Bilan de l’Alliance de Montréal

Mission accomplie à la billetterie

Des 10 équipes de la Ligue élite canadienne de basketball (LECB), l’Alliance est celle qui a vendu le plus de billets au cours de la dernière saison. Une preuve concrète que la culture basket existe bel et bien dans la métropole. Et qu’elle ne demande qu’à s’épanouir.

En moyenne, pas moins de 2900 partisans (sur une capacité de 3467) se sont présentés à l’Auditorium de Verdun lors des matchs à domicile de l’équipe. Match après match, la foule s’est montrée attentive, bruyante et investie. Et ce, même si la troupe de Vincent Lavandier n’a enregistré que 4 victoires en 20 rencontres.

C’est d’ailleurs une Annie Larouche « soulagée et rassurée » qui s’est adressée aux médias lors du bilan de la première saison de l’équipe, mardi.

« Depuis le début, les gens nous disent qu’ils sont intéressés et qu’ils ont hâte de voir du basket. Ça nous dit que c’était vrai, a fait valoir la vice-présidente aux opérations. Les gens se sont présentés. On a malheureusement terminé en 10position, mais à notre dernier match, alors que c’était assuré qu’on ne faisait pas partie des séries éliminatoires, on a fait salle comble. »

Tenez-vous-le pour dit : l’Alliance sera de retour la saison prochaine. Déjà 45 % des 658 abonnements ont d’ailleurs été renouvelés dans la dernière semaine. « On est de retour. On a bien hâte. On va tout mettre en place pour que l’expérience soit encore meilleure l’année prochaine », a ajouté Annie Larouche.

On le sait, l’histoire du basketball est pénible à Montréal. Mais le succès de l’Alliance à la billetterie, qui s’est maintenu tout au long de la saison, permet de croire au potentiel de voir l’équipe survivre à long terme.

« Les partisans sont là et ont aimé leur expérience, ce qu’ils ont vu. Je suis convaincue que c’est une belle histoire qui commence pour longtemps.  »

— Annie Larouche, vice-présidente aux opérations de l’Alliance de Montréal

« La meilleure atmosphère de la ligue »

S’il y en a un qui n’a jamais douté de la puissance de la culture basket à Montréal, c’est bien Hernst Laroche. À 33 ans et après neuf saisons professionnelles à l’international, le Québécois jouait pour la première fois à la maison. Dès les premiers matchs, le meneur affirmait devant les médias que Montréal était une ville de basket. Son discours était le même, mardi matin.

« Je le savais déjà, a-t-il lancé. Je n’étais pas surpris, mais j’ai vraiment apprécié l’ambiance, le soutien. C’était vraiment chaleureux. Il n’y a aucune équipe qui avait ce soutien-là. »

Kemy Ossé, son cocapitaine, en était à sa troisième saison dans le circuit canadien. Il évoluait auparavant pour les Rattlers de la Saskatchewan. Malgré les nombreux revers encaissés, le Montréalais affirme avoir vécu la « plus belle expérience de [sa] carrière de basket ».

« Parce que j’ai joué à la maison. Devant ma famille, mes amis. Vous les avez sûrement entendus pendant les matchs, ils étaient partout ici. C’est un feeling que je souhaite à beaucoup de joueurs de basket », a-t-il dit.

« C’est la meilleure atmosphère de la ligue, a-t-il poursuivi. Les fois où on n’avait pas d’énergie, juste d’avoir cette foule-là derrière nous… c’était motivant. »

L’entraîneur-chef, Vincent Lavandier, a d’ailleurs comparé le dynamisme de la foule montréalaise à ce qu’on retrouve en Europe.

« Il y a une culture basket ici à Montréal, ça c’est sûr, a reconnu le Français. Il faut la développer parce qu’il faut toujours développer les choses pour qu’elles s’améliorent. Mais je suis agréablement surpris de ce qui se passe en dehors de l’Auditorium. Je passais un dimanche soir ici et juste à côté il y avait une dizaine de personnes qui jouaient. C’est intéressant, c’est là qu’on voit qu’il y a une culture. »

L’Alliance a d’ailleurs reçu la visite des joueurs de la NBA Luguentz Dort et Chris Boucher en cours de saison. « Ça signifie qu’ils croient en nous, ça nous donne une crédibilité », a mentionné Annie Larouche.

Attirer plus de talents

En attirant plus de partisans que n’importe quelle autre équipe de la LECB, l’Alliance est-elle devenue une option plus intéressante pour les joueurs de talent ? Pas de doute que oui, selon le directeur général Joel Anthony.

« J’ai déjà parlé avec beaucoup de personnes dans la ligue et elles ont dit que c’était la meilleure ambiance », a affirmé l’ancien joueur de la NBA.

« Je sais que c’est une place où tout le monde veut avoir une chance de jouer, autant pour nous que contre nous. Je pense que ça va aider quand on va regarder pour d’autres joueurs. C’est une bonne situation pour nous. »

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