Actualités de la semaine

La Cadillac Celestiq fait sa première sortie publique

Découvrez les nouvelles qui ont marqué l’actualité de la dernière semaine dans le monde de l’automobile

Cadillac se cherche depuis des années une création pour assurer l’important rôle de porte-étendard afin de cimenter une image de marque face à sa concurrence européenne. Profitant de son virage électrique, le constructeur de luxe veut maintenant capter son aura de jadis avec la Celestiq, une grande berline qui a été récemment présentée dans une forme quasi finale.

Véritable évènement dans le monde de l’automobile américaine, l’arrivée prochaine de la Celestiq expose le désir de General Motors de se faire véritablement prendre au sérieux face aux marques de grand luxe. Le Wall Street Journal a d’ailleurs affirmé en juin que sa facture avoisinera les 300 000 $ US, selon des sources « bien au fait du dossier ». Ce sont donc Bentley et Rolls-Royce qui sont ciblés ici. Les détails techniques de la grande berline sont cependant pour le moment inexistants pour juger de la teneur de cette offensive sentie.

Celle qui est déjà définie par Cadillac comme « la nouvelle norme mondiale » s’est toutefois présentée sous une forme qui donne un bon avant-goût de la livrée produite. Entièrement assemblée à la main et personnalisable à souhait, elle affiche un profil tout en longueur, héritage oblige. Les designers ont choisi à l’avant de conserver une calandre définie en opposition aux créations de Tesla qui exposent des devantures quasi scellées. Le capot demeure long et les roues avant bien poussées en proue. La partie arrière présente un grand porte-à-faux, ce qui entre en cassure avec les derniers modèles électriques et qui rappelle l’âge d’or des grandes berlines du constructeur.

L’habitacle est la somme d’une multitude de détails pour soutenir le statut d’un tel véhicule. Les matières sont promises de grande qualité, tout comme l’assemblage qui se fera dans le Centre technique mondial de GM, à Warren, au Michigan. C’est la première fois qu’un véhicule est assemblé à cet emplacement historique pour le géant américain inauguré en 1956 par le président Dwight Eisenhower. Un toit entièrement vitré et un système multimédia reposant sur un écran gigantesque de 55 po occupant l’ensemble de la planche de bord complètent ce portrait sommaire.

Nous en saurons plus sur le produit définitif dans les prochains mois. D’après le Wall Street Journal, sa production pourrait s’amorcer à la fin de 2023.

Ford

La prochaine génération de la Mustang dévoilée le 14 septembre

Une autre icône de l’automobile américaine est sur le point d’entamer l’écriture du prochain tome de sa vie mouvementée. La Ford Mustang de septième génération sera dévoilée le 14 septembre dans le cadre du salon de Detroit.

L’information a été confirmée la semaine dernière par Jim Farley, grand patron de la marque à l’ovale bleu, après qu’Automotive News l’eut publiée. Cette septième génération du pony car originel a évidemment fait l’objet de nombreuses rumeurs depuis de tout aussi nombreux mois.

Pour rassurer les traditionalistes, le tweet du PDG de Ford était accompagné du mot-clic #savethemanuals et d’une animation agrémentée du son d’un moteur V8. On peut ainsi conclure qu’un huit-cylindres battra toujours sous son long capot avant et qu’il pourra être dompté à l’aide d’une boîte manuelle.

Cette Mustang, septième du nom, pourrait également recevoir l’apport de l’hybride pour la première fois de son existence en plus de conserver, selon Automotive News, ses motorisations actuelles sans doute retouchées dans l’exercice, soit un quatre-cylindres turbo de 2,3 L et un V8 de 5 L (en excluant le V8 de 5,2 L suralimenté de la Shelby GT500).

Chose certaine, après un règne qui s’est amorcé en 2015, la sixième génération de la Mustang aura tracté le coupé né en 1964 vers la modernité de nombreuses manières. Il sera intéressant de voir comment son héritière s’appropriera le tout sur les plans esthétique et mécanique.

Chevrolet

Le Colorado s’offre une refonte complète et des moteurs turbocompressés

Dans le segment des camionnettes intermédiaires, l’évolution des modèles se fait plutôt à pas de tortue. Depuis le milieu des années 2010, la plupart des prétendants se contentent d’améliorations continues sans réellement modifier des ingrédients majeurs de leurs recettes respectives. Un changement de garde attendu s’est toutefois opéré la semaine dernière chez Chevrolet avec le dévoilement de la troisième génération du Colorado. Une refonte totale et turbocompressée.

Établie sur une nouvelle plateforme permettant d’augmenter l’empattement de près de 8 cm et de diminuer la longueur du porte-à-faux avant, la camionnette modernise sa présentation avec des éléments largement inspirés de la dernière cuvée du Silverado. Dans le but d’uniformiser l’ensemble, Chevrolet offrira uniquement un habitacle pleine grandeur et une boîte arrière courte (1,52 m). Cette dernière intègre un petit compartiment dans son panneau en option.

Des modèles apprêtés pour la conduite en terrain crevassé sont évidemment au menu, tendance oblige. La version ZR2, celle qui culmine au sommet des aptitudes hors route du modèle, se voit pourvue d’amortisseurs conçus par l’entreprise ontarienne Multimatic pour négocier avec les terrains accidentés. Des plaques de protection sont ajoutées sous le châssis et les pare-chocs ont été redessinés pour des angles d’approche plus prononcés.

Un seul moteur, trois compositions

Le Colorado 2023 abandonne également ses quatre-cylindres et V6 actuels pour une formule à une mécanique, mais composée de trois différentes manières. C’est le quatre-cylindres turbocompressé inauguré sous le capot du Silverado qui s’acquitte de la tâche. De série, il produit 237 ch (259 lb-pi) et fait équipe avec une transmission à huit rapports révisée, la seule proposée sur toutes les livrées. La version intermédiaire voit sa puissance grimper à 310 ch et 390 lb-pi de couple. Finalement, la variante « High Output » produit la même cavalerie, mais avec 430 lb-pi.

Les capacités de remorquage varient entre 2722 kg et 3493 kg selon la livrée choisie. C’est semblable à la génération précédente.

La production du Chevrolet Colorado 2023 commencera au début de l’année prochaine. La fourchette de prix sera publiée entre-temps.

Volkswagen

La production de l’ID.4 s’amorce au Tennessee, une version moins chère en route

Pour les nombreux clients qui sont en file d’attente pour mettre la main sur le Volkswagen ID.4, une lueur s’est allumée au bout du tunnel. Le constructeur allemand a récemment annoncé que la production du multisegment électrique s’était officiellement amorcée dans son usine d’assemblage de Chattanooga, au Tennessee.

Cela enlèvera assurément de la pression sur les chaînes de montage allemandes du groupe qui peine à suffire à la demande. Il y a également la variable de la chaîne d’approvisionnement qui ralentit inévitablement la production de ce pivot de l’électrification de Volkswagen en Amérique du Nord.

En plus de produire la version à rouage intégral commercialisée ici actuellement, l’usine américaine produira dès la fin de l’année une version à deux roues motrices s’alimentant à même une batterie de plus faible capacité (62 kWh). Celle-ci permettra d’abaisser la barrière d’entrée du modèle.

Les premiers ID.4 « américains » seront livrés dès le mois d’octobre prochain.

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