L’investisseur avisé

Transat fait craindre une dilution

Chaque dimanche, nous braquons les projecteurs sur des éléments de l’actualité financière et boursière qui peuvent être utiles à l’investisseur, mais qui pourraient être passés sous le radar

Jugeant élevé le niveau d’endettement de Transat, la Banque Scotia suggère désormais de larguer l’action du voyagiste montréalais.

Dans une note publiée vendredi, Konark Gupta, de la Scotia, change ainsi sa recommandation, précisant qu’il est assez évident désormais que Transat ne se fera pas acheter, le niveau d’endettement de l’entreprise ayant plus que doublé cette année pour atteindre 1,1 milliard de dollars.

« La dette nette est maintenant six fois plus importante que la capitalisation boursière. Je suis de plus en plus préoccupé par le fait que le marché ne semble pas escompter le risque associé à ce niveau d’endettement et la dilution que causerait une émission d’actions », souligne-t-il.

« Transat pourrait potentiellement diluer ses actionnaires dans le but d’abaisser sa dette à un niveau mieux gérable. »

Konark Gupta réduit à 3 $ sa cible sur 12 mois qui était précédemment de 5,25 $. Aucun des cinq analystes qui suivent Transat ne propose d’acheter le titre.

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Le PDG de la Banque Nationale a acheté en milieu de semaine pour plus d’un quart de million de dollars d’actions d’Alimentation Couche-Tard. Louis Vachon a acheté mercredi un bloc de 5000 actions au prix unitaire de 50,61 $. Il s’agit de ses toutes premières actions de Couche-Tard. Louis Vachon vient tout juste de se joindre au conseil d’administration de la chaîne de dépanneurs de Laval.

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TFI a perdu l’appui de la TD en milieu de semaine. Tim James a retiré mercredi sa recommandation d’achat. L’analyste estime que la forte appréciation de l’action depuis un an escompte adéquatement les perspectives favorables. « Il est difficile de prédire à quelle valeur l’évaluation plafonnera ultimement, et un multiple d’évaluation supérieur est difficilement justifiable à ce stade-ci », soutient-il.

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La BMO recommande dorénavant d’acheter l’action de BRP. Dans une note publiée mardi, Gerrick Johnson dit apprécier les perspectives dans le secteur des loisirs et du plein air, en particulier celles du sport motorisé, et se dit certain de voir la demande perdurer.

« BRP m’a épaté en présentant des prévisions de croissance dans les deux chiffres pour ses revenus et ses bénéfices par action pour l’exercice 2023. Le parcours des dirigeants est exceptionnel pour ce qui est des prévisions. Ils n’ont jamais raté une cible annuelle », indique l’analyste. Son cours cible sur 12 mois monte à 154 $.

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L’appréciation du titre de Bombardier est appelée à se poursuivre, croit Tim James, de la TD. De ce fait, sa cible sur 12 mois, qui était de 1,95 $, passe à 2,50 $. « Les résultats meilleurs que prévu publiés en août et la bonification des prévisions mettent en évidence la force de la demande pour les avions d’affaires ainsi que l’exécution des dirigeants dans la poursuite de la création d’une entreprise durable à long terme », souligne-t-il dans une note publiée mardi. Le marché gagne ainsi plus de confiance en la capacité de Bombardier à atteindre ses cibles financières de 2025, même si, souligne-t-il, le niveau d’endettement demeure élevé.

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Innergex a gagné la faveur de la TD mardi. Sean Steuart propose désormais d’acheter l’action du producteur québécois d’énergie renouvelable. Si sa recommandation est partiellement liée à la faiblesse du titre depuis le début de l’année, elle est aussi liée à l’acquisition du complexe hydroélectrique de Curtis Palmer dans l’État de New York. « Cette transaction n’est pas transformatrice. Mais elle va créer de la valeur à long terme », croit-il.

La toute première journée pour les investisseurs d’Innergex se déroulera mercredi. L’évènement devrait notamment apporter des précisions sur les cibles financières des cinq prochaines années et sur les bénéfices associés au partenariat avec Hydro-Québec.

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Les titres québécois de Héroux-Devtek, SNC-Lavalin, Lightspeed et BCE ont tous touché cette semaine un sommet des 52 dernières semaines à Toronto. À l’opposé, le titre de Lion a touché un nouveau creux cette semaine.

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