Un registre citoyen des loyers pour contrer la flambée des prix

Un organisme à but non lucratif décidé à contrer la hausse des loyers au Québec lancera ce mercredi un registre citoyen permettant aux locataires de consulter les loyers précédents. Mais pour certains, l’initiative ne doit pas être que citoyenne : un registre public est exigé.

Lorsque Pascal Huỳnh a emménagé dans le quartier Centre-Sud, il y a cinq ans, il venait d’être évincé de son ancien logement du Plateau Mont-Royal. À l’époque, ses colocataires et lui ont signé un bail de 1500 $ par mois pour s’établir dans leur nouveau chez-soi. C’est en parlant avec des voisins qu’ils ont découvert que les anciens locataires payaient 500 $ de moins.

« J’ai compris que je faisais partie d’un système dans lequel les nouveaux locataires, en ne sachant pas les prix des loyers précédents, permettent aux propriétaires de les augmenter », se désole le réalisateur de films d’animation, rencontré au pied de l’imposante statue du parc Miville-Couture.

Pour vivre à cinq, Pascal Huỳnh raconte avoir transformé deux pièces qu’il qualifie « d’armoires » en chambres à coucher. « Il y a seulement un lit qui rentre. On pousse les locataires à vivre dans des conditions de plus en plus misérables », déplore-t-il. Ce dernier n’a toujours pas l’esprit tranquille. Son logement vient d’être vendu et il craint désormais des hausses de prix.

Nouveau site

L’organisme à but non lucratif La Base s’attaque au phénomène des loyers qui montent en flèche. Son nouveau site permet aux locataires de consulter gratuitement les baux précédents de leur logement. Tous sont également invités à contribuer en se rendant en ligne et en y indiquant le prix de leurs loyers.

« Le registre des loyers citoyen se veut un outil qui met à jour la vieille pratique culturelle au Québec de laisser son bail dans le garde-robe », explique Adam Mongrain, directeur général de l’organisme de données ouvertes. Cette pratique revisitée permet donc au locataire d’avoir la même information que le propriétaire. « C’est vraiment un registre des loyers et non des personnes », assure-t-il, précisant que les informations y sont anonymes.

Véronique Laflamme, porte-parole du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), salue le projet de La Base. « Mais ça ne remplace pas un registre public et ça ne doit pas dédouaner le gouvernement, prévient-elle. Ça illustre l’insuffisance des mécanismes mis en place actuellement pour empêcher les hausses abusives de loyer. »

Mesures existantes

Afin de limiter les écarts, existe-t-il un seuil à ne pas dépasser pour les propriétaires ? Non. « La loi n’oblige pas un locateur à respecter un certain seuil d’augmentation du loyer lors de la conclusion d’un nouveau bail », explique Jean-Yves Benoit, du Tribunal administratif du logement. Les mesures existantes concernent la négociation entre le propriétaire et le nouveau locataire. Un outil de calcul pour la fixation de loyer est mis à disposition à cet effet.

De son côté, le cabinet de la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation affirme que des mécanismes sont déjà en place, dont l’amélioration du bail locatif. « D’autres provinces ont déjà testé le système du registre des loyers pour finalement constater son inefficacité quelque temps plus tard », écrit Bénédicte Trottier-Lavoie, attachée de presse de la ministre Andrée Laforest.

En 2020, la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) a enregistré une hausse du loyer moyen de 3,6 % à l’échelle nationale. Un logement de deux chambres au Canada coûte en moyenne 1165 $ par mois.

Vol de données personnelles

La réouverture du site de La Place 0-5 est reportée

Québec — La réouverture du site de La Place 0-5, qui a été la cible d’un vol de données personnelles, est reportée. Le fournisseur technologique InMédia a apporté des correctifs insuffisants, a conclu un audit externe demandé par le gouvernement.

Il y a un mois, les renseignements personnels du ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, et de milliers de parents et d’enfants inscrits au guichet unique pour obtenir une place en service de garde (La Place 0-5) ont fait l’objet d’une fuite.

La Coopérative Enfance Famille, qui gère La Place 0-5, avait annoncé que le site serait rouvert lundi. Or, par communiqué, mardi, elle a indiqué qu’elle « se voit dans l’obligation d’en reporter l’ouverture ».

« Suivant les conclusions d’une vérification effectuée par une firme externe, les mesures correctives mises en place par son fournisseur technologique seraient insuffisantes pour assurer la sécurité des données. Conséquemment, la Coopérative Enfance Famille n’a d’autre choix que d’attendre que les travaux nécessaires soient réalisés et validés, ce qui devrait se faire d’ici la fin juin », affirme-t-elle.

Une firme indépendante, Vumetric Cybersecurity, avait été mandatée par Québec afin de s’assurer de la fiabilité de La Place 0-5 avant sa réouverture.

La coopérative précise que « des couches de sécurité supplémentaires doivent être apportées et un audit externe complet devra être réalisé avant que le service ne puisse être rétabli sécuritairement ».

Elle reconnaît que cette situation entraîne des « inconvénients » importants. Les parents ne peuvent inscrire leur enfant ou mettre à jour leur dossier. « Juin est aussi une période importante pour la formation des groupes dans les services de garde en installation », rappelle-t-elle. Un service parallèle a été mis en place pour appuyer les services de garde qui doivent attribuer des places vacantes, à partir des inscriptions enregistrées avant la fermeture du site.

La Sûreté du Québec enquête toujours pour mettre le grappin sur le pirate informatique.

Établissements pour aînés

De plus en plus de places achetées au privé, révèle une étude

Depuis cinq ans, le phénomène de l’achat de places et de services à domicile par le réseau de la santé dans les résidences privées pour aînés (RPA) ne cesse de s’accroître, montre une étude de l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS).

Dans une étude réalisée par Anne Plourde, chercheuse à l’IRIS, on démontre que les CIUSSS et les CISSS du Québec ont dépensé près de 200 millions de dollars au cours des cinq dernières années pour acheter des places et des services à domicile en RPA.

Dans certains établissements, l’accroissement des sommes consacrées à l’achat de places est très important. Une augmentation de 6000 % au CHUS de l’Estrie, de 288 % au CISSS de la Montérégie-Centre, de 206 % en Montérégie-Ouest, de 138 % au CISSS du Bas-Saint-Laurent. L’achat de services à domicile par le réseau de la santé aux mêmes RPA suit la même courbe. « C’est clairement une tendance en augmentation », dit Mme Plourde.

Manque de places

L’achat de places en RPA est directement lié au manque de places en CHSLD et dans les résidences intermédiaires. Des pratiques qui devaient au départ être réservées aux urgences, mais qui semblent s’étendre dans le réseau. « Une solution de dernier recours, qui semble de plus en plus normalisée dans les pratiques », résume la chercheuse dans son étude.

L’an dernier, une enquête de La Presse a démontré que le réseau de la santé achetait pas moins de 10 000 places en RPA pour des aînés auxquels on était incapables de fournir une place dans le réseau d’hébergement public. Les listes d’attente en CHSLD affichent 3000 noms à l’échelle du Québec. Des milliers de personnes sont également en attente pour une place en résidence intermédiaire.

L’achat de places a « explosé », convient le PDG du Regroupement des résidences privées pour aînés, Yves Desjardins. « Pendant des années, on n’a pas eu de construction [de CHSLD]. Il y a eu un retard incroyable qui s’est pris ! »

Soins à domicile

La recherche de Mme Plourde montre également que le réseau a aussi commencé, au cours des dernières années, à acheter des services de soins à domicile aux mêmes résidences privées pour aînés. La RPA fournit les services à domicile à ses résidants, payés par le réseau public.

Or, les résidants de RPA ont également droit à un crédit d’impôt pour les services dispensés par la résidence et une partie du loyer des résidants de RPA est admissible comme dépense dans ce calcul fiscal. La part de ce crédit d’impôt accordée à des résidants de RPA s’élève à près de 80 % du total de la mesure fiscale, soit plus de 500 millions de dollars par an.

Depuis la fin de 2020, le gouvernement Legault a bonifié à deux reprises les sommes accordées aux soins à domicile. Tout récemment, on a annoncé un réinvestissement de 750 millions sur cinq ans. En 2020, à l’échelle du Québec, pas moins de 13 000 personnes étaient en attente de services à domicile, toutes clientèles confondues. La moitié attendait depuis plus de trois mois.

Procès pour tentative de meurtre

L’accusé dormait dans l’auto pendant l’attentat, selon son récit

Un « jeune leader » de Montréal-Nord accusé d’avoir tiré deux balles dans le dos d’un homme à Saint-Eustache assure n’avoir eu aucune conscience d’un tel attentat bâclé, puisqu’il dormait sur la banquette arrière de l’auto. « J’ai partagé un sac de chips et je me suis rendormi », a raconté Hensley Jean au jury, mardi, à son procès pour tentative de meurtre.

« Mauvaise place au mauvais moment, c’est ce que vous dites aujourd’hui ? Ça doit être assez rare d’être impliqué dans une fusillade et de dormir dans un char ? Vous n’avez pas été chanceux, le 3 juin [2019] », a lancé le procureur de la Couronne, MSteve Baribeau, en amorçant son contre-interrogatoire au palais de justice de Saint-Jérôme.

Selon la théorie de la poursuite, Hensley Jean s’est rendu dans un quartier cossu de Saint-Eustache cette nuit-là pour tenter de tuer l’occupant d’une résidence. L’homme, qui venait d’y déménager deux jours plus tôt avec sa famille, a été atteint de deux balles dans le dos en sortant de sa voiture, vers minuit.

« J’ai vu un canon pointé vers moi et j’ai couru. J’ai sauté du balcon dans les fleurs pour protéger ma blonde. J’étais terrifié », a témoigné Samuel Indig la semaine dernière. Gisant au sol, il a entendu un ou deux « clics ». Selon lui, le tireur a eu de la « difficulté » avec son arme à feu.

Hensley Jean et un autre homme, Jean Gérard Sterling III, ont été arrêtés quelques minutes plus tard par les policiers. L’arme à feu a été retrouvée dans le véhicule conduit par M. Sterling.

Hensley Jean a dormi pendant des heures

Si Hensley Jean s’est retrouvé à Saint-Eustache ce jour-là, c’est par un abracadabrant concours de circonstances, selon son récit. Fatigué après avoir consommé de la drogue pendant des jours avec des amis à Montréal-Nord, il a demandé à son ami Karim Kouribibe de le conduire chez lui, à Saint-Henri.

Or, Karim Kouribibe, armé du pistolet, devait faire une « commission » au préalable, accompagné de Jean Gérard Sterling III. Exténué, Hensley Jean s’est endormi dans l’auto et s’est réveillé seulement à Laval, devant une station-service. Il faisait encore jour. Après avoir mangé des chips avec ses amis, Hensley Jean est à nouveau tombé dans les bras de Morphée. Un profond sommeil de plusieurs heures. « J’étais fatigué », a-t-il martelé.

À son réveil, passé minuit, son ami Karim est sorti du véhicule et a demandé au chauffeur de reconduire l’accusé à Saint-Henri, comme convenu. Peu de temps après, les policiers ont intercepté l’auto. Il a été arrêté pour tentative de meurtre. Détenu depuis deux ans, il assure ne pas en vouloir à son ami Karim, qu’il continue de voir en prison.

« Pourquoi [M. Kouribi] va vous amener avec lui pour faire une tentative de meurtre ? Pourquoi il s’embarrasserait d’un autre individu ? », a demandé MBaribeau dans un contre-interrogatoire serré. « C’était la seule option que vous avez trouvée pour expliquer votre présence dans l’automobile », a suggéré le procureur. « Non, c’est vraiment la vérité », a rétorqué l’accusé.

Avant son arrestation, Hensley Jean affirme qu’il travaillait comme « jeune leader » auprès des jeunes de Montréal-Nord. Sans être rémunéré, il aidait des jeunes en partenariat avec des travailleurs de rue.

Son contre-interrogatoire se poursuit mercredi.

Transports en commun

Début des études sur une ligne entre Lachine et le centre-ville

Le gouvernement du Québec et la Ville de Montréal ont lancé mardi les études préliminaires à la construction d’une nouvelle ligne de « transport structurant » entre Lachine et le centre-ville de Montréal. Les élus municipaux veulent un tramway qui passerait par LaSalle, mais la décision définitive sur le mode de transport et le tracé n’a pas encore été prise. La mairesse de Montréal Valérie Plante a fait valoir que ce projet constituerait la portion ouest de son projet de « ligne rose », sa promesse électorale centrale de 2017. « Un tramway semble être une bonne option », a dit Mme Plante, ajoutant toutefois qu’elle laissait les autorités compétentes travailler. Après le refus de CDPQ Infra de se lancer dans ce projet, faute de rentabilité, c’est l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM) qui a été appelée à la rescousse. C’est cette organisation qui effectuera les études qui débutent en ce moment. Le porte-parole Daniel Bergeron n’a pas voulu révéler l’hypothèse privilégiée par l’ARTM. « Les caractéristiques principales qu’on recherche, c’est un mode de transport rapide, fréquent, qui offre le service toute la journée dans les deux directions. »

— Philippe Teisceira-Lessard, La Presse

Enquête publique de la coroner sur les CHSLD

Pas de « zone chaude » au CHSLD Yvon-Brunet

Plusieurs lacunes en matière de gestion et de communications au CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal ont été mentionnées durant la deuxième journée des audiences publiques de la coroner Géhane Kamel portant sur le CHSLD Yvon-Brunet de Montréal, mardi, au palais de justice de Laval. Une « zone chaude », désignée comme lieu de quarantaine pour les résidants infectés par la COVID-19, n’a jamais été mise en place au CHSLD, lors de la première vague du printemps 2020. Durant les premières semaines d’avril, certains aînés ont été transférés au sous-sol de la bâtisse, d’autres ont été isolés dans leurs chambres, et d’autres se sont installés « avec leur baluchon » dans les chambres libérées par ceux qui étaient au sous-sol. Ces déplacements ont accéléré la transmission du virus, constate la cheffe de l’unité de l’époque, Pascale Dunlop, en rétrospective. Elle se rappelle également « une vision d’horreur », faisant référence au déroulement des trois premières semaines d’avril, alors que la crise battait son plein au sein de l’établissement. « Je n’ai jamais vu autant de décès. La morgue ne fournissait pas », a-t-elle témoigné. Le CHSLD Yvon-Brunet a été durement touché par la COVID-19 durant la première vague.

— Myriam Boulianne, La Presse

Loi 21 sur la laïcité

Les signes religieux sont mieux tolérés, avance Trudeau

Justin Trudeau suggère que la pandémie a pu changer la perception des Québécois sur le port de signes religieux, puisque ces derniers ont développé l’habitude de recevoir des services de personnes arborant un masque sanitaire. Il a fait part de ses observations en conférence de presse, mardi, alors que certains journalistes anglophones ont évoqué la loi sur la laïcité en l’invitant à réagir à l’attentat islamophobe qui a fait quatre victimes d’une même famille à London, en Ontario. « Ça ne me surprendrait pas que dans les semaines et les mois à venir, il y ait des réflexions à avoir sur le but et l’importance de la loi 21, en partie parce que ça fait un an qu’on passe beaucoup de temps avec des masques qui couvrent nos visages en obtenant des services de l’État, et aussi parce qu’il y a une réelle inquiétude par rapport à la montée d’intolérance et d’islamophobie », a-t-il offert. Ce que Justin Trudeau a refusé net de faire, en revanche, c’est d’établir un lien entre ce qu’il a qualifié de geste « terroriste » et la loi 21 sur la laïcité, alors que trois journalistes de langue anglaise ont essayé de l’amener sur ce terrain. — Mélanie Marquis, La Presse

Photos osées envoyées à des élèves

Un ex-enseignant écope de 21 mois de prison

Un ex-enseignant au secondaire de Montréal « désillusionné » par sa profession a été condamné mardi à 21 mois de prison pour avoir envoyé des images de son pénis à d’anciennes élèves pendant des discussions sexuellement explicites. Francis Faille était prêt à « faire le party » et à « montrer ben des affaires » aux jeunes filles. L’homme de 46 ans semblait sous le choc en se faisant passer les menottes mardi matin au palais de justice de Montréal. L’ex-enseignant a néanmoins échappé à une peine bien plus sévère, puisque la Couronne réclamait trois ans de pénitencier. Accro à la cocaïne et à l’alcool en 2017, Francis Faille s’en est pris à deux anciennes élèves de l’école secondaire Édouard-Montpetit, où il enseignait dans des programmes adaptés aux jeunes ayant des troubles d’apprentissage. À l’époque, il se disait « amer » et frustré parce qu’il n’avait pas obtenu le poste voulu à l’école. Il a plaidé coupable l’an dernier à des chefs de leurre informatique et d’avoir rendu accessible à un enfant du matériel sexuellement explicite.

— Louis-Samuel Perron, La Presse

Collision en Montérégie

Une cycliste succombe à ses blessures, la SQ enquêtera

Une cycliste de 60 ans est morte mardi après-midi, après avoir été grièvement blessée lors d’une collision avec un automobiliste dans le secteur de Marieville, dans la MRC de Rouville, en Montérégie. La Sûreté du Québec (SQ) a ouvert une enquête dans ce dossier. « Les faits se sont produits vers 14 h. Les services d’urgence ont d’abord été appelés à se rendre sur le chemin Saint-Césaire, qui longe la route 112 », a expliqué la sergente Audrey-Anne Bilodeau à ce sujet, mardi en fin de journée. La cycliste, une femme de 60 ans, avait d’abord été transportée dans un centre hospitalier pour y traiter des « blessures graves ». On craignait initialement pour sa vie, et elle a malheureusement succombé à ses blessures dans les heures qui ont suivi. De son côté, l’automobiliste n’a subi aucune blessure importante, selon les autorités. L’octogénaire, qui conduisait un véhicule de type VUS, a d’ailleurs refusé d’être transporté à l’hôpital, mais a tout de même été évalué par des ambulanciers sur place.

— Henri Ouellette-Vézina, La Presse

Enfants autochtones disparus

L’ex-journaliste Anne Panasuk conseillère spéciale

Québec a nommé l’ex-journaliste de Radio-Canada Anne Panasuk à titre de conseillère spéciale pour le soutien aux familles d’enfants autochtones disparus après avoir été admis dans un établissement de santé québécois. Mme Panasuk est connue pour son travail journalistique auprès des communautés autochtones. Le ministre responsable des Affaires autochtones, Ian Lafrenière, a confirmé la nomination de Mme Panasuk mardi. Elle l’appuiera dans l’application de la nouvelle Loi autorisant la communication des renseignements personnels aux familles d’enfants autochtones disparus ou décédés à la suite d’une admission en établissement. « Anne est très bien connue et reconnue par les Premières Nations. Lorsqu’on parle du dossier des enfants disparus ou décédés, on a un déficit de crédibilité, un déficit de confiance avec les Premières Nations. Je suis allé chercher Anne pour son expertise », a expliqué le ministre Lafrenière.

— Fanny Lévesque, La Presse

Meurtres des frères Falduto

Des substances biologiques dans le garage des accusés

Des substances biologiques, que les techniciens en scène de crime de la Sûreté du Québec ont interprétées comme étant possiblement du sang, ont été retrouvées dans le garage du couple Marie-Josée Viau et Guy Dion, à Saint-Jude, le jour de l’arrestation de ces derniers, le 16 octobre 2019. C’est ce qu’a raconté de façon très pédagogique une technicienne en scène de crime de la SQ, qui a livré un témoignage digne de l’émission CSI – mais en plus réaliste – aux 14 membres du jury au procès du couple accusé d’avoir comploté et tué les frères Giuseppe et Vincenzo Falduto le 30 juin 2016. La policière Sophie Fortin et ses collègues ont effectué un véritable travail d’archéologie sur le terrain des accusés, dans le rang Salvail Sud, qu’ils ont fouillé de fond en comble durant deux jours et près de 26 heures, les 16 et 17 octobre 2019. Ils ont aussi fouillé une rivière qui coule au fond du terrain, avec l’aide des plongeurs de la SQ.

— Daniel Renaud, La Presse

Écoles

La grève des 14, 15 et 16 juin est annulée

Les journées de grève prévues les 14, 15 et 16 juin dans 31 centres de services scolaires francophones et deux commissions scolaires anglophones sont annulées. C’est en raison de « progrès significatifs aux tables de négociations » que les syndicats affiliés à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN) ont pris cette décision. « À la table sectorielle, nous nous sommes entendus sur des éléments importants pour le personnel de soutien scolaire et à la table centrale, les négociations avancent positivement, notamment sur la revendication de la CSN d’accorder une attention particulière aux bas salarié-es », a indiqué Annie Charland, présidente du secteur scolaire FEESP-CSN, dans un communiqué diffusé mardi soir. Selon Nathalie Arguin, présidente de la FEESP-CSN, « la mobilisation exceptionnelle du secteur scolaire des 26 et 27 mai derniers » a fait bouger les choses aux tables de négociations, à tel point que la grève prévue la semaine prochaine n’est plus nécessaire. Le secteur scolaire de la FEESP-CSN regroupe 37 syndicats, représentant 35 000 employés de soutien, présents dans 31 centres de services scolaires francophones et deux commissions scolaires anglophones.

— La Presse Canadienne

« Ça prendrait une semaine de pluie »

Dans le texte intitulé « Ça prendrait une semaine de pluie », paru dans le numéro de La Presse+ du mardi 8 juin, nous avons fait une erreur dans le nom du producteur agricole cité. Nous avons écrit Rémi Gaudrault plutôt que Rémi Daignault. Nos excuses.

« ‘‘Pas de mur-à-mur”, assure Québec »

La photo qui coiffait le texte intitulé « ‘‘Pas de mur-à-mur”, assure Québec », paru dans le numéro de La Presse+ du mardi 8 juin, ne montrait pas l’ancien pensionnat autochtone de Mastheuiash comme l’indiquait la légende qui l’accompagnait. La bonne photo montrant l’ancien pensionnat, aujourd’hui transformé en école, est visible dans la version en ligne de l’article. Nos excuses.

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.