Leadership

Unions libres

Chaque semaine, La Presse présente conseils, anecdotes et réflexions pour leaders, entrepreneurs et gestionnaires

L’INITIATIVE

Bénévolat de compétences

Inspiré par Go-C.A. du Conseil des arts de Montréal, Culture Montérégie a mis sur pied Connexion CA. L’initiative regroupe des OBNL des secteurs de la culture et de l’économie sociale qui cherchent à attirer des gens d’affaires aux compétences diverses dans leurs conseils d’administration et comités consultatifs. Les gens d’affaires impliqués peuvent ainsi donner quelques heures par mois de leur temps bénévolement. Lancé officiellement au début de novembre, Connexion CA a intéressé jusqu’ici Alstom Canada et Groupe Baillargeon-MSA, qui ont eux-mêmes motivé des employés à rencontrer les organismes lors de soirées speed-dating. « Il n’y a pas de mariage forcé, indique Nancy Bélanger, directrice générale de Culture Montérégie. Mais on aime aller aux noces ! C’est un beau programme, car l’entreprise participante montre qu’elle croit aux compétences de ses employés. Les jeunes veulent avoir différentes cordes à leur arc. C’est une expérience humaine et professionnelle. C’est une belle occasion de faire preuve de leadership à un moment où les besoins de gouvernance sont pressants. »

LE CHIFFRE

48 %

C’est la proportion d’employés au Canada qui affirment que leur gestionnaire leur permet d’établir leur horaire de travail, selon une étude de la firme Robert Half. Néanmoins, un pourcentage important de ces répondants disent devoir travailler beaucoup, participer à des réunions souvent inutiles et se sentir obligés de répondre à des messages de supérieurs en dehors des heures de travail. « Bien que les entreprises offrent une plus grande flexibilité pour favoriser le bien-être des employés, les gestionnaires n’ont pas toujours une vue d’ensemble de la charge de travail de leur équipe, dit David King, président principal du district canadien de Robert Half, dans un communiqué. Un employé qui a une longue liste de choses à faire peut se sentir obligé de travailler sans arrêt, et c’est pourquoi les entreprises doivent faire preuve de diligence raisonnable avant d’instaurer des horaires flexibles. »

LA CITATION

« Le rôle politique d’une infirmière, on ne le connaît pas beaucoup, mais c’est quelque chose qu’on développe beaucoup. Il faut souvent être en mesure de négocier avec des partenaires pour [offrir] les meilleurs services. Il y a tout un aspect de gestion et d’incidence politique à la profession, que je compte utiliser aujourd’hui. »

— Gracia Kasoki Katahwa, nouvelle mairesse de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, à Montréal, et infirmière

LE GESTE

Études payées

Il y a eu Walmart, Starbucks, Target, Disney, Taco Bell et maintenant Macy’s. La chaîne de magasins américaine a annoncé qu’elle paierait les études de ses employés à tous les niveaux de scolarité. En plus, le salaire minimum passera à 15 $ US l’heure. De telles mesures sont mises de l’avant pour contrer la pénurie de main-d’œuvre dans un pays où on compte 10 millions de postes vacants. Macy’s estime que cette mesure lui coûtera 35 millions US pour les quatre prochaines années.

(Source : Forbes)

LE TRUC

À volonté !

Plus près de chez nous, l’agence de publicité Antilope offre à ses employés des arrêts de maladie à volonté. La direction juge prioritaire de leur faire confiance, d’une part, et de ne pas les mettre à bout de souffle, d’autre part. « Si le salarié se sent submergé mentalement ou physiquement, il s’arrête un jour pour récupérer son énergie et prévenir un arrêt plus grave, comme un épuisement, dit le président Charles Davignon, dans un communiqué. Il sera plus efficace à son retour. Chez Antilope, aucun horaire n’est contrôlé : chacun est responsable de gérer sa semaine pour tout accomplir. Résultat ? Les moments de fausse productivité ont été éliminés et chacun peut travailler dans ses moments de productivité maximale. Je n’ai jamais vu de retard dans notre travail ou d’abus. »

LA SOLUTION

Pas après le travail !

Fini les textos, courriels et appels après 17 h ! Le Parlement portugais a voté une loi interdisant aux dirigeants de contacter leurs employés en dehors des heures de travail, sous peine d’amende ! Un tel geste s’inscrit dans un courant de droit à la déconnexion et à un équilibre travail-vie privée, alors que le télétravail devient la norme et brouille le temps où les employés ferment leur ordinateur. « Une frontière est nécessaire entre le temps où l’autorité de l’employeur prévaut et celui de l’autonomie du salarié prévaut, souligne Ana Catarina Mendes, leader parlementaire du Parti socialiste portugais. Une frontière où l’employé est une ressource pour celui qui lui paie un salaire et où l’employé est le maître de sa vie. »

(Source : The Guardian)

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.