant par le professionnalisme de sa présentation que par l’originalité du concept et la qualité de la direction artistique de son titre », a expliqué par communiqué Mike Ducarme, directeur de marque chez Berzerk Studio et président du jury. « Nous sommes persuadés que Goons : Legends of the Hockeyverse est voué à un grand avenir. »

Windows 11

Comme la plupart des médias, La Presse a reçu récemment une invitation de Microsoft pour le 24 juin prochain annonçant « la suite pour Windows ». Sans tomber dans la numérologie, bien des indices laissent croire que Microsoft serait revenue sur sa décision, confirmée en 2015, qu’il n’y aurait pas de Windows 11, uniquement des améliorations à la version 10. D’abord, l’image envoyée par courriel cette semaine, qui représente la classique fenêtre en quatre panneaux de Windows, a une ombre qui forme un 11. L’heure de la convocation, plutôt inhabituelle, est 11 h, heure de l’Est. Surtout, sur Twitter, un vice-président de Microsoft, Yusuf Mehdi, a avoué n’avoir pas été aussi fébrile « pour une nouvelle version de Windows depuis Windows 95 ».

Dead by Daylight

Le 15 juin, deux poids lourds du jeu vidéo d’horreur se rencontreront. Dead by Daylight, un des grands succès québécois depuis cinq ans avec 36 millions de joueurs, accueillera des personnages et des décors de Resident Evil, un monument du jeu vidéo avec 100 millions d’exemplaires vendus depuis 1996. Comment ce rapprochement entre le québécois Behaviour et le japonais Capcom s’est-il produit ? Mathieu Côté, directeur de jeu, et David Reid, chef de la direction marketing chez Behaviour, racontent : « Dans le monde de l’horreur dans les jeux vidéo, il n’y a pas grand-chose de plus grand que Silent Hill et Resident Evil, estime M. Côté. Et le fait que les deux se sont maintenant rencontrés dans Dead by Daylight est incroyable. »

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