Espagne

« Nous nous préparons à affronter des jours dramatiques. »

— Le maire de Madrid, Jose Luis Martinez Almeidam, qui a souligné la situation tendue régnant en Espagne alors que le bilan de la pandémie de coronavirus dans le pays, avec 3434 morts, a dépassé mercredi celui de la Chine. (AFP)

Nouvelle-Zélande Tuerie de Christchurch

Le tireur plaide coupable

L’Australien accusé d’avoir tué 51 personnes en mars 2019 dans deux mosquées de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, a causé la surprise jeudi en plaidant coupable à tous les chefs d’accusation qui pèsent contre lui. « Oui, coupable », a déclaré Brenton Tarrant depuis la prison d’Auckland, par le truchement d'une connexion vidéo avec la Haute cour de Christchurch. L’homme de 29 ans fixait le regard sur la caméra en faisant cette déclaration. Il avait jusqu’à présent toujours nié les 51 accusations de meurtre, les 40 accusations de tentative de meurtre et une autre accusation d’acte terroriste. Sans explication à ce stade, il a changé de position à l’issue d’une audience organisée à la hâte et tenue secrète pour le grand public par peur qu’il ne renonce au dernier moment. Cela signifie qu’il ne sera pas jugé au cours d’un procès.

— Agence France-Presse

COVID-19

Le prince Charles déclaré positif

Le prince Charles, héritier de la couronne britannique, a été déclaré positif au nouveau coronavirus et présente de « légers symptômes », ont annoncé mercredi ses services. Âgé de 71 ans, le fils d’Élisabeth II « reste en bonne santé » à l’exception de ces symptômes, et « télétravaille comme d’habitude », a assuré Clarence House dans un communiqué. Le prince de Galles se trouve actuellement en Écosse avec sa femme Camilla, qui « a été testée mais n’a pas le virus », a précisé la même source. Élisabeth II, 93 ans, s’est quant à elle retirée pour plusieurs semaines au château de Windsor, à une quarantaine de kilomètres à l’ouest de Londres. « La reine reste en bonne santé », a indiqué une porte-parole du palais de Buckingham, précisant qu’elle avait vu son fils pour la dernière fois le 12 mars et qu’elle suivait « toutes les recommandations opportunes ».

— Agence France-Presse

Affaire Khashoggi

La Turquie inculpe des proches du prince héritier d’Arabie

La Turquie a annoncé mercredi avoir lancé des poursuites contre vingt Saoudiens, dont deux proches du prince héritier Mohammed ben Salmane, à l’issue d’une enquête de plus d’un an sur le meurtre de l’éditorialiste Jamal Khashoggi. Khashoggi, un collaborateur du Washington Post et critique du régime saoudien après en avoir été proche, a été assassiné et son corps découpé en morceaux en octobre 2018 dans le consulat d’Arabie saoudite à Istanbul où il s’était rendu pour récupérer un document. Ce meurtre a plongé l’Arabie saoudite dans l’une de ses pires crises diplomatiques et terni l’image du prince héritier Mohammed ben Salmane, dit « MBS », désigné par des responsables turcs et américains comme le commanditaire du meurtre. Dans cet acte d’accusation, deux proches de MBS, l’ex-conseiller Saoud al-Qahtani et l’ancien numéro deux du renseignement, le général Ahmed al-Assiri, sont identifiés comme les commanditaires du meurtre, selon la même source. Ils sont accusés d’avoir ordonné un « homicide volontaire prémédité avec l’intention d’infliger des souffrances ».  — Agence France-Presse

covid-19

Poutine demande aux Russes de « rester à la maison »

Vladimir Poutine a recommandé mercredi aux Russes de rester chez eux, décrété une semaine chômée et reporté le vote sur sa réforme constitutionnelle afin de ralentir l’épidémie de coronavirus, sans ordonner pour le moment le confinement de la population. S’adressant aux Russes dans un discours télévisé, le chef du Kremlin a également annoncé des mesures de soutien au pouvoir d’achat et aux entreprises face à la crise économique provoquée par la pandémie. « Ce qui se passe aujourd’hui dans de nombreux pays occidentaux […] peut devenir notre avenir immédiat », a-t-il mis en garde. De 495 patients répertoriés mardi, la Russie est passée à 658 mercredi, mais le maire de Moscou Sergueï Sobianine, un proche de Vladimir Poutine qui dirige la cellule de crise sur le coronavirus, avait reconnu la veille que les autorités n’avaient pas en réalité une « image claire » de l’avancée de la maladie. — Agence France-Presse

COVID-19 en Italie

La contagion continue de ralentir

La hausse de nombre de cas de coronavirus a continué mercredi de stagner en Italie, où le nombre de morts a tout de même passé la barre des 7500, selon le bilan officiel.

Avec 7503 morts (683 en 24 heures), la péninsule reste le pays le plus cruellement frappé par la pandémie.

Ce bilan montre une hausse de 7,5 % des cas positifs (près de 75 000 au total), comme lundi et mardi, soit les plus faibles taux depuis l’arrivée du virus en Italie.

La Lombardie, dans le nord du pays, reste la région la plus touchée avec 4474 morts (296 en 24 heures), suivie par l’Émilie-Romagne (région de Bologne) avec 1077 morts. La Lombardie, qui inclut Milan, est également la région avec le plus grand nombre de cas, 32 346 enregistrés sur 74 386 pour l’ensemble du pays, selon les chiffres de la protection civile.

« Nous sommes plutôt en ligne avec les jours précédents, donc cette sensation de ralentissement de la croissance des cas peut être qualifiée de constante », a commenté le gouverneur de Lombardie Attilio Fontana sur Facebook. « C’est très important, mais il ne faut absolument pas lâcher prise », a-t-il mis en garde.

Pic de croissance

Selon une étude du Conseil national de la recherche (CNR), 57 des 107 département italiens ont atteint le pic de croissance de l’épidémie. C’est le cas notamment pour 10 des 12 départements lombards, dont celui de Milan.

Selon le chercheur Giovanni Sebastiani, cité dans l’étude, « les 57 départements affichant le pic de croissance se trouvent dans toutes les régions du pays […] et cela est sans aucun doute une donnée positive ».

« Ces données nous confortent parce qu’elles signifient que les mesures d’endiguement sont en train d’obtenir l’effet espéré, même si nous sommes dans une phase initiale de diminution, donc on peut parler de tendance, mais il faut être prudent. »

S’ils restent prudents, médecins et scientifiques appellent à ne pas relâcher les efforts, alors que quelque 60 millions d’Italiens sont dans leur troisième semaine de confinement.

— Agence France-Presse

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