Australie

50,7 °C

Le mercure a atteint jeudi 50,7 °C à Onslow, ville côtière d’Australie-Occidentale, un record pour la région et la température la plus élevée enregistrée au pays depuis 1960. Le Conseil australien pour le climat a affirmé que ce record s’inscrivait dans une tendance à long terme du réchauffement climatique induit par la combustion du charbon, du pétrole et du gaz. (AFP)

Allemagne

Un ex-officier syrien condamné dans un procès « historique »

Un ancien colonel syrien a été condamné jeudi par la justice allemande à la prison à vie pour crimes contre l’humanité, un verdict « historique » et un « signal » important pour les victimes qui ont témoigné dans le premier procès au monde sur des exactions du régime de Bachar al-Assad. Anwar Raslan, 58 ans, un ex-officier des services de renseignement syriens, a été jugé coupable du meurtre de 27 prisonniers et de la torture d’au moins 4000 autres, en 2011 et 2012, dans la prison Al-Khatib de Damas. Au fil d’un procès-fleuve entamé en avril 2020, la Haute Cour régionale de Coblence a largement exposé les exactions commises dans ce centre de sinistre réputation, dit aussi « branche 251 ». La Cour avait déjà prononcé une première condamnation, en février 2021, d’un autre membre du renseignement syrien, d’un grade subalterne. Près de 11 ans après le début du soulèvement populaire en Syrie, le procès, très suivi par l’importante communauté syrienne en exil, était le premier à porter sur l’examen des crimes imputés au régime d’Assad.

— Agence France-Presse

Royaume-Uni

Le prince Andrew déchu de ses titres militaires

Le prince Andrew a été déchu jeudi de ses titres militaires et parrainages d’associations, au lendemain du refus de la justice américaine de classer au civil la plainte qui accuse le fils de la reine Élisabeth II d’agressions sexuelles sur une mineure. « Avec l’accord et l’approbation de la reine, les affiliations militaires et parrainages royaux du duc d’York ont été rendus à la reine. Le duc d’York continuera à ne pas assumer de fonctions publiques et se défend dans cette affaire comme citoyen privé », a indiqué le palais de Buckingham dans un communiqué, laissant ainsi entendre que la reine ne financerait pas ses frais d’avocats. Le prince Andrew, 61 ans, est poursuivi au civil à New York par l’Américaine Virginia Giuffre, 38 ans, qui l’accuse d’avoir eu avec elle des relations sexuelles quand elle avait 17 ans. Elle aurait été livrée au prince par le pédophile Jeffrey Epstein, ami du duc d’York. Le prince a vigoureusement nié les accusations.

— Agence France-Presse

Vaccins périmés

Des pays défavorisés refusent près de 100 millions de doses

Des pays en développement ont refusé le mois dernier de recevoir quelque 100 millions de doses de vaccin contre la COVID-19, car leur date de péremption était proche, ont indiqué les Nations unies jeudi. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a accusé à de multiples reprises les pays riches d’accaparer des vaccins et de ne donner aux pays plus pauvres que des vaccins à courte durée de conservation. Une « honte morale », pour l’OMS. À la fin de décembre, le Nigeria a ainsi incinéré plus d’un million de doses de vaccin AstraZeneca données il y a quelques mois par des pays développés, trop près de la date de péremption. Selon le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), les pays défavorisés refusent désormais de recevoir des doses dont la date de péremption est trop proche. La directrice de la Division des approvisionnements de l’UNICEF, Etleva Kadilli, a expliqué que ces pays avaient besoin de doses qui puissent être conservées assez longtemps afin de pouvoir mieux planifier les campagnes de vaccination et de pouvoir vacciner « les populations qui vivent dans des zones difficiles à atteindre et dans des contextes fragiles ».

— Agence France-Presse

Mine de Turow

Ultime avertissement de l’UE à Varsovie pour payer son astreinte

L’UE a annoncé jeudi avoir envoyé au début de janvier un ultime avertissement à la Pologne pour lui demander de payer sous quinze jours une partie de l’astreinte journalière infligée par la justice européenne pour son refus de fermer la mine géante de Turow. La Cour de justice de l’UE avait ordonné en mai 2021, dans une décision rendue en urgence, la cessation « immédiate » de l’exploitation de cette mine de lignite près de la frontière tchèque, en raison d’effets nocifs pour l’environnement. Cette décision a été suivie le 20 septembre par la condamnation de Varsovie à une astreinte de 500 000 euros (plus de 715 000 $ CAN) par jour jusqu’à l’arrêt de la mine. Faute de fermeture du site, la Commission européenne avait envoyé le 10 novembre une première injonction de paiement à Varsovie, réclamant le versement sous 45 jours des astreintes journalières. « Le paiement n’a pas été effectué durant ce délai. C’est pourquoi la Commission a envoyé une lettre de rappel […] le 3 janvier », a indiqué jeudi un porte-parole de l’exécutif européen. Les autorités polonaises ont indiqué qu’elles refusaient de payer les astreintes, fustigeant une « sanction illégale » et jugeant Turow indispensable à la sécurité énergétique du pays.

— Agence France-Presse

Naufrage du Costa Concordia

Dix ans plus tard, les survivants toujours hantés

Umberto Trotti a entendu les cris terrifiés de sa femme et de ses enfants et s’est jeté du Costa Concordia sur un canot de sauvetage à plusieurs mètres en contrebas pour les rejoindre. « C’était mon instinct, ma famille avait besoin de moi », a-t-il raconté en amont du 10e anniversaire de la catastrophe. L’imposant navire de croisière de luxe avait échoué de nuit devant l’île du Giglio, au large de la Toscane, au milieu des eaux glacées, le 13 janvier 2012. Le bilan final allait atteindre 32 morts. Le Concordia, qui transportait 4229 personnes venant de quelque 70 pays, s’est échoué alors que de nombreux passagers dînaient. Le commandant du navire, Francesco Schettino, condamné par la suite à 16 ans de prison, a tardé à faire sonner l’alarme et fut en outre l’un des premiers à quitter le navire. Les gens ont paniqué lorsque l’électricité a été coupée, plongeant le bateau dans l’obscurité. L’évacuation a commencé plus d’une heure après la collision, alors que tous les canots de sauvetage situés sur un côté du navire étaient inutilisables.

— Agence France-Presse

Gestion de la pandémie

Les enseignants font la grève en France

Paris — Une grande partie des enseignants de France, exaspérés par la gestion gouvernementale de l’épidémie de COVID-19 à l’école, ont fait la grève jeudi, un mouvement qui pourrait fragiliser le président Emmanuel Macron à trois mois de l’élection présidentielle.

L’ensemble des syndicats de l’Éducation nationale, des professeurs aux inspecteurs et chefs d’établissement, qui avaient appelé à cette mobilisation, dénoncent « une pagaille indescriptible » dans les établissements scolaires en raison de la cinquième vague épidémique et des protocoles sanitaires qu’elle implique.

Le mouvement a été soutenu dans la rue par quelque 136 manifestations qui ont rassemblé près de 78 000 personnes en France, dont 8200 à Paris, selon le ministère de l’Intérieur.

À Paris, les syndicats ont été reçus en fin d’après-midi, à leur demande, par le premier ministre Jean Castex, en présence du ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer. Son collègue de la Santé Olivier Véran, tout juste déclaré positif à la COVID-19, était connecté en visioconférence.

« Ce n’est pas un rendez-vous symbolique que l’on demande, mais le début d’une véritable négociation pour des réponses rapides et concrètes sur le volet sanitaire, avec des remplaçants en plus, mais aussi la revalorisation des salaires », a prévenu le secrétaire général de la fédération du syndicat Force ouvrière pour l’enseignement, Clément Poullet.

Colère et incertitude politique

M. Blanquer a provoqué la colère en annonçant seulement à la veille de la rentrée scolaire et via la presse le protocole sanitaire. Puis en affirmant qu’on ne faisait « pas la grève contre un virus ».

Le mouvement tombe mal pour le président Macron, quasi-candidat et toujours favori des sondages, à trois mois du premier tour de la présidentielle.

« Jusqu’à maintenant, les Français considéraient que le gouvernement et le président Macron avaient géré correctement la crise », mais si la grève est massive avec d’importantes perturbations, « cet équilibre risque de se rompre », a indiqué à l’AFP le politologue Brice Teinturier.

Les candidats à la présidentielle des partis d’opposition s’en sont donné à cœur joie ces derniers jours pour dénoncer le « chaos généralisé dans l’école », ou réclamer la démission de M. Blanquer.

— Agence France-Presse

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