Liban

« Nous continuerons jusqu’au dernier souffle. »

— Sami Saab, l’un des organisateurs de la marche qui a eu lieu samedi à Beyrouth pour marquer le premier anniversaire d’un soulèvement populaire inédit, déclenché contre une élite politique accusée de corruption et d’incompétence. (AFP)

Nouvelle-Zélande

La première ministre triomphe aux élections

Jacinda Ardern, première ministre de la Nouvelle-Zélande, a remporté samedi une victoire éclatante lors des élections générales, sa formation, le Parti travailliste, étant sur le point de rafler la majorité absolue au Parlement, grâce aux succès du gouvernement dans la lutte contre la pandémie. Alors que 95 % des bulletins avaient été comptés, les travaillistes étaient en tête avec 49 % des suffrages, ce qui selon les projections lui permettrait de contrôler 64 des 120 sièges du Parlement. Jamais un parti néo-zélandais n’est parvenu à avoir la majorité absolue depuis la réforme du système électoral en 1996, ce qui fait que tous les premiers ministres qui se sont depuis lors succédé ont dû gouverner en coalition. « Merci à toutes ces personnes qui nous ont donné leur voix, qui nous ont fait confiance pour continuer à piloter la relance de la Nouvelle-Zélande », a déclaré Mme Ardern aux militants travaillistes en liesse. « Après ce résultat, nous avons un mandat pour accélérer notre réponse et la relance, et nous commencerons demain », a-t-elle dit à des journalistes qui l’interrogeaient sur ses réformes en matière sociale et environnementale. Avant même les résultats définitifs, la cheffe de l’opposition conservatrice a publiquement reconnu sa défaite.

— Agence France-Presse

états-unis

L’État de New York interdit un mariage devant 10 000 invités

Les autorités ont interdit la tenue d’un mariage dans l’État de New York après avoir appris qu’il aurait pu rassembler plus de 10 000 invités, en violation des mesures de lutte contre le coronavirus, a annoncé samedi le gouverneur Andrew Cuomo. Le bureau du shérif du comté de Rockland a informé les autorités de l’énorme mariage prévu lundi à Williamsburg, dans une partie du comté où l’épidémie de coronavirus ne circule pas. « On nous a dit que ça allait avoir lieu. Nous avons mené une enquête et constaté que c’était peut-être vrai. Il y avait un grand mariage planifié qui aurait violé les règles sur les rassemblements », a expliqué M. Cuomo lors d’une conférence de presse. Selon sa conseillère Elizabeth Garvey, « plus de 10 000 personnes prévoyaient d’assister » à cette cérémonie. Selon la presse locale, il s’agissait d’un mariage juif orthodoxe, communauté qui a protesté récemment à New York contre les restrictions localisées mises en place pour lutter contre une nouvelle vague du coronavirus. Les cas de coronavirus augmentent à nouveau à New York et dans sa banlieue, surtout dans des quartiers où les juifs orthodoxes sont nombreux, et certains d’entre eux accusent les autorités de stigmatisation. Andrew Cuomo a ordonné la semaine dernière la fermeture d’entreprises non essentielles jusqu’à la fin du mois et limité la fréquentation des lieux de culte de ces quartiers à 10 personnes. Les écoles ont également fermé leurs portes. — Agence France-Presse

Iran

Téhéran déclare l’embargo de l’ONU sur ses armes levé

L’Iran a déclaré ce dimanche (heure locale) qu’un embargo de l’ONU sur les armes visant Téhéran était désormais expiré, aux termes de l’accord international sur le nucléaire iranien et la résolution 2231 du Conseil de sécurité. « À partir d’aujourd’hui, toutes les restrictions sur les transferts d’armes, activités liées et services financiers à destination et en provenance de la République islamique d’Iran […] sont automatiquement levées », a indiqué le ministère des Affaires étrangères de l’Iran dans un communiqué. Aux termes de l’accord international sur le nucléaire iranien, cet embargo interdisant notamment la vente d’armes et d’équipements militaires lourds à l’Iran était censé expirer le 18 octobre. « La République islamique d’Iran peut donc se procurer les armes et équipements nécessaires de n’importe quelle source sans aucune restriction légale et uniquement sur la base de ses besoins défensifs », ajoute le texte. Moscou a confirmé en septembre sa volonté de développer sa coopération en matière militaire avec Téhéran une fois l’embargo levé, et la Chine ne cache pas non plus son intention de vendre des armes à l’Iran après le 18 octobre. Selon le communiqué, la République islamique « peut également exporter des armements défensifs sur la base de ses propres politiques ». En août, les États-Unis ont échoué dans une tentative visant à pousser le Conseil de sécurité à prolonger cet embargo et à rétablir les sanctions internationales contre l’Iran levées aux termes du pacte. — Agence France-Presse

Haut-Karabakh

Nouvelle « trêve humanitaire » déclarée

Une semaine après un premier cessez-le-feu, conclu mais jamais respecté, entre Azerbaïdjan et Arménie dans le Haut- Karabakh, une nouvelle « trêve humanitaire » est entrée en vigueur ce dimanche à minuit, heure locale, mais Erevan a accusé Bakou de l’avoir aussitôt violée.

« La République d’Arménie et la République d’Azerbaïdjan ont convenu d’une trêve humanitaire à partir du 18 octobre à 0 h, heure locale », a déclaré samedi soir le ministère des Affaires étrangères de l’Arménie, information qu’a confirmée le ministère des Affaires étrangères de l’Azerbaïdjan, dans une déclaration identique.

Mais seulement quelques heures plus tard, la porte-parole du ministère arménien de la Défense, Shushan Stepanyan, a affirmé sur Twitter : « L’ennemi a effectué des tirs d’artillerie en direction du nord entre 0 h 04 et 2 h 45 [heures locales] et a lancé des roquettes vers le sud entre 2 h 20 et 2 h 45 ». L’Azerbaïdjan n’a pas immédiatement réagi.

La reprise des combats il y a trois semaines a fait des centaines de morts, et après une première tentative ratée de cessez-le-feu, conclu une semaine plus tôt sous l’égide de Moscou, le conflit a connu une nouvelle escalade samedi.

L’Azerbaïdjan a juré de « venger » la mort de 13 civils, dont des enfants, ayant péri la nuit précédente dans un bombardement nocturne de Gandja, deuxième ville du pays. De nombreuses maisons ont été détruites par un pilonnage vers 3 h, heure locale, qui a aussi fait plus de 45 blessés, selon le procureur général.

L’annonce de la trêve intervient alors que le ministre des Affaires étrangères de Russie, Sergueï Lavrov, s’est entretenu au téléphone dans la soirée avec ses homologues arménien et azerbaïdjanais, et a insisté sur « la nécessité d’un respect strict » du cessez-le-feu conclu samedi dernier à Moscou, selon le ministère des Affaires étrangères de la Russie.

Le président de la République française, Emmanuel Macron, a de son côté « salué » samedi soir la trêve humanitaire, ajoutant que cette dernière avait été conclue « à l’issue d’une médiation française conduite au cours des derniers jours et des dernières heures en coordination avec les coprésidents du groupe de Minsk [les États-Unis et la Russie] ».

À Gandja, des habitants en larmes fuyaient dans la nuit, certains en pyjama et en pantoufles, ont constaté les journalistes de l’AFP.

« Crimes de guerre »

Des dizaines de secouristes ont cherché des survivants à mains nues et rassemblé des restes humains déchiquetés dans des housses mortuaires noires.

« On ne peut pas identifier les corps, on ne sait pas si on arrivera à les identifier à la morgue. Ils sont tous en morceaux », dit, épouvanté, Mayil Chakhnazarov, 36 ans.

« Nous allons nous venger sur le champ de bataille », a proclamé le président de l’Azerbaïdjan, Ilham Aliev, dans un discours, qualifiant son ennemi séparatiste et son parrain, l’Arménie, tour à tour de « chiens » et de « fascistes ».

La Turquie a de son côté accusé l’Arménie de « crimes de guerre », tandis que l’Union européenne a « déploré » ces frappes, appelant une fois encore « toutes les parties à cesser de viser les civils ».

— Agence France-Presse

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