Place aux lecteurs

Ferez-vous vacciner vos enfants de 5 à 11 ans ?

Vendredi, Santé Canada a donné le feu vert pour la vaccination des enfants de 5 à 11 ans, qui pourrait débuter aussi tôt que mercredi. Ferez-vous vacciner les vôtres dès que possible ? Quelles sont les raisons qui motivent votre décision ? De nombreux lecteurs ont répondu à l’appel de La Presse. Nous vous présentons aujourd’hui une sélection de témoignages que vous nous avez fait parvenir.

Câlins aux grands-parents

« Je ferai vacciner ma fille de 10 ans pour la protéger de la COVID-19, mais aussi parce qu’elle a hâte d’être vaccinée et de cesser d’être “la personne à risque”. Je la ferai aussi vacciner pour qu’elle retrouve le plaisir de recevoir un câlin de la part de ses grands-parents. Enfin, la vaccination est un devoir social. La COVID-19 est mondiale, et l’on ne peut pas faire abstraction du fait que des gens en meurent tous les jours. »

— Eve-Marie Le Fort

Entre hésitation et avantages

« Ma fille de 11 ans est hésitante, car certaines de ses amies disent que des enfants de 13 ans ont eu des effets secondaires. Par contre, elle est en faveur [du vaccin] et sait qu’il y aura des avantages, comme le retrait du masque. Elle sera aussi protégée pour voyager avec nous, sans avoir à faire de quarantaine au retour. Elle sait aussi que nous avons eu le vaccin Pfizer, ce qui la rassure un peu. »

— Michelle Laberge

« Une des plus belles inventions »

« Les vaccins sont l’une des plus belles inventions du XXe siècle en santé publique. Je ferai vacciner ma fille dès que possible, qui a malheureusement contracté la COVID-19 trois semaines avant de célébrer son 12e anniversaire. Elle a eu des symptômes légers en apparence – congestion nasale, perte du goût et de l’odorat – mais je m’inquiète du sentiment de fatigue qui perdure chez elle après plus de deux semaines. »

— Christine LaFave

Simplifier les soupers de Noël

« J’ai l’intention de faire vacciner ma fille de 9 ans le plus tôt possible. Dans ma famille, mon neveu et sa conjointe n’étaient pas vaccinés, alors on vivait toujours avec un sentiment de stress lors des évènements familiaux des derniers mois. Les consignes comme “garde tes distances”, “porte ton masque” ou “ne fais pas de câlins” pourront être allégées dans les soupers de Noël et les réunions familiales à venir. »

— Anne-Renée Laberge

« Je ne comprends pas l’urgence »

« Je ne ferai pas vacciner mes enfants ou du moins pas tout de suite. Je ne comprends pas l’urgence de faire vacciner les enfants, alors qu’on dit depuis le début qu’ils sont peu à risque. De plus, je ne comprends pas le fait que l’état d’urgence perdure. On nous dit depuis le commencement que l’objectif est de faire baisser la courbe des infections et, surtout, de limiter les hospitalisations. Mon conjoint et moi sommes doublement vaccinés. J’ai l’impression que le gouvernement nous fait des menaces en nous disant de faire vacciner nos enfants, sans quoi les mesures ne seront pas levées. »

— Chantal Vinette

La COVID longue

« Nous avons trois jeunes enfants et nous avons hâte qu’ils soient tous vaccinés. Il y a un an, mon mari a contracté la COVID-19 et il souffre de la COVID longue depuis ce temps, selon plusieurs spécialistes de la santé. Ses symptômes comportent entre autres des vertiges et de l’insomnie. Nous sentons que nos enfants sont très à risque de contracter le virus. La dernière chose que nous souhaitons est qu’ils souffrent de la COVID longue eux aussi. De ce que nous comprenons, plusieurs enfants en souffrent. »

— Valérie Léger

Fardeau de la propagation

« Mes (quatre) enfants recevront le vaccin pour accélérer un retour vers une vie normale, avec moins de restrictions. Bien que les données indiquent que les enfants sont moins durement touchés par la COVID, il n’en reste pas moins que cette maladie peut avoir de graves conséquences pour certains. Ensuite, les enfants peuvent propager la maladie. Même si les grands-parents sont adéquatement protégés, si un petit-enfant venait à transmettre la maladie à l’un d’eux et que celui-ci vivait des conséquences graves de la maladie, pourrait-on accepter qu’un enfant porte ce fardeau de responsabilité ? »

— Pierre-Marc Gervais

Manque de recul

« Pourquoi le gouvernement est-il si pressé de vacciner nos enfants, alors qu’on manque encore de recul sur les effets du vaccin à long terme ? Comme d’habitude, nous n’aurons aucun choix et nous allons nous sentir obligés de le faire pour éviter que nos enfants soient mis de côté à l’école, lors des activités sportives ou dans les camps de jour d’été. »

— Simon Ponthiere

Les messages ont été édités dans un souci de concision.

Commentaires colligés par Florence Morin-Martel, La Presse

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.