Terre-Neuve-et-Labrador

Après Larry, c’est l’heure du nettoyage

La Ville de St. John’s a demandé samedi aux résidants de rester à la maison, afin que les équipes puissent nettoyer les branches arrachées, les fils électriques tombés et les débris dispersés dans les rues après le passage de l’ouragan Larry. L’ouragan a touché terre samedi matin dans l’est de Terre-Neuve-et-Labrador avec la force d’une tempête de catégorie 1, selon le Centre national des ouragans des États-Unis. Le Centre canadien de prévision des ouragans a observé des vents très forts avec des rafales dépassant les 180 km/h. Plusieurs dizaines de milliers de Terre-Neuviens se sont retrouvés pendant plusieurs heures sans électricité. Des dommages ont aussi été observés sur des maisons et le toit d’une école a notamment été arraché. Le maire de St. John's, Danny Breen, s’attend à un retour à la normale dimanche.

— La Presse Canadienne

Montréal

Des milliers de manifestants contre les mesures sanitaires

Des milliers de personnes ont manifesté samedi après-midi à Montréal pour protester contre les mesures antipandémiques, dont l’urgence sanitaire et le passeport vaccinal. Partie de la place Émilie-Gamelin, la foule s’est déplacée sur des kilomètres, passant par les rues Ontario, De Lorimier et Sherbrooke.

Les pancartes, les tambours, les trompettes et les drapeaux du Québec étaient nombreux dans la foule qui se déplaçait dans les rues de la métropole samedi après-midi. Des personnes de tous âges étaient là pour exprimer leur mécontentement face aux mesures sanitaires.

Anne-Marie Fichaud, préposée alimentaire à Joliette, a dénoncé la vaccination obligatoire chez les travailleurs de la santé. « Je ne suis pas considérée comme dans un milieu à risque, parce qu’on n’est pas en contact avec les patients. Mais même si on ne voit pas de patients et que je donne mon 100 %, je vais perdre mon emploi. Je ne peux pas aider mon prochain », a-t-elle lancé.

Nommée « Marche de la résistance pacifique », cette manifestation contre les règles sanitaires a été organisée par Mel Goyer, figure bien connue du milieu complotiste québécois.

Les participants s’étaient rassemblés dans la métropole notamment pour demander la fin immédiate de l’état d’urgence sanitaire, la liberté vaccinale, l’abandon du passeport vaccinal et une enquête indépendante sur la gestion de la crise.

« Pendant les premiers mois [de la pandémie], tout le monde était effrayé. Les mesures étaient probablement justifiées », a affirmé Ève Lavoie. Mais la situation a changé, a-t-elle indiqué. La résidante de Trois-Rivières trouve désormais les mesures excessives.

« Je ne trouve pas ça normal de masquer mon enfant tous les matins. Il me demande pourquoi et je ne peux même pas lui répondre », a indiqué la mère de trois enfants.

Linda Lapointe est venue de Québec pour manifester contre le passeport vaccinal. « Je ne trouve pas que c’est justifié, le passeport vaccinal dans les restaurants et les cinémas. » La femme déplore qu’il n’y ait pas eu de débats avant l’instauration de cette mesure.

Mme Lapointe n’est pas vaccinée, puisqu’elle ne veut pas recevoir les vaccins offerts actuellement. Elle préfère attendre la sortie du vaccin de Médicago, conçu au Québec. « Je veux un vaccin traditionnel. Je ne veux pas de vaccin à ARN, ni AstraZeneca, car c’est une nouvelle technologie », indique-t-elle.

« Pas antivaccin »

Yanique St-Denis dénonce l’absence de débat public avant l’instauration du passeport vaccinal. « Chaque fois que Legault prend des décisions sans nous consulter, on perd des droits », a-t-elle affirmé.

Mme St-Denis dit ne pas être antivaccin.

« On se considère seulement comme prudents. On a tous nos vaccins, sauf celui-là. »

— Yanique St-Denis

Elle juge que les vaccins contre la COVID-19 ont été développés trop rapidement.

Annik Jutras est du même avis. « Je ne suis pas antivaccin. Ce vaccin-là, c’est une expérience. Je suis en santé. Pourquoi je vais prendre quelque chose qui va me rendre malade ? », a-t-elle indiqué.

Dans la foule, des manifestants scandaient des slogans revendiquant « plus de liberté ». Certains criaient des insultes au premier ministre du Québec, François Legault, tandis que d’autres participants, portant des chandails sur lesquels était inscrit « Câlins gratuits », offraient des accolades à ceux qui le désiraient.

La porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) Véronique Comtois a déclaré en milieu d’après-midi qu’aucun débordement n’était survenu jusqu’ici et estimé que la marche se déroulait « bien ».

Des dizaines de voitures ainsi que de patrouilleurs à vélo et à pied ont été déployés sur les lieux de la manifestation, par mesure de sécurité.

À 14 h samedi, plus de 7000 personnes avaient indiqué qu’elles souhaitaient participer à la manifestation, sur l’évènement Facebook.

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