France

600

Plus de 600 maires, dont Édouard Philippe, ont lancé samedi un appel pour soutenir la réélection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République, en saluant « un quinquennat favorable aux territoires et aux communes », dans une tribune parue dans Le Journal du dimanche. L’opération intervient deux jours après la clôture du congrès de l’association des maires de France, lors duquel le chef de l’État a défendu son bilan avec pugnacité. (AFP)

France

Par milliers dans les rues pour défendre les droits des femmes

Deux ans après la prise de mesures qu’elles jugent insatisfaisantes contre les violences conjugales, des milliers de personnes se sont rassemblées samedi dans plusieurs villes de France pour défendre les droits des femmes, espérant être entendues à cinq mois de l’élection présidentielle. « L’impunité doit cesser. L’éducation à l’égalité doit devenir une priorité », martelait l’appel à manifester, porté par le collectif féministe #NousToutes et une soixantaine d’associations, syndicats et partis politiques. Organisée en amont de la journée internationale contre les violences faites aux femmes, le 25 novembre, la manifestation parisienne a rassemblé 50 000 personnes selon les organisateurs, 18 000 selon la préfecture de police. C’est moitié moins que la manifestation organisée il y a deux ans, suivie par 100 000 personnes, selon les manifestants (35 000 selon la police). La ministre déléguée à l’Égalité femmes-hommes, Elisabeth Moreno, a défendu l’action du gouvernement samedi sur la radio Europe 1, évoquant une augmentation de 60 % du nombre de places d’hébergement d’urgence, la formation des policiers, la mise en place de bracelets anti-rapprochement et de téléphones d’urgence pour les femmes victimes de violence. — Agence France-Presse

Pays-Bas

Des manifestations contre les mesures sanitaires dégénèrent

Des manifestations contre les restrictions sanitaires ont de nouveau tourné à l’émeute samedi soir aux Pays-Bas. À La Haye, ville où siège le gouvernement, des policiers en tenue antiémeute ont chargé des groupes de manifestants qui leur jetaient des pierres et des objets divers, et ont utilisé un canon à eau pour éteindre des vélos en feu. Cinq policiers ont été blessés et au moins sept personnes arrêtées. Des violences ont également éclaté à Urk, petite ville protestante du centre du pays, et dans plusieurs localités de la province du Limbourg. Vendredi soir, une manifestation avait déjà viré au chaos dans le centre de Rotterdam, avec trois manifestants blessés par des tirs de la police et 51 personnes arrêtées. Samedi en début de journée, les manifestations avaient pourtant commencé dans le calme dans plusieurs villes, comme à Amsterdam ou à Breda, dans le sud du pays, où un millier de personnes ont défilé en portant des pancartes disant « Non au confinement ». Les Pays-Bas ont réintroduit la semaine dernière un confinement partiel pour faire face à une flambée de cas de COVID-19, avec une série de restrictions sanitaires touchant notamment les restaurants, qui doivent fermer à 20 h. Le gouvernement projette désormais d’interdire certains lieux aux non-vaccinés, notamment les bars et les restaurants. Plus de 21 000 nouveaux cas de COVID-19 ont été enregistrés vendredi.

— Agence France-Presse

Mexique

Environ 600 migrants secourus à bord de deux camions

Quelque 600 migrants issus de 12 pays ont été secourus au Mexique alors qu’ils voyageaient entassés dans deux camions, a indiqué samedi l’Institut national de migration (INM). Les migrants – 145 femmes et 455 hommes – ont été repérés dans l’État de Veracruz et viennent principalement de pays pauvres au sud du Mexique (Guatemala pour 401 d’entre eux, Honduras, Nicaragua), mais aussi du Bangladesh, du Ghana, de l’Inde et du Cameroun, a détaillé l’INM dans un communiqué. « Il y a des enfants, des mineurs, j’ai vu des femmes enceintes, des personnes malades », a indiqué Tonatiuh Hernandez, responsable local de la Commission des droits de l’homme, disant n’avoir jamais vu autant de migrants en une seule fois. Des instances de protection de l’enfance vont être saisies « pour les cas des familles ou des mineurs qui voyagent seuls », a précisé l’INM, qui doit se prononcer sur « la présence et les conditions de séjour » de ces migrants au Mexique.

— Agence France-Presse

Guadeloupe

Des forces d’élite sont envoyées après une nouvelle nuit de violences

Les blocages ont repris samedi en Guadeloupe après une nouvelle nuit de pillages et d’incendies lors de laquelle des policiers et des gendarmes ont été visés par des tirs, faisant un blessé léger, malgré le couvre-feu imposé face à la dégradation de la mobilisation anti-passeport sanitaire. À l’issue d’une réunion de crise en fin de journée à Paris, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a annoncé l’envoi dans l’île d’une cinquantaine de membres des forces d’élite du GIGN et du Raid, tandis que son collègue chargé des Outre-mer, Sébastien Lecornu, annonçait qu’une réunion se tiendrait lundi soir autour du premier ministre Jean Castex avec les parlementaires et les présidents des assemblées de la Guadeloupe, ainsi que le ministre de la Santé, Olivier Véran. Mais l’Union générale des travailleurs de Guadeloupe, en pointe de la contestation, a appelé « à poursuivre la mobilisation et à renforcer les piquets de revendications populaires », dans un communiqué.

— Agence France-Presse

Somalie

Un journaliste réputé tué dans un attentat-suicide à Mogadiscio

Un journaliste somalien connu pour ses critiques contre le groupe djihadiste des shebab a été tué samedi soir dans un attentat-suicide alors qu’il quittait un restaurant de Mogadiscio, ont indiqué des responsables et des collègues. Les shebab, mouvement lié à Al-Qaïda, ont revendiqué dans un communiqué l’explosion qui a tué le directeur de Radio Mogadiscio, Mohamud Guled, et blessé deux autres personnes, le directeur de la télévision nationale somalienne et un chauffeur. « Que Dieu bénisse mon frère Abdiaziz Mohamud Guled, c’était un homme courageux que la nation a perdu », a déclaré le vice-ministre somalien de l’Information, Abdirahman Yusuf Omar, dans un communiqué. Le journaliste « est sorti du restaurant et s’est dirigé vers sa voiture […], un kamikaze a alors couru vers ce véhicule avant de se faire exploser », a déclaré un collègue du journaliste. Plus de 50 journalistes somaliens sont morts depuis 2010, rapporte Reporters sans frontières.

— Agence France-Presse

France

Un chasseur blessé tue une ourse : la cohabititon remise en question

Un chasseur blessé par une ourse dans le sud-ouest de la France, l’ourse tuée par le chasseur. Cet accrochage survenu samedi dans le massif du Couserans risque de rallumer la guerre de l’ours dans un département où l’on considère que la cohabitation est impossible. Samedi après-midi, des chasseurs traquaient le sanglier dans la commune de Seix, à une soixantaine de kilomètres à l’est de Foix. Vers 15 h 30, ils ont fait appel aux secours indiquant que l’un d’eux venait d’être blessé par une ourse. L’ourse a été retrouvée morte à quelques mètres des lieux où le chasseur a été secouru. La préfecture de l’Ariège a indiqué qu’une enquête judiciaire avait été ouverte sur les circonstances de cet accident. Les opposants à l’ours réclament l’abattage des ours agressifs, et à leur tête, les éleveurs de la région, qui déplorent de nombreuses prédations de brebis, disent craindre dorénavant pour la sécurité des hommes. Du côté des pro-ours, un collectif dénonce une « hystérie collective ».

— Agence France-Presse

Vienne

Des dizaines de milliers de manifestants contre les mesures anti-COVID-19

Vienne — Environ 40 000 manifestants, selon la police, se sont rassemblés samedi à Vienne pour protester contre les mesures de confinement et la vaccination obligatoire annoncées la veille par le gouvernement pour lutter contre la pandémie de COVID-19.

La foule, réunie au cœur de la capitale autrichienne à deux pas de l’ancien palais impérial de la Hofburg, agitait des banderoles dénonçant « fascisme » et « corona-dictature », ou encore disant « Non à la division de la société ».

Le tout sous haute surveillance de la police, qui a procédé à une dizaine d’interpellations ainsi qu’à des verbalisations. Hormis quelques fumigènes et des jets de canettes, la manifestation s’est déroulée dans le calme.

Dans un communiqué, le ministre de l’Intérieur, Karl Nehammer, s’est indigné de l’utilisation par des participants d’étoiles jaunes portant l’inscription « Non vacciné », jugeant qu’un tel geste « insultait les millions de victimes de la dictature nazie et leurs familles ».

Parmi ceux appelant à la « résistance », Katarina Gierscher, originaire de la province du Tyrol, avait fait six heures de route pour venir manifester. « Ce n’est pas normal qu’on nous prive de nos droits », a déploré cette professeure de 42 ans qui garde ses quatre enfants à la maison depuis des mois.

Des excuses

Le rassemblement était organisé à l’appel du parti d’extrême droite FPÖ, même si son chef, Herbert Kickl, déclaré positif au coronavirus, était absent. Des membres de la mouvance radicale des identitaires ont également défilé.

Une semaine après avoir sévi contre les non-vaccinés, le chancelier conservateur Alexander Schallenberg a annoncé vendredi un confinement des 8,9 millions d’habitants jusqu’au 13 décembre.

À compter de lundi, il ne sera plus possible de quitter son domicile sauf pour faire des courses, du sport ou pour des soins médicaux. Seules les écoles restent ouvertes.

Malgré ses réticences initiales, le gouvernement va en outre préparer une loi pour imposer la vaccination de la population adulte au 1er février 2022.

M. Schallenberg s’est excusé vendredi auprès des personnes vaccinées de devoir prendre de telles restrictions « radicales », inédites actuellement dans l’Union européenne.

Dans une Europe redevenue l’épicentre de l’épidémie, les cas ont atteint ces derniers jours en Autriche des niveaux inédits depuis le printemps 2020 : samedi, plus de 15 000 nouvelles contaminations ont été recensées, alors que le taux de vaccination se situe autour de 66 % de la population, soit légèrement en deçà de la moyenne européenne.

— Agence France-Presse

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