Allemagne

- 31,5 %

Le nombre de demandes d’asile en Allemagne a baissé de 31,5 % en 2020 par rapport à 2019. Cette diminution s’explique notamment par la pandémie, qui a provoqué une chute des voyages internationaux, et la fermeture de frontières, mais aussi par le durcissement des politiques migratoires du pays, selon le ministre allemand de l’Intérieur, Horst Seehofer, un conservateur favorable à un plus strict contrôle des frontières. (AFP)

Pétrolier sud-coréen saisi par l’Iran

Rencontre sur fond de tensions entre Séoul et Téhéran

Le vice-ministre des Affaires étrangères de la Corée du Sud, Choi Jong-kun, a rencontré dimanche son homologue iranien à Téhéran sur fond de tensions autour de la saisie d’un pétrolier sud-coréen par la République islamique dans le Golfe. Choi Jong-kun « a rencontré […] le vice-ministre des Affaires étrangères iranien Abbas Araghchi », rapporte l’agence officielle iranienne Irna sans plus de précisions. La visite de M. Choi, qui doit durer trois jours, a lieu après que les forces armées iraniennes ont saisi le 4 janvier le Hankuk Chemi, navire-citerne battant pavillon sud-coréen que Téhéran accuse de pollution maritime. Séoul a exigé la libération rapide du pétrolier et de ses 20 membres d’équipage de nationalités sud-coréenne, indonésienne, vietnamienne et birmane. L’arraisonnement du pétrolier est survenu au moment où Téhéran presse les Sud-Coréens de débloquer des sommes de plusieurs milliards d’euros gelées en raison des sanctions américaines alors que la République islamique dit peiner à acheter des vaccins contre la COVID-19 ainsi que des médicaments ou des équipements médicaux à l’étranger.

— Agence France-Presse

élection présidentielle au Kirghizstan

Le populiste Sadyr Japarov remporte largement la victoire

Le populiste Sadyr Japarov a promis d’éradiquer la corruption au Kirghizstan après avoir largement remporté dimanche l’élection présidentielle, porté d’une cellule de prison jusqu’au sommet du pouvoir par une crise politique. Selon les résultats préliminaires de la commission électorale, M. Japarov a remporté près de 80 % des voix à l’issue d’un comptage automatique. Les Kirghiz ont également voté dimanche sur des amendements constitutionnels destinés à modifier le régime politique de leur pays et plus de 80 % des électeurs se sont exprimés en faveur d’une primauté donnée à la présidence par rapport au Parlement. Cette révision de la Constitution donnera de larges prérogatives au nouveau président. Elle mettra fin, une fois entrée en vigueur, au système politique mixte pour lequel le Kirghizstan a opté en 2010 après que deux présidents successifs jugés trop autoritaires ont été chassés du pouvoir par des manifestations. Sadyr Japarov, 52 ans, purgeait une peine de prison pour prise d’otages lorsqu’il a été libéré par ses partisans en octobre, au moment de la dernière crise qui a ébranlé ce pays d’Asie centrale à l’histoire politique tumultueuse. — Agence France-Presse

vaccination CONTRE LA COVID-19

Le président tchèque demande l’aide d’Israël

Le président tchèque a annoncé dimanche avoir demandé à Israël de partager son savoir-faire en matière de vaccination contre le coronavirus, son pays ayant actuellement l’un des taux de contamination les plus élevés du monde. Son appel a été lancé tandis que des milliers de personnes ont manifesté dans le centre de Prague pour protester contre la campagne de vaccination en cours et les restrictions gouvernementales strictes visant à endiguer les contaminations par la COVID-19. Dans un entretien avec le journal Blesk, le président Miloš Zeman a déclaré avoir récemment demandé à son homologue israélien Reuben Rivlin de « l’aider à organiser la campagne de vaccination, car Israël est absolument parfait pour cela ». Israël a déjà vacciné près d’un million et demi de personnes, un rythme que le premier ministre Benyamin Nétanyahou assure être le plus rapide du monde, avec la perspective que tous les Israéliens de plus de 16 ans puissent recevoir le vaccin d’ici à mars. La République tchèque a commencé la vaccination contre la COVID-19 juste après Noël, avec comme premier vacciné le premier ministre milliardaire populiste Andrej Babis. — Agence France-Presse

Pakistan

L’électricité rétablie après une gigantesque panne

L’électricité a été rétablie dimanche au Pakistan, plongé dans le noir toute la nuit précédente après une gigantesque coupure de courant, selon des responsables gouvernementaux. La panne a touché toutes les grandes villes, dont la capitale Islamabad, la grande métropole économique Karachi et la deuxième agglomération en importance, Lahore. Les coupures d’électricité sont fréquentes au Pakistan, qui fait face depuis des années à une crise énergétique chronique et dont le système de distribution est complexe et vétuste. Nombre de ses quelque 210 millions d’habitants restent privés de courant pendant de longues heures chaque jour et le phénomène s’aggrave pendant les fortes chaleurs de l’été. Cette panne a été causée par un « dysfonctionnement technique », survenu samedi à 23 h 41 (heure locale) dans le sud du pays et qui a déclenché une réaction en chaîne touchant de nombreuses centrales électriques, a expliqué le ministre de l’Énergie Omar Ayub Khan au cours d’une conférence de presse.

— Agence France-Presse

ORIGINES DE LA COVID-19

Un an après, la piste se brouille

D’abord la panique en Chine, puis l’opacité du système communiste, enfin les accusations de Donald Trump : un an après la mort de la première victime de la COVID-19, la politisation de l’épidémie éloigne les chances de connaître un jour l’origine du virus.

Le 11 janvier 2020, Pékin annonçait la mort de la première victime connue du nouveau coronavirus, un homme de 61 ans qui faisait régulièrement ses courses dans un marché de Wuhan, ville de 11 millions d’habitants du centre de la Chine.

La mort de cet homme, dont le nom même reste inconnu, sera suivie par près de 1,9 million d’autres à la surface du globe en l’espace d’un an.

S’il est clair que l’épidémie s’est manifestée pour la première fois fin 2019 dans le vaste marché Huanan de Wuhan, où étaient vendus des animaux sauvages vivants, l’origine du nouveau coronavirus ne s’y situe pas pour autant nécessairement.

Tout simplement parce qu’il faut beaucoup de temps à un virus pour muter au point de devenir hautement contagieux, souligne l’épidémiologiste Daniel Lucey, de l’Université Georgetown à Washington.

L’OMS en chine jeudi

Les autorités chinoises, soucieuses de se dédouaner de toute responsabilité dans l’apparition du virus, tentent d’accréditer sans preuve une théorie selon laquelle l’épidémie aurait été introduite en Chine depuis l’étranger.

Dès janvier 2020, les chercheurs chinois eux-mêmes désignent le marché Huanan comme l’origine de l’épidémie, en dépit d’études antérieures révélant que certains des tout premiers patients n’avaient pas de lien avec ce site.

En mars, le récit des autorités commence à changer : le patron des services anti-épidémiologiques chinois, Gao Fu, explique que le marché n’est pas la source, mais « la victime » du virus. L’endroit où l’épidémie n’aurait fait que s’amplifier.

Mais Pékin n’a depuis fourni aucune autre explication plausible sur l’apparition du virus, ne livrant que peu d’informations sur les échantillons prélevés à Wuhan.

Quant aux experts étrangers, ils sont maintenus à bonne distance : une équipe de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui aurait dû arriver en Chine la semaine dernière, a été bloquée au dernier moment, Pékin disant « négocier » encore avec l’OMS sur le déroulement de la mission. Elle entamera finalement sa mission ce jeudi, a annoncé lundi le ministère chinois de la Santé.

« Après discussions, l’équipe d’experts de l’OMS […] se rendra en Chine à partir du 14 janvier pour des inspections. Ils mèneront des recherches conjointes avec des scientifiques chinois sur les origines de la COVID-19 », a indiqué dans un bref communiqué le ministère de la Santé.

Prévenir

Découvrir l’origine du virus est pourtant crucial pour prévenir la réapparition d’une épidémie. Cela permettrait d’orienter les mesures de prévention vers telles ou telles espèces animales, interdire leur chasse ou leur élevage et éviter les interactions avec l’homme.

Politiquement, le régime du président Xi Jinping ne tient pas à s’étendre sur les premières semaines de l’épidémie, après avoir été critiqué à l’époque pour avoir tenté d’étouffer les alertes de médecins dès décembre 2019.

Les savants estiment que le virus provient de la chauve-souris, mais ignorent toujours quel autre animal aurait pu servir d’intermédiaire pour le transmettre à l’homme.

Mais la question de l’espèce est secondaire, selon des experts : il faut mettre fin aux mélanges d’espèces dans les marchés et arrêter le commerce d’animaux sauvages destinés à l’alimentation.

— Agence France-Presse

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