Archway

Végane pour tous

À travers les bons coups et, parfois, les moins bons, nos critiques de restaurants vous racontent leur expérience, présentent l’équipe en salle et en cuisine, tout en expliquant ce qui a motivé le choix du restaurant. Cette semaine : Archway, café et buvette végane dans Verdun.

Pourquoi en parler ?

L’alimentation végétalienne gagne de plus en plus d’adeptes, en plus des flexitariens qui cherchent à réduire leur consommation de protéines animales. Ainsi, l’offre s’améliore sans cesse. On peut entre autres compter sur Sushi Momo, Bistro Tendresse, Mimi & Jones, Conceria et, depuis 2019 déjà, Archway, un café et buvette végane situé dans la cool rue Wellington. Nous y sommes finalement allée.

Qui sont-ils ?

Forte d’études en design et de son expérience en restauration, Josianne Marcoux rêvait de fonder sa propre entreprise. Ses voyages, notamment en Australie, l’ont inspirée afin de ramener à Montréal un concept de restaurant végane axé sur les brunchs. « Ce n’est pas parce que c’est végane que ça ne peut pas être plaisant », résume-t-elle. La propriétaire a maintenu son commerce à flot même si la COVID-19 a frappé alors qu’elle venait d’ouvrir. Depuis un an, un duo de nouveaux partenaires l’aide à amener Archway à son plein potentiel : Ariane Lavoie, qui possède une vaste expérience (Tiradito, Lov), agit à titre de gérante et élabore la carte de vins et cocktails, et son conjoint, Benoît Leclère, diplômé de l’école hôtelière à Paris, collabore avec Josianne pour créer le menu, qui évolue selon les saisons.

Notre expérience

Archway est un endroit où on se crée une expérience selon nos envies. Envie d’un brunch ? Il est servi tous les jours jusqu’à 16 h. Votre ami est plutôt tenté par les petits plats de la carte ? C’est possible aussi.

La salle à manger, dont le décor est le fruit de la collaboration entre Josianne Maroux et la designer Maude Gilbert, est lumineuse et accueillante, avec ses tons de vieux rose, ses chaises en osier, ses longues banquettes et ses fleurs séchées. C’est simple, mais très mignon. Il fait très chaud en ce début de septembre, alors on opte pour l’intérieur plutôt que la terrasse frappée de plein fouet par le soleil à l’heure du midi.

Notre serveuse, sympathique, mais un brin timide, nous fait quelques recommandations, dont le Bao Bab Benedict, un des plats signatures de l’endroit avec son œuf « végétal » poché. La recette est secrète ! Mais Josianne nous a confié que le blanc est à base de noix de cajou et le jaune – coulant ! – de tomates. Il est accompagné de fruit du jacquier assaisonné à la coréenne bien goûteux – qui a la texture du porc effiloché –, de julienne de concombres, d’épinard, de coriandre et d’arachides et d’une généreuse portion de sauce bénédictine. On se régale ! Voilà un exemple d’un plat vraiment bien travaillé !

Les plats de la carte nous font tous envie. Steak de maïtake avec ananas grillé, cœur de palmier façon ceviche, dumpling tofu et shiitake, bao au tofu teriyaki avec sauce ranch gochugang... Que c’est appétissant !

Notre choix s’arrête sur les frites de tofu mariné au cornichon – un coup de cœur –, réalisées avec les produits de l’entreprise québécoise Tofu Tofu. Croustillantes, les frites sont enrobées de furikake, condiment très populaire au Japon qui est en fait un mélange de graines de sésame et d’algues, à tremper sans retenue dans un aïoli végane.

Les artichauts, de saison, sont bien apprêtés. Par contre, le labneh de cajou annoncé a plutôt la texture d’une émulsion, on l’aurait aimé plus crémeux. Le plat manque d’équilibre, il y a trop de confiture d’abricot et de miel, et pas assez de labneh et de zaatar. Une belle idée qui n’atteint pas son plein potentiel.

Le po’kai au melon d’eau nous laisse un peu sur notre faim. Si les tranches de melon d’eau marinées ressemblent à s’y méprendre à du thon rouge, le goût, lui, est trop subtil. On cherche le punch dans cette assiette moins raffinée, qui fait cohabiter du risoni de konjac teriyaki (assez fade), du chou frisé (kale) et du concombre, avec une sauce au piment amarillo qui se fait plutôt discrète.

Pour dessert, le financier aux amandes a une texture plutôt granuleuse. La crème fouettée à la noix de coco est aérienne, les fraises et les cerises marashino ajoutent de la fraîcheur. C’est bien, mais pas mémorable.

Malgré quelques bémols, Archway se distingue par sa créativité et l’utilisation de saveurs des quatre coins du monde.

Dans notre verre

La carte à boire est très variée. Du côté de l’Espresso Bar, cafés, thés, lattés aux plantes adaptogènes ou au curcuma et smoothies sont proposés. La carte de cocktails, qui s’additionne de plusieurs cocktails sans alcool, est une belle découverte. Notons le Spicy Pamela, qui utilise la vodka québécoise Cirka au chili, de la liqueur de mandarine, du Club Kombucha au pamplemousse et de l’aquafaba (à base d’eau de pois chiche, pour remplacer l’œuf). C’est frais, avec un petit côté épicé et amer, idéal pour contrer la canicule. Le Baklava Martini est onctueux et parfumé, avec son sirop de pistache et fleur d’oranger. Côté vin, un beau programme en importation privée axé sur les vins nature (et véganes) est à l’honneur.

Prix

Archway est assez abordable : les petits plats vont de 9 $ à 15 $ ; les plats principaux se détaillent de 18 $ à 25 $. Une assiette brunch coûte de 15 $ à 22 $.

Bon à savoir

Archway se veut un endroit le plus accessible possible où tous sont accueillis sans jugement. Un effort particulier est fait pour proposer des options sans gluten, mais aussi sans noix et sans soja.

Information

Ouvert tous les jours.

3683, rue Wellington, Montréal

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